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Marta Pan

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Marta Pan
Marta Pan en 1995.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
française (à partir de )
hongroiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
André Wogenscky (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Mouvement
Genre artistique
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Distinction
Œuvres principales

Marta Pan, née Marthe Sophie Anne Pan le à Budapest (Hongrie) et morte le à Fontenay-lès-Briis[1],[2],[3], est une sculptrice française d'origine hongroise.

Elle naît à Budapest le 12 juin 1923. En 1938, elle débute des études de dessin, peinture, sculpture. En Elle étudie à l'École des beaux-arts de Budapest où elle réalise ses premières expositions de groupe en 1947[4].

Marta Pan s’installe à Paris en 1947 et obtient la nationalité française en 1952. Elle y rencontre Constantin Brâncuși dans son atelier de l'impasse Ronsin[5].

Après Brâncuși, elle rencontre en 1948, Le Corbusier dans son atelier et André Wogenscky, son plus proche collaborateur, qui deviendra son mari en 1950[6],[7]. Les architectes Wogenscky et Le Corbusier collaborent souvent ensemble, avec eux elle a l'opportunité de mêler ses créations abstraites à l'architecture[6].

En 1952, lors de sa première exposition personnelle, Marta Pan inaugure son cycle Charnières, sculptures en éléments qui s'imbriquent dans des formes déjà pures et souples. En 1953, elle participe au Congrès International d'architecture moderne (C.I.A.M) à Aix-en-Provence et rencontre Giedeon, Gropius, etc.[4] Elle apprend à travailler le bois et présente en 1954 Ebène, Buis et Phillipine puis, en 1956, Teck, sculpture articulable en deux parties pivotantes. Maurice Béjart, frappé par l'onirisme de l'œuvre crée un ballet qui s'appuie sur cette œuvre en scène, présenté au festival de l'avant-garde à Marseille en 1956[8]. Teck est l'aboutissement de ce premier cycle Charnières qui traite de la représentation de la dualité des éléments indépendants qui trouvent leur sens dans la complémentarité.

En 1957, les Équilibres commencent avec Balance, formé d'un couple d'éléments pivotants. Autre chorégraphie de Béjart en 1959 sur « équilibre pour un ballet ».

Avec Sculpture flottante (1959-1960), pour le parc du musée Kröller-Müller à Otterlo, elle réalise aussi le plan de l’étang, des pelouses, allées et clairières où sont installées les autres sculptures. Otterlo est sa première œuvre monumentale[9]. En 1964, elle réalise un mur en béton pour la faculté de médecine Saint-Antoine à Paris. Elle expose à la Worldhouse Gallery à New York en 1965. La même année, certaines de ces sculptures sont mis en place à Saint-Antoine et à Maine-Montparnasse à Paris. En 1966, elle produit sa deuxième sculpture flottante pour le salon des Galeries Pilotes à Lausanne. En 1967, elle réalise un mur pour la faculté de médecine Necker ainsi qu'un autre mur acoustique et une sculpture pour la maison de la culture de Grenoble. En 1969, elle réalise une sculpture flottante pour le Hakone Open-Air Museum. Elle réalise son premier séjour au Japon[4].

En 1971, Elle réalise les costumes de théâtre pour la compagnie Jacques Baillon à Paris[4]. Le mouvement est un élément constitutif de l'œuvre de Marta Pan. Une autre sculpture flottante est installée à Central Park à New York en 1973[8]. La sculpture flottante quitte Central Park pour le lac du Dallas Museum of Fine Arts. En parallèle, les cycles se succèdent : Cylindres, Mercure, Cônes, Lentilles.

En 1974 est organisé une exposition sur son œuvre au musée des Beaux-Arts de Lyon. Ses sculptures en plexiglas sont présentées à la galerie Attali à Paris en 1975. Elle voyage aux USA, au Mexique et en Chine, courant l'année 1977[4].

Fontaine labyrinthe, Place des Fêtes, Paris XIXe
Fontaine labyrinthe réalisée par Marta Pan, inaugurée en 1986, Place des Fêtes, Paris XIXe
Amphithéâtre pour enfants réalisé par Marta Pan en 2007 au musée Kröller Müller situé dans le parc national De Hoge Weluwe

En 1984, Marta Pan réalise un Mur d'eau[10] rue Martenot (entrée de l'Assemblée régionale) à Rennes puis, en 1986, elle conçoit un parcours flottant dans le domaine de Kerguéhennec à Bignan[11].

En 1985, une exposition personnelle lui est consacrée au Contemporary Sculpture Center d'Osaka. En 1986 est inaugurée la fontaine place des Fêtes à Paris. La même année, elle est nommée officier des Arts et Lettres par le ministère de la Culture. Elle reçoit aussi la médaille des Arts plastiques de l'Académie d'architecture[4].

En 1988, elle réalise les fontaines du centre de la rue de Siam à Brest, qu'elle nomme Lacs. Ce travail devait être le début d'un plus vaste projet de parcours d'eau, qui comprenait le réaménagement de la place de la Liberté et du bas de la rue de Siam[12]. Le projet fut stoppé à la suite d'un changement de majorité à la mairie de Brest[13].

En 1992 est installée sa sculpture en granit Duna dans les jardins du nouveau musée de Grenoble. Elle est nommée Commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres en 1994[4].

Marta Pan réalise des sculptures monumentales dans des espaces publics comme le Signe infini, haut de 25 mètres à la jonction des autoroutes A6 et A46 près de Lyon en 1993. Dans le même registre, La Perspective de Guyancourt dans les Yvelines et un ensemble d'œuvres à Saint-Quentin-en-Yvelines en 1998[8].

