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Saint-Ghislain

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Saint-Ghislain
Saint-Ghislain
L'hôtel de ville de Saint-Ghislain.
Blason de Saint-Ghislain
Héraldique
Image illustrative de l’article Saint-Ghislain
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Florence Monier (PS)
Majorité PS
Sièges
PS
Osons!
Mouvement Citoyen
Entité Active
27
15
8
2
2
Section Code postal
Saint-Ghislain
Baudour
Neufmaison
Sirault
Tertre
Hautrage
Villerot
7330
7331
7332
7332
7333
7334
7334
Code INS 53070
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Saint-Ghislainois(e)
Saint-Ghislénois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
23 969 (2026)
48,32 %
51,68 %
339,60 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,04 %
58,98 %
22,98 %
Étrangers 9,72 % ()
Taux de chômage 17,13 % (2022)
Revenu annuel moyen 19 162 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 26′ nord, 3° 49′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
70,59 km2 (2023)
68,55 %
10,32 %
21,12 %
Localisation
Localisation de Saint-Ghislain
Situation de la commune au sein de l'arrondissement de Mons et de la province de Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Saint-Ghislain
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Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Saint-Ghislain
Liens
Site officiel www.saint-ghislain.be

Saint-Ghislain ([sɛ̃gilɛ̃]) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, au nord de la région du Borinage.

La ville se situe géographiquement à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Mons et, approximativement, entre les villes françaises de Maubeuge et Valenciennes, près de Bavay.

Géographie

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Ville fortement industrielle, Saint-Ghislain présente une altitude variant de 18 m au sud-est, au niveau de l’A16, jusqu'à 99 m dans la forêt de Stambruges.

Elle est traversée par deux cours d'eau : la Haine au sud et le canal Nimy-Blaton-Péronnes au centre, d’ouest en est.

Saint-Ghislain est également desservie par les autoroutes A7 et A16 au sud, ainsi que par la route nationale N50 et les lignes ferroviaires 78 et 97, grâce à une gare localisée au sud de la ville.

Sections de commune

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#NomSuperf.
(km²)[2].
Habitants
(2025)[2].
Habitants
par km²
Code INS
1Saint-Ghislain4,214.18299353070A
2Baudour20,986.08129053070B
3Tertre8,614.98057853070C
4Villerot2,9783127953070D
5Hautrage12,053.10025753070E
6Sirault16,773.82422853070F
7Neufmaison4,9975815253070G

Géographie physique

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Saint-Ghislain se caractérise par un relief doux typique de la plaine hennuyère, marqué par une altitude oscillant entre 18 mètres au sud‑est, près de l’autoroute A16, et 99 mètres dans la forêt de Stambruges, ce qui constitue son point culminant[3].

La commune s’inscrit dans la vallée de la Haine, qui traverse son extrémité méridionale et constitue l’axe hydrographique principal. Un second élément structurant est le canal Nimy‑Blaton‑Péronnes, qui coupe le territoire d’ouest en est et joue un rôle majeur dans l’organisation du paysage, notamment en raison de l’héritage industriel de la région.

Le territoire communal présente une altitude moyenne d’environ 54 mètres, avec des variations locales selon les anciennes entités fusionnées : environ 25 à 32 mètres dans les secteurs de Hautrage‑État et Tertre, et jusqu’à 74 mètres à Neufmaison ou Sirault, où les ondulations du relief deviennent plus perceptibles[4],[3].

Située à la charnière entre le Borinage et la plaine de Mons, Saint‑Ghislain repose sur des formations géologiques liées aux bassins houillers hennuyers, ce qui explique la présence historique d’activités extractives et industrielles. Le paysage actuel combine ainsi zones urbanisées, espaces boisés, terrains agricoles et traces d’aménagements liés à l’exploitation du sous‑sol. Cette géographie physique, relativement homogène mais ponctuée de légères élévations, a favorisé l’implantation d’infrastructures de transport majeures, notamment les autoroutes A7 et A16, ainsi que plusieurs lignes ferroviaires.

