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Louise Harel

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Louise Harel
Illustration.
Louise Harel en 2009.
Fonctions
Cheffe de Vision Montréal
–
Prédécesseur Benoit Labonté
Successeur DerniĂšre titulaire
Députée à l'Assemblée nationale du Québec
–
(19 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 25 septembre 1989
Réélection 12 septembre 1994
30 novembre 1998
14 avril 2003
26 mars 2007
Circonscription Hochelaga-Maisonneuve
Législature 34e, 35e, 36e, 37e et 38e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur PremiÚre titulaire
Successeur Carole Poirier
–
(8 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection 13 avril 1981
Réélection 2 décembre 1985
Circonscription Maisonneuve
Législature 32e et 33e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur Georges Lalande
Successeur DerniĂšre titulaire
Cheffe de l'opposition officielle du Québec
–
(1 an, 2 mois et 15 jours)
Premier ministre Jean Charest
Prédécesseur Bernard Landry
Successeur André Boisclair
Cheffe du Parti québécois
(intérim)
–
(5 mois et 9 jours)
Prédécesseur Bernard Landry
Successeur André Boisclair
Présidente de l'Assemblée nationale du Québec
–
(1 an, 2 mois et 23 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Charbonneau
Successeur Michel Bissonnet
Ministre d'État aux Affaires municipales et Ă  la MĂ©tropole
–
(3 ans, 1 mois et 15 jours)
Premier ministre Bernard Landry
Lucien Bouchard
Gouvernement Landry
Bouchard
Prédécesseur Rémy Trudel
Successeur André Boisclair
Ministre à l'Emploi et Solidarité
–
(1 an, 5 mois et 20 jours)
Premier ministre Lucien Bouchard
Gouvernement Bouchard
PrĂ©dĂ©cesseur elle-mĂȘme
Successeur André Boisclair
Ministre de la Sécurité du revenu
–
(2 ans, 10 mois et 16 jours)
Premier ministre Lucien Bouchard
Gouvernement Bouchard
Prédécesseur Jeanne Blackburn
Ministre responsable de la Condition féminine
–
(2 ans, 10 mois et 16 jours)
Premier ministre Lucien Bouchard
Gouvernement Bouchard
Prédécesseur Jeanne Blackburn
Successeur Linda Goupil
Ministre d'État Ă  l'Emploi et SolidaritĂ©
–
(1 an, 4 mois et 27 jours)
Premier ministre Lucien Bouchard
Gouvernement Bouchard
PrĂ©dĂ©cesseur elle-mĂȘme
Successeur elle-mĂȘme
Ministre d'État à la Concertation
–
(1 an, 4 mois et 3 jours)
Premier ministre Jacques Parizeau
Gouvernement Parizeau
Ministre de l'Emploi
–
(1 an, 4 mois et 3 jours)
Premier ministre Jacques Parizeau
Gouvernement Parizeau
Prédécesseur Jeanne Blackburn
Successeur elle-mĂȘme
Ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration
–
(2 mois et 2 jours)
Premier ministre René Lévesque
Gouvernement Lévesque
Prédécesseur Gérald Godin
Successeur Gérald Godin
Biographie
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Sainte-ThérÚse-de-Blainville (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti québécois
Vision Montréal
DiplÎmée de Université de Montréal
Profession Avocate

Louise Harel, nĂ©e le Ă  Sainte-ThĂ©rĂšse-de-Blainville, est une femme politique quĂ©bĂ©coise, ancienne dĂ©putĂ©e Ă  l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec, prĂ©sidente de cette assemblĂ©e, chef de l'opposition et chef de son parti par intĂ©rim, et plusieurs fois ministre sous diffĂ©rents gouvernements du Parti quĂ©bĂ©cois. Élue pour la premiĂšre fois Ă  l'Ă©lection de 1981, elle a siĂ©gĂ© comme dĂ©putĂ©e jusqu'en 2008.

Le , elle annonce sa candidature à la mairie de Montréal, sous la banniÚre de Vision Montréal[1]. Elle a été cheffe de l'opposition officielle de la Ville de Montréal de 2009 à 2013.

