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X (réseau social)

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Twitter

X
Twitter (anciennement)
logo de X (réseau social)
Logo d'X.

Ancien nom Twitter
Création 21 mars 2006
Dates clés
  • Novembre 2013 : entrée en bourse
  • 2015 : acquisition de Tellapart pour $479 millions
  • Octobre 2022 : acquisition par Elon Musk pour $44 milliards
  • Juillet 2023 : changement de nom pour devenir X
  • Novembre 2024 : boycott du réseau par divers médias, entreprises et personnalités
  • Mars 2025 : acquisition par xAI pour $33 milliards
Fondateurs Jack Dorsey[1], Noah Glass, Biz Stone et Evan WilliamsVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Bastrop, Texas
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Vacant
Actionnaires Elon Musk
Activité InternetVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère xAI
Site web x.comVoir et modifier les données sur Wikidata

X, nommé Twitter jusqu'au , est un réseau social de microblogage. Il permet à un utilisateur de publier des micromessages anciennement appelés tweets (ou « gazouillis » en français québécois). Le réseau X appartient à l'entreprise d'intelligence artificielle xAI, elle-même propriété de l'entreprise spatiale SpaceX, ces deux entreprises appartenant à Elon Musk, entrepreneur, homme d'affaires et homme politique de nationalité sud-africaine, canadienne et américaine.

Twitter est créé le par Jack Dorsey, Evan Williams, Biz Stone et Noah Glass. Le service en ligne affiche 500 millions d'utilisateurs fin 2012. De jusqu'à son rachat par Elon Musk en , le groupe est introduit en bourse.

En , Elon Musk achète Twitter pour 44 milliards de dollars. Il est appuyé à hauteur de 7 milliards par des investisseurs comme Al Walid bin Talal, Binance, Andreessen Horowitz, Sequoia Capital et le Qatar. Il congédie la direction, l'intégralité des modérateurs et d'autres employés. Se déclarant partisan d'une liberté d'expression « sans aucune limite », il annonce une amnistie et le rétablissement de tous les comptes précédemment suspendus, y compris néonazis. Il suspend par la suite les comptes de journalistes qui l'ont critiqué. En , Twitter est renommé X. À la suite des transformations imposées par Elon Musk, qui exacerbent la diffusion de fausses informations, la polarisation des opinions et l'incitation à la haine, une partie des utilisateurs fait le choix de quitter la plateforme au profit de Mastodon ou Bluesky, un certain nombre d'entre eux s'étant par la suite réinscrits sur X pour des raisons de visibilité[2].

De zéro à cinq cents millions d'utilisateurs (2006–2012)

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Croquis préliminaire sur papier de Twitter (alors intitulé « stat.us »).
Noah Glass en 2007.
Evan Williams en 2005.

Twitter est créé à San Francisco au sein de la start-up Odeo fondée par Noah Glass[3] et Evan Williams. Noah Glass commercialisait AudBlog, une application permettant de publier des fichiers audio sur un blog au moyen d'un téléphone. Evan Williams est connu pour être entre autres le cofondateur de la société Pyra Labs, à l'origine de la plateforme de blogs Blogger, achetée par Google en 2003. Odeo proposait une plateforme d'hébergement web, de diffusion et d'enregistrement de podcasts.

Jack Dorsey en 2009.
Biz Stone en 2007.

Le marché du podcast étant déjà très concurrentiel, Jack Dorsey, ingénieur spécialiste du dispatching (en), et Noah Glass, ancien collaborateur de Marc Canter (fondateur de MacroMind (en)) et fondateur du service de blog podcasting AudBlog (qui a fusionné avec Odeo), furent chargés de développer un nouveau service[source insuffisante]. L'idée de départ lancée par Jack Dorsey était de permettre aux utilisateurs de partager facilement leurs petits moments de vie avec leurs amis[source insuffisante]. Ouverte au public le , la première version s'intitulait Stat.us puis Twttr, en référence au site de partage de photos Flickr puis Twitter, son nom jusqu'en . Le , Jack Dorsey envoyait son premier tweet : « Just setting up my twttr » (« Suis en train d'installer mon twttr »), marquant la date anniversaire de la fondation de l'entreprise par Jack Dorsey, Evan Williams, Biz Stone et Noah Glass[4].