Démographie

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Démographie: Avant la fusion des communes

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  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier

Haut Moyen Âge

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L’histoire de Saint-Ghislain commence vers 633, avec le moine Ghislain, au nom d'origine franque qui y fonde un monastère.

En 635, ce moine bâtit une église en l’honneur des saints Pierre et Paul. Il vit bientôt accourir autour de lui nombre de pieux cénobites.

Le , Ghislain meurt en son monastère.

Dagobert Ier, roi des Francs, fit des libéralités à la communauté naissante, qui devint une abbaye florissante de l’ordre de Saint-Benoît. Charlemagne, dit-on, à la demande d’Éléphas, son parent, abbé de ce monastère, fit construire une magnifique église que détruisirent les Normands au XIe siècle. Cette localité fut désignée alors sous le nom de Cella, jusqu’à ce que ce nom disparut pour être remplacé par celui de son saint fondateur. L’abbé de Saint-Ghislain était seigneur spirituel et temporel de la ville. Les armes de la cité étaient mi-parties de l’Empire et de France.

Au début du IXe siècle, l'agrandissement du monastère et la consécration d'une église furent les premiers faits marquants qui nous sont rapportés par les abbés soucieux de transmettre le souvenir des événements passés. En 881, l’abbaye subit l'incendie et le pillage des Normands.

Bas Moyen Âge

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Depuis 1286, le marché, établi à l'origine à Hornu est venu s'installer sur la Place de Saint-Ghislain ; on vit l'installation de foires, le commerce du drap et du cuir se développa et des marchands de houille s'y établirent.

Mais sa situation à proximité de la capitale du Hainaut et sa position sur la Haine conférèrent à la ville une importance stratégique qui lui valut la construction de fortifications en 1366 par Albert de Bavière. Saint-Ghislain devint ainsi une place forte importante qui eut toujours une garnison considérable[5].

En , la charte-loi de Saint-Ghislain et d’Hornu est renouvelée.

1420 : naissance du musicien Jean Ockeghem (ca 1420–1497) Le nom de Jean Ockeghem se lit dans pratiquement tous les dictionnaires et encyclopédies générales et occupe une large place dans tous les ouvrages consacrés à l'histoire de la musique. Jean Ockeghem fut l'un des compositeurs les plus brillants du XVe siècle. Il fut premier chapelain du roi de France, Charles VII, et, grâce à la générosité du souverain, trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours dès 1459. Il resta au service des successeurs de Charles VII : Louis XI (1461-1483) et Charles VIII (1483-1498). Jusqu'ici, on en était réduit à des hypothèses à propos de son lieu de naissance. On a longtemps cru qu'il était originaire de Termonde voire de Bavay. Une récente découverte de Monsieur Daniel Van Overstraeten démontre sans contestation possible que Jean Ockeghem est né à Saint-Ghislain.

Heureusement, à Saint-Ghislain même, qui eut pourtant beaucoup à souffrir des guerres, et ce jusqu'en plein XXe siècle, des documents remontant à l'ancien régime ont survécu et, parmi eux, une série de comptes de l'église paroissiale du lieu. Le dépouillement de ces derniers a conduit à une surprise de taille. Parmi les dépenses enregistrées en 1607-1608 par Noël Haneuze, receveur de l'église Saint-Martin de Saint-Ghislain, on relève en effet le paiement suivant :

« Aud[ict] curet seul pour son sallaire du memento fondé par ma[ist]re Jan Hocquegam, en son temps tresorier de l'église Saint Martin de Thour et natif de S[ainc]t Ghislain, lui at esté payet pour l'année de ce compte: VIII lb. »

Cette dépense se retrouve, dans des termes pratiquement identiques, dans tous les comptes postérieurs conservés. Elle figure également dans les comptes antérieurs (au nombre de quatre, étalés de 1549–1550 à 1579–1580) parvenus jusqu'à nous, mais sous une forme plus laconique ; il y est en effet simplement question du :

« ... memento dud. (ailleurs : fondet par) feu mons[ei gneu]r le tresorier de Thours". »

Le doute n'est pas possible: les nom et prénom du personnage, sa titulature exacte, tout indique qu'il s'agit bien de notre musicien, qui apparaît donc dans une série de comptes saint–ghislainois, dont le plus ancien qui soit conservé est postérieur d'un demi-siècle à sa mort.

