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Rêpoutnoub

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Rêpoutnoub
Image illustrative de l’article Rêpoutnoub
Fragment de statue provenant du temple funéraire de la pyramide de Niuserre, portant le nom de la reine Reputnebu ; Musée égyptien de Berlin
Transcription Rpwt-Nbw
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Conjoint Niouserrê
Enfant(s) ♀ Khâmerernebti
♀ Répoutnebty (?)
♂ Khentykaouhor (?)
Sépulture
Type Pyramide à faces lisses
Emplacement Abousir
Date de découverte 1983
Découvreur Miroslav Verner
Objets Sarcophage en granite rose d'Assouan

La reine Rêpoutnoub est l'épouse du roi Niouserrê de la Ve dynastie[1].

Attestations

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La reine est attestée par un fragment du siège d'une statuette d'albâtre, découvert dans le temple de la vallée du complexe pyramidal de Niouserrê[2]. Lui est également attribuée une statuette d'albâtre de reine anonyme, dont deux fragments ont été découverts dans le mastaba du vizir Ptahchepsès, épouse de la fille royale Khâmerernebty[2].

Les titres de la reine attestés sur ces fragments sont les suivants[2],[3] :

  • sur le fragment du temple de la vallée :
    • « Épouse du Roi, son aimée » (ḥm.t-nsw.t-mr.t=f),
    • « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty),
  • sur le premier fragment de la statue du tombeau de Ptahchepsès :
    • « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
    • « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t),
    • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
  • sur le second fragment de la statue du tombeau de Ptahchepsès :
    • « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw),
    • « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw).

Généalogie

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La reine est reconnue par l'ensemble des chercheurs comme l'épouse du roi Niouserrê[2],[4],[5].

La découverte d'une statuette avec son nom inscrit dessus dans le mastaba de Ptahshepsès semble montrer que Rêpoutnoub était la mère de la princesse Khâmerernebty, épouse de Ptahshepsès[2],[4].

Une fille de roi nommée Répoutnebty, attestée sur un fragment de relief dans le complexe funraire de Khentkaous II (mère de Niouserrê, qui a terminé ce complexe pendant son règne), est donnée comme une fille de Niouserrê et Répoutnoub par Vivienne Gae Callender[6]. Elle pourrait également être la mère du prince Khentykaouhor.

Il est peu probable qu'elle soit la mère de l'un des successeur de Niouserrê, les rois Menkaouhor et Djedkarê Isési, du fait de l'absence du titre de « mère du roi »[2].

Le tombeau de Rêpoutnoub n'a pas encore été formellement identifié. L'hypothèse la plus probable est la seule pyramide de reine construite par Niouserrê : pyramide numéro 24 de Lepsius, fortement endommagée, située dans la partie sud de la nécropole royale d'Abousir et fouillée par une équipe d'égyptologues tchèques. La structure présente une base de 31,1 m et une hauteur initiale de 24,72 m, mais ne s'élève aujourd'hui qu'à 5 m[7]. Les vestiges d'une petite pyramide de culte et du temple funéraire sont encore visibles sur le côté est[8]. Les appartements funéraires de la pyramide comprennent un passage descendant du côté nord et une chambre funéraire centrale. Dans cette chambre, parmi des restes d'objets funéraires, a été découverte la momie d'une jeune femme d'environ 21 à 23 ans, probablement la première occupante du tombeau[9]. Cependant, en raison de l'absence d'inscriptions, il est impossible de déterminer avec certitude s'il s'agit bien de Rêpoutnoub[8].

Notes et références

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  1. ↑ Baud 2005, p. 485-486.
  2. 1 2 3 4 5 6 Baud 2005, p. 485.
  3. ↑ Callender 2011, p. 183.
  4. 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 62-69.
  5. ↑ Grajetzki 2005.
  6. ↑ Callender 2011, p. 133.
  7. ↑ Verner 2020, p. 258.
  8. 1 2 Verner 2020, p. 259.
  9. ↑ Strouhal, Černý et Vyhnánek 2000, p. 543–550.

Bibliographie

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  • (en) Ludwig Borchardt, Excavations of the German Oriental Society near Abusir, Records of the past, vol. 3,  ;
  • (en) Eugen Strouhal, Viktor Černý et Luboš Vyhnánek, « An X-ray examination of the mummy found in pyramid Lepsius no. XXIV at Abusir », dans Miroslav Bárta, Jaromír Krejčí (dir.), Abusir and Saqqara in the Year 2000, Prague, Academy of Sciences of the Czech Republic – Oriental Institute, , 543–550 p. (ISBN 80-85425-39-4, lire en ligne) ;
  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
  • (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, [détail des éditions] ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, Ancient Egyptian Queens : A Hieroglyphic Dictionary, Londres, Golden House Publications, , 121 p. (ISBN 978-0-9547218-9-3) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • (en) Miroslav Verner, The Pyramids : The Archaeology and History of Egypt’s Iconic Monuments, Le Caire, New York, The American University in Cairo Press, (1re éd. 1997 (tchèque), 2001 (anglais)), 464 p. (ISBN 978-9774169885) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, « Curious Names of some Old Kingdom Royal Women », The Journal of Egyptian Archaeology, no 97,‎ , p. 127–142 (lire en ligne).