Le , les actifs de la société Odeo ont été achetés par Obvious Corp. Puis en , une entité indépendante est créée avec comme nom Twitter avec Jack Dorsey à sa tête jusqu'en date à laquelle Evan Williams lui succéda. En , Twitter compte un million d'utilisateurs. La société compte 29 employés en [5], 300 en et 900 en [6].

En , Twitter rachète le moteur de recherche de tweets Summize qui est intégré et devient le moteur de recherche natif de Twitter[7]. En , l'application et client Twitter, Tweetie est achetée, il devient Twitter pour iPhone, Twitter pour Mac[8].

Des rumeurs d'achat circulent à partir de 2008. En , Facebook aurait proposé d'acheter Twitter pour 500 millions de dollars en actions basé sur une valorisation de Facebook de 15 milliards de dollars[9]. Puis les noms de Google et Apple ont été évoqués[10],[11]. Les dirigeants de Twitter démentent tout achat. En , les rumeurs se font insistantes sur l'achat possible de Twitter par Google, considérant que l'introduction en Bourse de Facebook, jugée « ratée », compromet les chances de Twitter d'y entrer[12]. Aucun achat ne se fait finalement.

Le , un Airbus A320 du vol US Airways 1549 amerrit dans le fleuve Hudson à New York. Janis Krums, un citoyen américain qui se trouvait à bord d'un ferry, a assisté en direct à l'amerrissage. Il publie alors une photo de l'avion, avec le message : « Il y a un avion dans l'Hudson. Je suis dans le ferry qui va récupérer les passagers. C'est dingue ». Ce tweet fit le tour du réseau social, avant d'être repéré par des journalistes. Il est présenté comme le début d'une révolution dans le monde de l'information : celle de Twitter où ce n'était plus les « médias traditionnels qui rapportaient les premiers l'information, mais un citoyen équipé d'un simple smartphone ». Biz Stone, l'un des fondateurs du réseau social, affirme : « Ce moment a tout changé. Soudain, le monde a commencé à nous prêter attention, parce qu'on était la source d'une info – et ce n'était pas nous, c'était l'utilisateur sur le bateau, ce qui est encore plus incroyable[13]. »

Le , Evan Williams, le cofondateur, annonce qu'il passe la main à Dick Costolo, ancien directeur d'exploitation[14]. Le , le client Twitter TweetDeck est acheté pour 40 millions de dollars[15]. Le l'outil de gestion analytique de Twitter BackType (en) est acheté[16]. Le , Twitter acquiert un spécialiste de la recherche sur Internet Julpan, fondé en 2010 par Ori Allon, un ancien employé qui avait travaillé sur le moteur de recherche de Google[17].

Le , Twitter acquiert l'agrégateur d'informations torontois Summify[18]. Le , Twitter acquiert le site spécialisé dans les microblogs Posterous (en), un concurrent de Tumblr[19]. En , Hotspots.io, un service spécialisé dans l'analyse sociale est acheté aussi[20]. Le , Twitter achète le développeur de services marketing personnalisés de notification par e-mail RestEngine[21]. En , c'est au tour de Vine, un outil new-yorkais qui permet aux utilisateurs de publier des vidéos par tweets via smartphones qui se voit acquis par Twitter[22]. Cet outil est directement proposé aux utilisateurs de Twitter sur smartphones à partir du [22]. Fin , le service en ligne réunit plus de cinq cents millions d'utilisateurs dans le monde[23]. En juin de la même année, les mots « Twitter » (nom propre), « twitt » ou « tweet », « twitteur » ou « twitteuse », ainsi que « twitter » ou « tweeter », font leur apparition dans Le Petit Larousse édition 2013[24].