Carte du siège de la forteresse de Saint-Ghislain en 1677.

Ainsi, Jean Ockeghem a vu le jour à Saint-Ghislain, au cœur du Hainaut. Il est donc bien « de (la) mesme nation » que Jean Lemaire de Belges: les indications découvertes dans la comptabilité saint–ghislainoise confirment le témoignage de ce poète et, qui mieux est, l'expliquent beaucoup plus naturellement que ne le font certains défenseurs des origines flamandes d'Ockeghem.

Natif de Saint-Ghislain, ce dernier n'oublia pas la petite localité hainuyère, et ce malgré un demi-siècle au moins passé en France. Vraisemblablement dans les dernières années de sa vie, il décida d'y fonder une messe anniversaire, à célébrer à sa mémoire dans l'église paroissiale par les soins du curé du lieu, assisté de deux autres prêtres et de cinq acolytes. La fondation prévoyait également l'achat de cire, la distribution de pains blancs aux pauvres et aux enfants de l'école, ainsi qu'une rétribution au profit du sacristain. Le tout était alimenté par les revenus de quelques biens localisés à Baudour.

Époque moderne

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L'église de Saint-Ghislain après le bombardement de 1944.

Saint-Ghislain eut à subir plusieurs sièges.

En 1581, c'est le siège des Huguenots qui se livrèrent au pillage.

En 1589, Saint-Ghislain qui était un secours de la paroisse d’Hornu devint alors une paroisse distincte et acquit son indépendance et accéda au rang de ville. En 1655 ce fut le siège de Turenne et La Ferté (Vauban y participe sans commander[6]). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le et la ville tombe le 25[7]. La prise de la ville est suivie de l'entrée de Louis XIV, alors âgé de dix-sept ans. L’année suivante, la ville est assiégée sans succès par les Espagnols[8], qui réussissent en 1657, sous la conduite de Don Juan d'Autriche, à la reprendre.

En 1677, le retour des Français avec le maréchal d'Humières qui s’en rendit maître (le siège est conduit par Vauban[9]).

En 1709, à la suite de la bataille de Malplaquet, le traité de Nimègue ayant rendu Saint-Ghislain à l'Espagne, le Hainaut tout entier retourna aux coalisés commandés par le duc de Marlborough. Chaque fois, l'abbaye subit pillage, dévastation, incendie et, chaque fois, elle puise dans ses ressources afin de reconstruire ou restaurer les bâtiments.

Les 1er et , la ville fut aux deux tiers détruite par des bombardements aériens des alliés.

Le tracé de la ville fut ensuite modifié, la Haine fut déviée et ne traverse plus le centre de la ville.

Le blason de Saint-Ghislain a été accordé par l'arrêté royal du 28 août 1840 et confirmé après la fusion des communes[10].
Blasonnement : Parti, à dextre d’or à une demi aigle éployée de sable, à senestre d’azur à trois fleurs de lys d’or, 2 et 1[11].
  • Délibération communale : 31 mars 1977
  • Arrêté royal : 19 mars 1979



Politique et administration

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Conseil et collège communal 2024-2030

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Collège communal
BourgmestreFlorence MonierPS
1er ÉchevinLuc DumontPS
2e ÉchevinJérèmy BricqPS
3e ÉchevinRudy BureauPS
4e ÉchevinePatty CantigneauPS
5e ÉchevinGuillaume SannaPS
Président du CPASJean-Christophe DessillyPS

Liste des bourgmestres depuis 1830

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural

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Événements

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L'Ascension
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La fête de l’Ascension de Saint-Ghislain, est un événement folklorique majeur dont la tradition la plus emblématique est l’envol d’un ballon à gaz, pratique attestée depuis 1889 et devenue un symbole identitaire de la cité. Chaque année, des milliers de visiteurs se rassemblent autour de cette célébration qui mêle rites populaires, animations urbaines et atmosphère foraine. Le moment central survient le jeudi de l’Ascension à 19 h 30, lorsque le ballon, gonflé à l’hélium, s’élève depuis la place de la gare sous les acclamations du public, après un cortège composé de géants, de personnages vénitiens, de Gilles et de fanfares. L’envol, dirigé par des aéronautes chevronnés, est perçu comme un instant solennel, presque silencieux, avant que la fête ne reprenne son cours[12],[13].