En 2007, elle réalise, l'amphithéâtre pour enfants dans le cadre du Musée Kröller-Müller, d'Otterlo aux Pays-Bas.

Thématiques

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Marta Pan a des rapports privilégiés avec l'élément aquatique présent dans un grand nombre de ses œuvres comme les sculptures flottantes, les murs d'eau, etc.

Depuis sa première sculpture flottante, elle a réalisé de nombreuses sculptures monumentales intégrées dans l’architecture pour des espaces publics et urbains comme La Perspective de Guyancourt dans les Yvelines ou la fontaine-labyrinthe, place des Fêtes, à Paris[8].

Ces réalisations se trouvent en Europe, aux États-Unis, au Japon, au Liban, en Arabie Saoudite, etc.

Intéressée par les rapports de l'architecture et de la sculpture, elle concrétise cette relation dans des œuvres comme les entrées de la station de métro Auber (Paris), en 1972, ou le mur de la faculté de médecine Saint-Antoine.

Avec son mari l'architecte André Wogenscky, Marta Pan eut l'occasion de confronter souvent cette recherche élémentaire aux architectures collectives, mais c'est peut-être à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, avec la maison que Wogenscky conçut pour le couple, que ces œuvres trouvent leur place naturelle, entre nature et architecture, habitations paisibles du parc naturel de la Haute Vallée de Chevreuse attenant.

Notes et références

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  1. ↑ « le fichier INSEE des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  2. ↑ « Décès de la sculptrice Marta Pan », Le Figaro (AFP),‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ Certaines sources indiquent un décès le 12 ou le 14 octobre 2008.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 Jean-Clarence Lambert et Marta Pan, Marta Pan : de la sculpture au paysage, Editions Cercle d'art, coll. « Grands créateurs contemporains », (ISBN 978-2-7022-0383-5), p. 183-188
  5. ↑ « Marta Pan », sur AWARE (consulté le ).
  6. 1 2 Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Frédéric Chappey, Dictionnaire des sculptrices en France, Paris, Éditions Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 402
  7. ↑ Sophie Pinet, « La maison-atelier de Marta Pan et André Wogenscky », AD Magazine,‎ (lire en ligne).
  8. 1 2 3 4 Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices, Paris, Éditions Mare & Martin, , 599 p. (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 402.
  9. ↑ « Marta Pan, Sculptures flottantes », La Gazette de l'hôtel Drouot,‎ .
  10. ↑ Mur d'eau à Rennes.
  11. ↑ « Le domaine de Kerguéhennec », sur kerguehennec.fr.
  12. ↑ « Hier et aujourd’hui : les fontaines de Marta Pan, rue de Siam à Brest », actu.fr,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ « La rivière inachevée de Marta Pan », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  14. 1 2 Sculptures du XVIIe au XXe siècle : musée des Beaux-Arts de Lyon, , p. 471
  15. ↑ « Balance en deux | Collection musée national des beaux-arts du Québec », sur collecgtions.mnbaq.org (consulté le ).
  16. ↑ « Spirale I | Collection musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le ).
  17. ↑ « Patrimoine artistique de Sorbonne Université », sur SorbonNum+ (consulté le )
  18. ↑ Photo sur routard.com.
  19. ↑ « Nouvelle installation lumineuse au musée des Beaux-Arts de Caen », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie

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Ouvrage général

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Autres ouvrages

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  • Claire Barbillon (dir.), Catherine Chevillot, Stéphane Paccoud et Ludmila Virassamynaïken (préf. Sylvie Ramond), Sculptures du XVIIe au XXe siècle : musée des beaux-arts de Lyon, Paris, Somogy éditions d'art, , 592 p., 25 × 31 cm (ISBN 978-2-7572-1269-1, OCLC 1013587541, BNF 45388270, présentation en ligne)
  • Dominique Amouroux, Une maison-atelier, André Wogenscky - Marta Pan, Paris, Ed. Jean Michel Place, 2015
  • François Barré & Philippe Monsel, L’Œuvre croisé : André Wogenscky - Marta Pan, Paris, Cercle d’art, 2007
  • Françoise Daniel (dir.), Vera Molnár – Marta Pan : thèmes et variations, cat. expo., musée des beaux-arts, Brest ( – ), communauté urbaine de Brest, 2005
  • Paul-Louis Rinuy, Marta Pan : sculptures, Ed. Fondation de Coubertin, 2000
  • Jean-Clarence Lambert, Marta Pan : de la sculpture au paysage, Paris, Ed. Cercle d'art, 1994
  • Jean-Clarence Lambert, Marta Pan : l’eau et la musique, Paris, Galerie Daniel Gervis, 1983
  • Abraham Marie Hammacher, Marta Pan : introduction, Ed. J.-R. Arnaud, 1961

Filmographie

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  • 1976 : Liliane Thorn-Petit, Marta Pan, Portraits d'artistes, 26 min, production RTL
  • 1989 : Claude-Pierre Chavanon, Marta Pan, le parcours d’un sculpteur, 20 min, production DAP, Octogone
  • 1999 : Claude Guibert, Marta Pan, 13 min, « Marta Pan» sur l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain, production Imago
  • 2008 : Marie-Julie Bourgeois, Marta Pan, 13 min, production Marta Pan, photographies et vidéo : archives de l'artiste

Articles connexes

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Liens externes

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