Le , Twitter achète l'outil d'analyse Crashlytics, qui permet de détecter et de reporter toute fermeture impromptue d'une application mobile pour iOS et Android dont peuvent être victimes des utilisateurs[25]. Le , Twitter confirme l'acquisition de la société Bluefin Labs basée à Cambridge près de Boston. Cette dernière est spécialisée dans l'analyse des conversations autour des programmes de télévision. Avec cette acquisition, Twitter précise sa stratégie de développement dans la Télévision sociale[26]. Le à l'occasion du festival musical Coachella en Californie, en vue de lancer une application, Twitter annonce avoir fait l'acquisition du service musical WeAreHunted.com, jeune pousse créée en 2007 qui répertorie les chansons les plus populaires sur Internet et les réseaux sociaux[27]. Le , Twitter annonce avoir fait l'acquisition du service de visualisation de données originaire de Portland, Lucky Sort pour un montant de 600 000 US$[28]. En , Twitter annonce l'acquisition de MoPub pour 350 millions de dollars, soit sa plus grande acquisition à ce moment[29]. En , Twitter acquiert Trendrr, une jeune pousse new-yorkaise qui développe Curatorr, un service spécialisé dans l'analyse en temps réel des messages échangés sur les réseaux sociaux sur les programmes télévisés ou les publicités[30].

Cote à la Bourse de New York (2013–2022)

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Siège social de Twitter à San Francisco (Californie), en juin 2014.
Siège social de Twitter à San Francisco (Californie), en juin 2014.
 
Siège social au 1355 Market St, San Francisco.
Siège social au 1355 Market St, San Francisco.

Twitter dont le prix d'introduction est fixé à 26 dollars entre à la Bourse de New York le sous le symbole « TWTR » avec une première cotation qui s'effectue à 45,10 dollars[31]. L'action atteindra un pic à 73,31 dollars en avant d'amorcer une chute jusqu'à 31,85 dollars à la fin du lock-up (période durant laquelle un actionnaire ou un investisseur ne peut se défaire de ses actions) le [32].

Twitter fait l'acquisition le de Mesagraph une jeune pousse lorraine spécialisée dans la mesure de l'audience sociale (tweets) liée aux émissions de télévision[33]. Il achète aussi Gnip, son principal partenaire dans l'analyse de données sociales le . La jeune société est l'une des rares à avoir accès à l'ensemble du flux de tweets (également appelé « Firehose »)[34].

En , Twitter annonce l'acquisition de Namo Media, une société spécialisée dans les publicités mobiles[35].

Le , Twitter annonce avoir acheté la start-up Niche qui met en relation des annonceurs avec des personnalités s'étant rendues célèbres sur le Web avec des vidéos en ligne[36]. Le , Twitter annonce avoir acheté la start-up Periscope qui permet à l'utilisateur de retransmettre en direct ce qu'il est en train de filmer[37]. Dick Costolo démissionne de son poste de PDG de Twitter en , sur fond de désaveu de sa stratégie. Il est remplacé de façon intérimaire par l'un de ses fondateurs, Jack Dorsey[38]. En , Twitter annonce 336 suppressions de postes, soit 8 % de ceux-ci, à cause d'une moindre croissance qu'espéré du nombre de ses utilisateurs[39]. En , Twitter annonce une suppression similaire de l'ordre de 9 % de ses effectifs, soit environ 350 personnes[40]. Le même mois, Twitter annonce la fermeture de Vine[41].

Fin , de nouvelles rumeurs gonflent sur un éventuel achat et des négociations déjà sérieusement commencées entre Google, Salesforce.com, Microsoft et Twitter. La chaîne d'informations américaine CNBC[42] parle même d'une proposition d'achat à 30 milliards de dollars alors que la valorisation de Twitter en bourse n'est que de 15 milliards de dollars. En , on apprend que toutes ces propositions ont échoué, le dernier pressenti (Salesforce) ayant renoncé[43].

Le , Twitter compte 313 millions d'utilisateurs actifs par mois, 500 millions de tweets envoyés par jour et affiche une disponibilité en plus de quarante langues[44]. En 2018, Twitter annonce pour la première fois avoir fait du profit[45].

En , Twitter annonce la vente de sa filiale de publicité mobile MoPub pour 1 milliard de dollars à AppLovin[46]. Le , Jack Dorsey annonce sa démission du poste de directeur général de Twitter. Parag Agrawal le remplace alors immédiatement[47]. En , Twitter annonce l'acquisition de Quill, un concurrent de Slack[48].

Rachat par Elon Musk et transformation (2022–2024)

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Elon Musk en 2022.