Autour de ce rituel se déploie une vaste programmation qui transforme la ville en un espace festif durant plusieurs jours. Les rues accueillent plus de soixante loges foraines, une foire aux artisans, une brocante, des concerts, des animations musicales, ainsi qu’un show laser et un feu d’artifice qui clôturent généralement les festivités. Les artisans venus de toute la Wallonie exposent leurs créations céramique, bijoux, peinture sur soie, produits fermiers tandis que les commerçants locaux organisent braderies et concours destinés à dynamiser la vie économique de la commune. Certaines éditions mettent également en avant les villes jumelées de Saint-Ghislain, notamment Aalen en Allemagne, dont un représentant prend parfois place dans la nacelle du ballon[12],[13].

Festival mondial de Folklore
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Le Festival mondial de Folklore de Saint‑Ghislain est un grand rassemblement culturel belge consacré aux traditions populaires du monde, organisé chaque année à la mi‑juin dans la ville de Saint‑Ghislain, en Wallonie. Créé en 1984, il est devenu l’un des événements folkloriques les plus importants de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, accueillant au fil des décennies des artistes issus de plus de 80 pays et attirant jusqu’à 12 000 spectateurs, dont près de 4 000 enfants[14].

Durant environ huit à neuf jours, le festival réunit danseurs, chanteurs et musiciens des cinq continents, qui se produisent principalement au Hall de Tertre. L’événement se distingue par la qualité artistique de ses ballets folkloriques, par la diversité des cultures représentées de l’Argentine à la Pologne, en passant par la Bolivie, l’Afrique du Sud ou la Thaïlande et par l’esprit de convivialité qu’il cultive[15]’.

L’une de ses particularités les plus marquantes est l’accueil des artistes par des familles locales, créant une véritable symbiose entre habitants et groupes invités. Le festival se veut porteur d’un message de paix, de tolérance et d’amitié, tout en offrant au public un voyage immersif à travers les traditions du monde. Ses programmations thématiques galas d’ouverture et de clôture, soirées « Kaléidoscope », « Polonia », « Bal des Nations » ou encore spectacles anniversaires rythment une semaine de découvertes culturelles et de rencontres internationales[14].

Aujourd’hui, le Festival mondial de Folklore de Saint‑Ghislain est considéré comme un rendez‑vous incontournable pour les amateurs de danses et musiques traditionnelles, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent explorer la richesse des cultures du monde dans une atmosphère chaleureuse et festive[16].

Parkrock Festival
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Sinsémilia au Parkrock Festival 2013.

Le Parkrock Festival de Saint‑Ghislain est un événement musical annuel se tenant dans le parc communal de Baudour, un vaste espace arboré de la commune de Saint‑Ghislain, en Wallonie. Né comme un projet socioculturel imaginé par les jeunes de l’entité, il s’est progressivement imposé comme un rendez‑vous majeur pour les amateurs de rock de la région Mons‑Borinage. Le festival, organisé avec le soutien de la Ville de Saint‑Ghislain et d’associations locales, se distingue par son ancrage communautaire : il est pensé par et pour les jeunes, tout en conservant une dimension familiale affirmée[17].

Au fil des années, le Parkrock a connu une croissance notable, dépassant les 3 000 visiteurs lors de certaines éditions récentes. Cette popularité croissante a conduit les organisateurs à étendre progressivement la durée du festival, passant de deux à trois jours, notamment pour accueillir des têtes d’affiche plus ambitieuses ou des groupes hommage nécessitant des installations techniques spécifiques. Cette évolution témoigne de la volonté de renforcer le rayonnement culturel de Saint‑Ghislain et de pérenniser un événement devenu emblématique de la vie locale[18].