Son fonds d'archives est conservé au centre d'archives de Montréal de BibliothÚque et Archives nationales du Québec[2].

Elle est la sƓur cadette de Pierre Harel, acteur, scĂ©nariste, poĂšte, lyriciste et chanteur pour les groupes Offenbach, Corbeau et Corbach.

Fille d'un historien et d'une coiffeuse et sƓur du chanteur et scĂ©nariste Pierre Harel, elle a poursuivi des Ă©tudes de sociologie Ă  l'UniversitĂ© de MontrĂ©al. Elle fait ses premiĂšres armes en politique, en Ă©tant Ă©lue vice-prĂ©sidente de l'Union gĂ©nĂ©rale des Ă©tudiants du QuĂ©bec (UGEQ) en 1968. À ce titre, elle s'implique dans un mouvement de grĂšve Ă©tudiante qui paralyse une quinzaine d'institutions d'enseignement postsecondaires en , aux cĂŽtĂ©s de Gilles Duceppe et de Claude Charron[3].

Au cours des annĂ©es 1970, elle s'implique dans les milieux communautaires, nationalistes et fĂ©ministes. Elle est membre de nombreuses coopĂ©ratives, de la SociĂ©tĂ© Saint-Jean-Baptiste de MontrĂ©al, de la FĂ©dĂ©ration des femmes du QuĂ©bec en plus d'ĂȘtre responsable du dossier de la condition fĂ©minine au Centre des services sociaux de MontrĂ©al[4].

Elle obtient une licence en droit à l'Université de Montréal en 1977 et est admise au Barreau du Québec l'année suivante[5].

CarriÚre politique québécoise

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Militante de longue date du Parti québécois, elle occupe le poste de présidente de la région Montréal-Centre de 1974 à 1979 et celui de vice-présidente du parti de 1979 à 1981. Elle se porte candidate lors de l'élection générale de 1981 et devient députée de Maisonneuve puis d'Hochelaga-Maisonneuve à l'Assemblée nationale du Québec, un poste qu'elle occupera pendant 27 ans[6].

NommĂ©e ministre par RenĂ© LĂ©vesque en , elle fait partie d'un groupe de sept ministres qui dĂ©missionnent en novembre de la mĂȘme annĂ©e, en raison de leur dĂ©saccord avec le « beau risque » proposĂ© par RenĂ© LĂ©vesque[7],[4].

Harel est nĂ©anmoins réélue en 1985 et aux cinq Ă©lections suivantes Ă  titre de dĂ©putĂ©e d'Hochelaga-Maisonneuve. De retour au pouvoir aprĂšs l'Ă©lection gĂ©nĂ©rale de 1994, elle se voit attribuer le ministĂšre de l'Emploi dans les gouvernements de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard[8]. Pendant ses quatre annĂ©es Ă  ce poste, elle pilote le dossier de l'Ă©quitĂ© salariale, et nĂ©gocie avec le gouvernement fĂ©dĂ©ral le rapatriement des programmes dans le domaine de la main d'Ɠuvre[9] et la crĂ©ation d'Emploi-QuĂ©bec et des centres locaux d'emploi[4].

Elle est mutĂ©e au poste de ministre des Affaires municipales et de la MĂ©tropole le [8]. C'est Ă  ce titre qu'elle pilote en 2000 et 2001 le dossier des rĂ©organisations municipales quĂ©bĂ©coises, qui a pour objectif de rĂ©duire le nombre de municipalitĂ©s au QuĂ©bec[10], rĂ©pondant Ă  un vƓu exprimĂ© par les maires des villes de MontrĂ©al, QuĂ©bec, Hull, Sherbrooke, Trois-RiviĂšres et Chicoutimi[11].

La réforme des structures municipales et, en particulier, la volonté de regrouper en une seule ville les 27 municipalités morcelant le territoire de l'ßle de Montréal est mal accueillie dans les banlieues. AprÚs une contestation judiciaire, qui reconnait la constitutionnalité de la réforme, les nouvelles structures municipales voient le jour le [11].