Le , Elon Musk annonce racheter 9,2 % des parts de Twitter, faisant de lui le premier actionnaire de l'entreprise, mais il refuse l'offre faite de siéger au conseil d'administration de l'entreprise[49],[50], car cela lui interdirait de détenir plus de 14,9 % des parts[50]. Le , il propose de racheter l'entièreté de Twitter pour 44 milliards de dollars[51]. Elon Musk déclare vouloir racheter l'entreprise au nom du principe de liberté d'expression[52]. Il déclare également vouloir davantage de transparence au niveau de l'algorithme en rendant public le code source et « vaincre les robots de spam et authentifier tous les humains »[52]. Le , le conseil d'administration de Twitter accepte l'offre de rachat d'Elon Musk[53]. À la suite de cet accord, des personnalités politiques réagissent, notamment la sénatrice Elizabeth Warren qui considère que « l'accord était dangereux pour notre démocratie »[54] tandis que la sénatrice républicaine Marsha Blackburn du Tennessee déclare : « J'espère qu'Elon Musk aidera à maîtriser l'histoire de Big Tech en matière de censure des utilisateurs qui ont un point de vue différent. »[55]. La Maison-Blanche réagit en rappelant la position du président Biden qui soutient les changements apportés à la loi Anti-trust pour contrer les monopoles des plateformes numériques[56],[57]. De son côté, l'ancien président Donald Trump, banni de Twitter au lendemain des émeutes du Capitole, déclare qu'il ne souhaite pas se réinscrire et continuera à communiquer à travers son propre réseau social Truth Social[58] tout en considérant que ce rachat est une évolution positive dans l'espace des médias sociaux[59].

Le , Elon Musk annonce suspendre l'opération jusqu'à ce qu'il reçoive la garantie « que les pourriels et les faux comptes représentent bien moins de 5 % du nombre d'utilisateurs »[60]. Le , Elon Musk annonce renoncer définitivement au rachat de Twitter[61]. Le , Twitter saisit la justice pour forcer le milliardaire à respecter son engagement de rachat pour 44 milliards de dollars[62]. Le , Elon Musk annonce vouloir de nouveau acheter Twitter au prix précédemment convenu de 44 milliards de dollars en échange d'un arrêt des procédures judiciaires par Twitter, ce dernier annonçant son acceptation de l'offre le [63]. Elon Musk effectue son achat grâce au soutien de plusieurs investisseurs minoritaires parmi lesquels : le prince Alwaleed bin Talal (et Kingdom Holding Co.)[64], Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et son précédent PDG[64] , Larry Ellison, cofondateur d'Oracle[64], Sequoia Capital[64], Vy Capital[64], Binance[64], Andreessen Horowitz[64], et Qatar Investment Authority[64].

Le , le nouvel actionnaire majoritaire Elon Musk licencie dès son arrivée après le rachat de Twitter toute la haute direction comprenant le directeur général Parag Agrawal, le directeur financier Ned Segal, la directrice juridique et de la politique d'entreprise Vijaya Gadde et l'avocat général Sean Edgett[65]. La semaine suivante, l'entreprise annonce par courriel une vague de licenciements et bloque l'accès au siège à l'ensemble de ses salariés[66]. Le nombre de licenciements représente près de 50 % des effectifs de Twitter[67]. La firme se sépare également de 4 400 prestataires externes[68] et met fin aux autorisations de télétravail délivrées pendant la période Covid[69]. Cette interdiction est suivie d'un ultimatum par courriel demandant aux salariés restants de choisir entre être licenciés ou se donner « à fond, inconditionnellement » et à « travailler de longues heures à haute intensité ». Cet ultimatum est suivi de plusieurs centaines de démissions, menaçant selon plusieurs observateurs le fonctionnement de l'application en raison du départ de certaines équipes d'importance critique à terme[70].