La programmation du Parkrock se caractérise par un mélange d’influences rock allant du punk au métal, en passant par le blues ou le ska. Certaines journées sont traditionnellement consacrées aux groupes tribute, proposant des reprises de formations majeures comme Pink Floyd, Led Zeppelin, Rammstein, System of a Down ou Korn. D’autres mettent en avant des artistes confirmés ou émergents, qu’ils soient belges, français ou internationaux. Des groupes tels qu’Elmer Food Beat, No One Is Innocent, The Subways ou encore des formations locales issues de concours régionaux ont déjà figuré à l’affiche, illustrant la diversité et l’éclectisme du festival[19],[20].

Au‑delà des concerts, le festival propose diverses animations et services destinés à enrichir l’expérience des festivaliers : espaces de jeux, stands de commerçants, zones de restauration variées, activités ludiques ou participatives, et parfois même des prestations atypiques comme des démonstrations d’air guitar ou des stands de massage. Cette dimension conviviale contribue à l’identité du Parkrock, qui se veut autant un lieu de rencontre qu’un événement musical[18],[21].

Installé dans un cadre naturel remarquable, le parc de Baudour offre une atmosphère singulière où la scène principale s’intègre dans une clairière entourée d’arbres centenaires. Cette configuration confère au festival une ambiance à la fois intimiste et festive, renforcée par la proximité des stands, des zones de détente et des espaces de circulation. L’accès est facilité par une politique tarifaire inclusive : réductions pour les jeunes, gratuité pour les moins de 12 ans accompagnés, tarifs préférentiels pour les habitants de l’entité ou les détenteurs de certaines cartes partenaires[17].

Rencontres interceltiques
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Les rencontres interceltiques de Saint-Ghislain sont organisées dans la région hennuyère. Cet évènement est consacré aux musiques et danses traditionnelles celtes, au son des cornemuses, le temps d'un week-end. Un marché permet de découvrir différentes spécialités celtes[22].

Festival ECHO
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L'ensemble de polyphonies basques OTXOTE LURRA au Festival ECHO 2013.

En 1997, la Ville de Saint-Ghislain célébrait le 500e anniversaire de la mort de Jean Ockeghem. Auteur de plusieurs dizaines d'œuvres religieuses et profanes, il mit en valeur la polyphonie. Depuis 2002, la Ville de Saint-Ghislain organise chaque année un événement musical centré sur les multiples facettes de la voix humaine : le Festival ECHO.

Pendant 3 jours, Saint-Ghislain organise des concerts variés, s'adressent à tous.

La 18e a eu lieu en fin d'année 2019 à l’église Saint-Martin de Saint-Ghislain et l’église Saint-Géry de Baudour. Une quarantaine d'artistes ont repris des grands classiques du gospel américain et africain, en passant par du jazz, du funk ou encore des rythmes d'influences afro-caribéennes[23].

Enseignement

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L’économie de Saint‑Ghislain se caractérise par un tissu industriel ancien et dense, structuré autour de pôles chimiques, logistiques et manufacturiers, complété par un secteur tertiaire local en croissance. Ville historiquement industrielle du Borinage, elle présente encore aujourd’hui un profil marqué par la présence de zones d’activités spécialisées, notamment l’éco‑zoning de Tertre‑Hautrage‑Villerot, classé SEVESO et dédié depuis plus de vingt ans aux industries chimiques. Ce site fait l’objet, depuis 2010, d’un programme d’écologie industrielle visant à renforcer la compétitivité tout en réduisant les risques environnementaux, avec des études financées par la Wallonie portant sur les synergies énergétiques, la gestion de l’eau, l’optimisation ferroviaire et la sécurité routière[24].

La commune bénéficie d’une situation stratégique dans l’arrondissement de Mons, à proximité des autoroutes A7 et A16, du canal Nimy‑Blaton‑Péronnes et de plusieurs lignes ferroviaires, ce qui favorise les activités logistiques et le transport de marchandises. Cette accessibilité soutient également le commerce local et les petites entreprises, dont le développement est identifié comme un objectif prioritaire dans les orientations stratégiques communales, notamment via la valorisation des produits régionaux et l’économie circulaire[25].