Moins d'un mois plus tard, elle est remplacée par André Boisclair aux Affaires municipales dans le gouvernement du nouveau premier ministre, Bernard Landry[12]. Harel devient la premiÚre femme à occuper le fauteuil de présidente de l'Assemblée nationale du Québec, le [8]. Le , elle accÚde à la présidence de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, un organisme qui regroupe les élus des pays francophones[13].

La défaite du Parti québécois lors de l'élection générale de 2003 remet en cause une partie de la réforme des structures municipales pilotée par Harel. Le , une série de 89 référendums, institués par le gouvernement de Jean Charest redonne vie à 31 villes qui avaient été regroupées deux ans plus tÎt[14].

Elle devient cheffe de l'opposition officielle du Québec et cheffe par intérim du Parti québécois le aprÚs la démission-surprise de Bernard Landry. Boisclair lui succÚde lors de son élection comme chef du Parti québécois le .

Puis, le , le chef du parti, Boisclair, est élu député dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles et succÚde donc à Harel comme chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.

Elle est défavorable à Boisclair et lui préfÚre Gilles Duceppe[15].

Candidature à la mairie de Montréal

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Sollicitée depuis son départ de la vie politique québécoise, Harel hésite longtemps avant de se porter candidate à la mairie de Montréal, une décision qu'elle annonce le [5]. Dans une entrevue qu'elle accorde au quotidien Le Devoir, une semaine avant d'annoncer sa décision, elle soutient que la ville de Montréal est devenue « dysfonctionnelle ». Selon Harel, l'opération de fusion de 2002 qu'elle a pilotée en tant que ministre des Affaires municipales dans le gouvernement de Bernard Landry, n'est pas en cause dans les problÚmes de la métropole québécoise. Le problÚme se situerait plutÎt du cÎté du déséquilibre entre la ville-centre et les arrondissements qui est créé par les modifications apportées à la Charte de la Ville de Montréal, demandées par Gérald Tremblay et introduites en 2003 par le gouvernement Charest[16]. De plus, Harel s'oppose avec véhémence à la collusion et à la corruption qui régnent au sein de l'administration municipale, notamment dans l'attribution du contrat des compteurs d'eau.

L'annonce d'Harel suscite des réactions diamétralement opposées dans la presse francophone et dans celle de la minorité anglophone de la métropole québécoise. The Gazette publie un éditorial affirmant que la candidature d'Harel est une bonne nouvelle pour le maire sortant, Gérald Tremblay, et comparant l'ancienne ministre à Maurice « Mom » Boucher, chef des motards criminalisés emprisonné à perpétuité pour meurtre[17]. Le ton est nettement différent dans la presse francophone, qui souligne les handicaps de la candidate (un anglais boiteux, sa longue association avec le mouvement souverainiste tandis que presque tout l'électorat minoritaire anglophone est fédéraliste et son rÎle dans les fusions municipales de 2002) mais affirme qu'elle représente une adversaire redoutable pour l'administration du maire sortant[18],[19].

Arrivée deuxiÚme à l'élection de , elle siÚge à titre de cheffe de l'opposition officielle. Aux élections municipales de 2013, elle se présente comme candidate au poste de conseillÚre du district de Sainte-Marie dans l'arrondissement de Ville-Marie. Elle a terminé deuxiÚme derriÚre Valérie Plante de Projet Montréal.

Responsabilités politiques

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– Ministre des CommunautĂ©s culturelles et de l'Immigration ( - )[20]
– Ministre d'État à la Concertation et ministre de l'Emploi ( - )
– Ministre responsable de l'Immigration et des CommunautĂ©s culturelles ( - )
– Ministre d'État de l'Emploi et de la SolidaritĂ© et ministre de la SĂ©curitĂ© du revenu ( - )
– Ministre de l'Emploi et de la SolidaritĂ© (autrefois SĂ©curitĂ© du revenu) ( - )
– Ministre des Affaires municipales et de la MĂ©tropole et ministre responsable des AĂźnĂ©s ( - )
– Ministre des Affaires municipales et de la MĂ©tropole ( - )
– PrĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale ( - )
– Cheffe de l'opposition officielle ( - )
  • Ville de MontrĂ©al
– Cheffe de l'opposition officielle ( - 2013)