L'annonce, puis la confirmation du rachat, entraînent des inquiétudes chez les utilisateurs de Twitter. Le réseau open source et décentralisé Mastodon, souvent considéré comme une alternative non commerciale à Twitter, connaît des pics d'inscriptions en avril puis en octobre, avec 230 000 créations de comptes entre le et le [71]. Elon Musk réintègre des personnalités bannies du réseau social à cause de leurs agissements, comme Donald Trump le , à la suite du résultat favorable d'un sondage de Musk à ce sujet auprès de la communauté qui le suit et qu'il considère comme représentative du « peuple »[72]. Des comptes antisémites, racistes, misogynes, transphobes, complotistes, homophobes ou néonazis sont débloqués[73],[74]. En parallèle, d'autres personnalités précédemment bannies pour propos haineux, sur fond de transphobie ou de misogynie, voient l'opportunité de revenir sur Twitter durant ce mois de novembre, tels Jordan Peterson banni plusieurs mois auparavant[75], ou encore Andrew Tate exclu de cette plateforme en 2017[76],[77]. À partir du , le réseau cesse d'appliquer son ancien règlement qui visait à lutter contre les informations trompeuses au sujet de la pandémie de Covid-19[78]. Le , les médias américains CNN, le New York Times et le Washington Post ainsi que plusieurs journalistes indépendants qui couvraient Twitter voient leur compte suspendu[79],[80]. Plusieurs personnalités gouvernementales allemandes et françaises et plusieurs institutions internationales, l'ONU et la Commission européenne, lancent des avertissements à Twitter pour atteinte à la liberté d'expression, et la Commission européenne menace le réseau de sanctions[81]. En outre, les fausses informations climatosceptiques augmentent fortement sur le réseau dans les mois qui suivent le rachat[82]. Le , Elon Musk lance un sondage sur Twitter, en demandant aux utilisateurs s'ils souhaitent qu'il reste à la tête du réseau. Plus de 17 millions d'internautes participent et décident à 57,5 % que Musk ne doit pas rester le PDG de l'entreprise[83]. Musk annonce que sa démission sera effective une fois qu'il aura trouvé une personne pour le remplacer[84].

Le , la plupart des applications tierces utilisant Twitter ou permettant d'y accéder cessent de fonctionner à cause d'un problème d'identification auprès du client Twitter. Twitter ne fournit aucune explication à ce problème[85]. Selon un échange interne à Twitter rendu public par le site The Information, il s'agit d'une décision intentionnelle, liée au fait que ces applications tierces n'occasionnent aucun revenu pour Twitter[86]. Les relations de Twitter avec les compagnies publicitaires se dégradent depuis le rachat de Twitter par Musk. Les clients de la régie publicitaire GroupeM réduisent leurs dépenses sur Twitter de 40 à 50 % depuis . Les publicitaires n'apprécient pas l'imprévisibilité d'Elon Musk[87]. Twitter licencie plus de 200 personnes au cours du week-end du , soit environ 10 % de ses employés ; les employés licenciés sont des chefs de produits, des employés en science des données et des ingénieurs travaillant à la fiabilité du site et à l'apprentissage automatique. Cela réduit le nombre d'employés total de Twitter dans le monde à moins de 2 000, contre 7 500 au moment du rachat de l'entreprise par Elon Musk en [88]. Le , la plate-forme Slack, utilisée de longue date par les employés de Twitter pour leur communication interne et pour stocker des fichiers de travail, est désactivée, officiellement pour une « maintenance de routine », en réalité probablement pour économiser le coût de l'abonnement car Twitter ne le payait plus depuis quelque temps[89]. Le réseau connaît de nouvelles pannes : en Asie pendant une vingtaine de minutes le [89], puis une panne mondiale dans la journée du 1er mars, au cours de laquelle Twitter reste indisponible pendant plus d'une heure dans le monde[90]. Il s'agit de la seconde panne générale grave du réseau depuis son rachat par Musk[91]. Une nouvelle panne survient le , affectant le chargement des images, le fonctionnement des liens hypertextes, ou encore l'accès au TweetDeck pour les utilisateurs professionnels[92],[93]. Le vers 20 h, le logo Twitter est remplacé par celui du Dogecoin[94]. Ce « poisson d'avril » en retard est un pied de nez aux accusations portées contre Elon Musk d'avoir manipulé le cours de la cryptomonnaie Dogecoin[95], et sert avant tout, selon certains médias, à détourner l'attention autour de cette plainte[96]. Le logo original est finalement rétabli au bout de quelques jours[97].