Sur le plan socio‑économique, Saint‑Ghislain compte 23 756 habitants (2025) et affiche un taux de chômage de 17,13 % (2022), supérieur à la moyenne wallonne, ce qui reflète la transition progressive d’une économie industrielle traditionnelle vers des activités plus diversifiées. Le revenu annuel moyen s’élève à 19 162 €/habitant (2021), un niveau également indicatif des défis socio‑économiques locaux. La structure démographique, marquée par un âge moyen de 44,1 ans et une densité de 336,6 hab./km², influence la demande en services, en mobilité et en infrastructures économiques WALSTATWALSTAT. WalStat - Détail de l'entité SAINT-GHISLAIN (Commune)[26].

L’économie locale est également soutenue par des politiques publiques visant à optimiser la fiscalité, encourager l’implantation de nouvelles activités, moderniser les infrastructures et aménager de nouvelles zones d’activités, comme le projet de développement du « Terril 33 » en zone économique mixte. Ces orientations s’inscrivent dans une stratégie de long terme visant à renforcer l’attractivité économique de la ville tout en intégrant des critères environnementaux et sociaux dans les marchés publics et les projets d’aménagement[25].

Le réseau de bus TEC complète l’offre ferroviaire. De nombreuses lignes desservent l’entité, notamment les lignes 1, 4, 7, 10, 11, 12, 13, 14, 28, 30, 78 et 100, reliant Saint‑Ghislain à Mons, Wasmes, Quiévrain, Herchies, Hornu, Boussu, Wasmuel, Quevaucamps, Roisin, Angre, Péruwelz ou encore Ath. Ces lignes sont adaptées aux besoins des étudiants et travailleurs, et assurent les correspondances avec la gare[27].

Le réseau ferroviaire actuel de Saint‑Ghislain repose sur deux lignes principales exploitées et entretenues par Infrabel, qui constituent les axes structurants du trafic voyageurs et fret dans l’ouest du Hainaut. La ligne 97, reliant Mons à Quiévrain, traverse Saint‑Ghislain et assure la continuité vers la frontière française. Elle fait l’objet d’un entretien régulier, notamment entre Saint‑Ghislain et Quiévrain, où Infrabel procède à des travaux de maintenance des voies et de la végétation afin de garantir la sécurité et la fluidité du trafic. Ces interventions, réalisées sur l’infrastructure existante, confirment le caractère actif et opérationnel de cette ligne dans le réseau actuel[28].

La ligne 78, qui relie Saint‑Ghislain à Tournai, constitue le second axe majeur. Elle est également maintenue en exploitation continue, comme l’attestent les opérations d’entretien des caténaires menées entre Saint‑Ghislain et Tournai. Ces travaux, effectués de nuit pour limiter l’impact sur les circulations, témoignent du rôle essentiel de cette ligne dans les liaisons transversales du Hainaut et dans la connectivité régionale vers Tournai et la frontière franco‑belge[28]. L’existence simultanée de ces deux lignes est confirmée par les cartes officielles du réseau publiées par Infrabel, qui situent Saint‑Ghislain comme gare de bifurcation entre les axes 97 et 78, intégrée au réseau national et connectée aux infrastructures principales du pays Infrabel[29]. L’ensemble de ces éléments montre que Saint‑Ghislain demeure un point nodal du réseau ferroviaire belge, où convergent deux lignes actives assurant à la fois des services voyageurs réguliers et des capacités pour le trafic ferroviaire.

Sports et vie associative

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Le paysage sportif de Saint‑Ghislain se caractérise par une grande diversité de clubs structurés autour d’infrastructures communales étendues et d’une régie autonome, Saint‑Ghislain Sports, qui coordonne une partie de la vie sportive locale. L’ensemble forme un tissu associatif dense où coexistent sports populaires, disciplines individuelles, pratiques de plein air et initiatives de formation[30],[31].