Faits divers

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  • Elle est la premiĂšre femme Ă  occuper le poste de prĂ©sidente de l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec et la premiĂšre femme prĂ©sidente de l’AssemblĂ©e des parlementaires de la francophonie (APF) 2002-2003
  • OfficiĂšre de l'Ordre national du QuĂ©bec 2019
  • Reçue grand-croix de l'ordre de la PlĂ©iade le
  • MĂ©daille de l'AssemblĂ©e nationale 2005[21]
  • MĂ©daille d'honneur de l'AssemblĂ©e nationale 2006[22]
  • MĂ©daille d’honneur de l’AssemblĂ©e nationale 2014[22]
  • Prix RenĂ©-Chaloult de l'Amicale des anciens parlementaires du QuĂ©bec 2015
  • PremiĂšre rĂ©cipiendaire du Prix Distinction de l’Association des diplĂŽmĂ©s en Droit de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al 2016
  • Prix Hommage CongrĂšs maghrĂ©bin 2016

Notes et références

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  1. ↑ Radio-Canada, « Louise Harel, candidate Ă  la mairie », (consultĂ© le )
  2. ↑ Fonds Louise Harel (P724) - BibliothĂšque et Archives nationales du QuĂ©bec (BAnQ).
  3. ↑ Émilie CĂŽtĂ©, « Principales grĂšves Ă©tudiantes », La Presse,‎ , A4 (lire en ligne [PDF])
  4. 1 2 3 Radio-Canada, « Louise Harel : passionnée de politique », (consulté le )
  5. 1 2 Éric ClĂ©ment, « Louise Harel candidate Ă  la mairie de MontrĂ©al », La Presse,‎ (lire en ligne).
  6. ↑ Philippe Schnobb, Louise Harel : Sans compromis, MontrĂ©al, Les Éditions La Presse, (ISBN 978-2-89825-139-9)
  7. ↑ AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec, « Chronologie parlementaire depuis 1791 : 1984 - 1985 » (consultĂ© le )
  8. 1 2 3 Assemblée nationale du Québec, « Louise Harel », (consulté le )
  9. ↑ Gouvernement du QuĂ©bec, « La dĂ©putĂ©e Louise Harel ne sollicitera pas un 8e mandat », (consultĂ© le )
  10. ↑ StĂ©phane Bordeleau, « Des Ă©lections sur fond de rĂ©forme municipale », sur Dossier spĂ©cial : les municipales, Radio-Canada, (consultĂ© le )
  11. 1 2 Stéphane Bordeleau, « L'origine des fusions municipales », sur Dossier spécial : les municipales, Radio-Canada, (consulté le )
  12. ↑ Radio-Canada, « Remaniement ministĂ©riel en profondeur Ă  QuĂ©bec », (consultĂ© le )
  13. ↑ Radio-Canada, « Louise Harel prendra la tĂȘte de l'APF », (consultĂ© le )
  14. ↑ Radio-Canada, « Fusions, dĂ©fusions : Ă  l'heure des rĂ©fĂ©rendums », (consultĂ© le )
  15. ↑ Radio-Canada, « DĂ©mission d'AndrĂ© Boisclair : la pression Ă©tait forte »,
  16. ↑ Jeanne Corriveau, « MontrĂ©al - Louise Harel est tentĂ©e par la mairie », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ (en) « Louise Harel as mayor? We earnestly hope not », The Gazette,‎ (lire en ligne) :
    « Ironically, Harel's candidacy is great news for Tremblay. Among public figures, perhaps only Mom Boucher could make Tremblay look so good in comparison. »
  18. ↑ MichĂšle Ouimet, « Le syndrome du sauveur », La Presse,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ Bernard DescĂŽteaux, « Ville de MontrĂ©al - De vraies Ă©lections », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  20. ↑ Titulaires de ministĂšres - AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec
  21. ↑ « RĂ©cipiendaires de la MĂ©daille de l'AssemblĂ©e nationale - AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec », sur www.assnat.qc.ca (consultĂ© le )
  22. 1 2 « Récipiendaires de la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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