À partir de , y compris au sein de la plateforme[98] et ce contrairement à TikTok qui a pris des mesures sur ce sujet à partir de la journée de la Terre ayant eu lieu le [99], Twitter est accusé de propager sans frein le Déni du changement climatique[100]. Début , la société X Corp., propriété d'Elon Musk créée en 2022, située au Nevada aux États-Unis, absorbe Twitter Inc. qui disparait[101],[102]. Toujours début , comme il le faisait pour de nombreux médias étatiques de dictatures, Twitter décide de présenter plusieurs médias comme « financés par le gouvernement », dont la National Public Radio (NPR), le réseau de radiodiffusion de service public des États-Unis, et la BBC, radiodiffuseur de service public britannique. La NPR conteste ce label, rappelant qu'elle est indépendante du gouvernement, puisqu'elle forme une structure non commerciale financée en grande majorité par des dons de particuliers ou d'institutions, et seulement à 13 % par des fonds du gouvernement fédéral, dont la Corporation for Public Broadcasting. Faute d'accord, la NPR annonce le son départ de Twitter et la fermeture sous deux semaines de la cinquantaine de comptes officiels qu'elle y possède. La BBC conteste également la pertinence du label qui lui est accolé[103]. Le réseau Public Broadcasting Service, réseau de télévision américain, quitte à son tour Twitter le même jour, pour les mêmes raisons[104] avant d'y revenir[105]. Le , la société Radio-Canada (CBC), service public canadien, annonce suspendre ses activités sur Twitter en réaction à la même affaire[106]. Le lendemain, la radio publique suédoise Sveriges Radio (SR) annonce quant à elle la fin de ses activités sur la plateforme[107] mais réactive son compte[108]. Le label est finalement supprimé pour tous les médias, y compris pour les dictatures. Durant la troisième semaine d', la possibilité de faire des recherches au sein de la plateforme sans être connecté est supprimée[109],[110]. Fin , la plate-forme de sites et de blogs WordPress supprime sa fonction de partage sur Twitter. Twitter avait annoncé des changements importants dans les termes d'utilisation de l'API Twitter et une forte augmentation des prix, et les négociations entre Twitter et Wordpress n'ont pas abouti. Wordpress annonce vouloir implémenter bientôt des fonctionnalités de partage sur Instagram et Mastodon[111].

Le , Elon Musk annonce avoir recruté une nouvelle directrice générale pour le réseau social Twitter et X Corp., qui devrait prendre ses fonctions six semaines plus tard, mais sans préciser dans un premier temps l'identité de la personne qui le remplace ainsi à ce poste (il resterait président du conseil d'administration et directeur technique). Quelques heures après cette annonce, deux grands quotidiens américains, le Wall Street Journal puis le Washington Post, indiquent que la nouvelle directrice générale du réseau social serait Linda Yaccarino, ce qui reste alors à officialiser[112]. Elon Musk a confirmé par tweet sa nomination le , précisant : « elle va se concentrer principalement sur les affaires, tandis que je vais m'occuper du design du produit et des nouvelles technologies »[113],[114].

Le , Musk annonce l'arrivée de fonctionnalités d'appels audio et vidéo[115]. Le , les messages vocaux privés, qui étaient proposés depuis des années dans certains pays[116], sont généralisés[117]. Fin , le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton annonce que Twitter se retire du « code de bonnes pratiques » de l'Union européenne (UE) en matière de désinformation en ligne (un engagement volontaire commun d'entreprises, d'institutions et d'ONG). Il rappelle l'obligation pour Twitter de se conformer à la législation européenne sur les services numériques (Digital Services Act, DSA)[118]. Le , Musk annonce limiter les non-abonnés à Twitter Blue à 90 messages privés par jour et l'impossibilité d'envoyer des messages privés aux comptes qui ne les suivent pas[119]. Le jour même, Twitter supprime la possibilité de voir la liste d'abonnés et d'abonnement des comptes des autres utilisateurs[120]. Finalement le , il est décidé de ne désactiver par défaut que la possibilité de recevoir des messages privés de la part de comptes auxquels on n'est pas abonné et qui ne sont pas abonnés à Blue[121],. Cependant, la limite du nombre de DM est conservée[122]. Le , Twitter supprime toute possibilité de consulter des tweets sans être connecté[123],[124]. Musk affirme que la mesure est temporaire[125]. Le , une panne mondiale intervient. Plus tard, Elon Musk annonce que Twitter limite temporairement le nombre de tweets quotidiens pouvant être lus à 1 000 pour les utilisateurs non vérifiés et 10 000 si le compte est abonné à Twitter Blue[126],[127],[128]. La mesure a été interprétée par L'Express comme étant en fait la conséquence des licenciements massifs. Pour l'obligation faite aux utilisateurs de se connecter, Mashable estime que le but est de vendre aux annonceurs les données des visiteurs du site. Cependant, cette mesure empêche Google d'indexer sur son moteur de recherche le contenu issu du réseau social, provoquant une baisse des consultations de la plateforme[129].