Les clubs les plus visibles gravitent autour du pôle sportif du quartier du Moulin, où se trouvent le Stade Saint‑Lô, l’Olympic Saint‑Ghislain Athlétisme et l’Union Saint‑Ghislain Tertre‑Hautrage, club de football actif dans les compétitions régionales. Ces structures utilisent les installations du stade, ouvert en continu et doté d’un terrain polyvalent, ce qui en fait un centre névralgique pour les sports d’équipe et l’athlétisme[32].

Dans les villages de l’entité, plusieurs clubs spécialisés complètent l’offre. À Baudour, le Tennis Club Baudourois occupe les abords du parc communal, tandis que l’ASC Baudour Football Club anime la pratique du football local. À Sirault, on retrouve notamment un Judo Club et le Moto Club Cadre Blanc, témoignant de la variété des disciplines représentées. À Hautrage, le Cani‑Club du Mont‑Jacquot illustre la présence de clubs centrés sur des pratiques plus spécifiques. Ces associations sont répertoriées dans les annuaires locaux et dans le Guide de la vie associative édité par la Ville, qui souligne leur rôle dans la cohésion sociale et la vitalité communautaire[33].

La régie Saint‑Ghislain Sports joue un rôle structurant : elle organise des événements fédérateurs (journées découvertes, Family Bike), propose des cycles d’initiation comme Je Cours Pour Ma Forme et collabore étroitement avec les clubs partenaires pour promouvoir leurs activités. Cette coordination contribue à la visibilité des clubs et à la mise en réseau des bénévoles et animateurs[31].

Enfin, la présence de salles omnisports, de complexes locaux intégrés et de terrains répartis dans chaque village permet aux clubs de disposer d’espaces adaptés à leurs besoins, favorisant la pratique régulière et l’organisation de compétitions ou d’entraînements. L’ensemble dessine un paysage sportif riche, soutenu par des infrastructures publiques et un tissu associatif dynamique, où les clubs constituent des acteurs essentiels de la vie locale[30].

Vie associative

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Le volet social et citoyen est animé par plusieurs espaces dédiés, dont la Maison de Tous, la Maison de la Citoyenneté et l’Atelier de Tertre. Ces lieux favorisent la participation citoyenne, l’inclusion sociale et l’accès à des activités formatives ou conviviales. On y trouve des formations linguistiques, des ateliers de jeux, des activités pour familles, des projets intergénérationnels et des initiatives portées par le Plan de Cohésion Sociale. Les locaux peuvent être utilisés par des groupes formels ou informels, pour autant que leurs projets s’inscrivent dans les axes du PCS[34].

La jeunesse bénéficie d’un soutien particulier à travers le programme Action Jeunes, qui permet chaque année à plus de 1 500 enfants de participer à des stages sportifs ou culturels à prix réduit. Ce dispositif renforce l’accessibilité des activités associatives et encourage la découverte de nouvelles disciplines[35].

Personnages célèbres

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. 1 2 https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  3. 1 2 « Carte topographique Saint-Ghislain, altitude, relief », sur Cartes topographiques (consulté le )
  4. « Cartes topographiques Saint-Ghislain, altitude, relief », sur Cartes topographiques (consulté le )
  5. « Belgique - Saint-Ghislain — Geneawiki », sur fr.geneawiki.com (consulté le )
  6. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant (préf. Jean Nouvel), Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, , 175 p. (ISBN 2-35039-028-4), p. 166
  7. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p. 123 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, université Paul-Valéry)
  8. Barros et alii
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  11. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia, , p. 683
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Bibliographie

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  • Marcel Honnis, Saint-Ghislain Souvenirs d'autrefois, Saint-Ghislain, Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Ghislain et de la Région, imprimerie Ledent, , 135 p.
  • Gilbert Lelievre, Saint-Ghislain, Bruxelles, Imprimerie Joseph Adam, coll. « Cartes postales d'autrefois », , 107 p.
  • Jean Rolland, L'abbaye de Saint-Ghislain à la veille de 1789. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1937.

Articles connexes

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Liens externes

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