Le , il est annoncé que Tweetdeck ne sera plus accessible aux non-abonnés à Twitter Blue[130]. Le , Twitter annonce la possibilité de rémunérer les abonnés de Twitter Blue à partir d'un certain seuil de visibilité[131].

Transformation en « X » (2023–2024)

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Le , Elon Musk annonce que le nouveau nom de Twitter sera « X »[132], accompagné d'un changement de logo. Un logo provisoire est effectif dès le lendemain dans l'interface du site internet[133], reprenant celui créé en 2021 pour un podcast intitulé X Pod[134], et inspiré par la majuscule mathématique ajourée x ( 𝕏 ) du standard Unicode[135],[136],[137],. Elon Musk avait annoncé dès avoir pour projet de transformer Twitter en X, une application multiservice basée sur le modèle de l'application chinoise WeChat, procurant des services de banque et de paiement en ligne[138].

Notant que le réseau social n'est plus « tout à fait le même », Libération qualifie les changements progressifs opérés depuis jusqu'au changement de nom de « démantèlement méticuleux » de Twitter[139]. Le , Musk annonce que le mode sombre sera activé par défaut et que le mode sombre bleu sera supprimé[140]. Le , Musk annonce qu'il ne sera plus possible de « bloquer » une personne sur X en dehors des messages privés[141]. L'affichage des liens externes postés dans les messages sur X change début octobre. Auparavant, poster un lien externe dans un message générait un aperçu à la façon d'une manchette de journal, avec le titre de la page en grand, une image, un chapeau de texte et le lien complet. Désormais, les liens externes sont moins visibles : l'aperçu se résume à une image sans titre ni chapeau, le lien figure en bas à gauche de l'image et seul le nom de domaine du site apparaît. Selon Elon Musk, cela fera passer plus de temps aux internautes sur son réseau, en les incitant moins à cliquer sur des liens externes. Cette modification est critiquée car il devient plus difficile de vérifier si, dans un message, un lien est bien ce que le message affirme qu'il est, ce qui risque d'occasionner davantage de mensonges et d'exagérations[142] ; d'autre part, ceci dégrade l'accessibilité du réseau.

Début , le réseau perd 60 % de ses revenus publicitaires et 3,5 % de ses utilisateurs actifs quotidiens, ce qui porte leur nombre à 245 millions[143]. Selon une étude de l'agence Gupta Media paru fin étudiant la rentabilité des publicités sur plusieurs réseaux sociaux (Meta, Youtube, TikTok et Twitter/X), le coût pour mille impressions (CPM) des publicités diffusées sur X s'est effondré en un an, passant de 5,77 dollars en à 0,65 dollars en , ce qui constitue la baisse la plus importante parmi les réseaux sociaux étudiés[144],[145]. Selon une étude de l'entreprise Apptopia parue le et publiant de nouvelles données basées sur 100 000 applications disponibles sur iOs et Android, Twitter/X a perdu 13 % de ses utilisateurs actifs quotidiens entre et (passage de 140 à 121 millions). L'écart entre ceux qui consultent quotidiennement l'application et ceux qui ne la consultent que tous les mois se creuse, mais les utilisateurs encore quotidiennement actifs montrent le même taux d'engagement. Le changement de nom de Twitter en X en semble avoir été très négatif, avec une perte en août et septembre de plus de 5 % d'utilisateurs actifs quotidiens[146].

Avec le test du paiement de X mis en place en aux Philippines et en Nouvelle-Zélande, Elon Musk projette un X à trois vitesses. Premièrement un X gratuit permettant que de lire ce qu'il s'y passe. Deuxièmement un X à $ permettant de tweeter et retweeter mais faisant apparaitre l'utilisateur après les comptes premium dans le fil d'actualités. Et enfin le X des comptes premium où l'utilisateur apparait en début du fil d'actualités. Elon Musk croit qu'un X payant, même à un prix annuel de $, va faire fuir les faux comptes et les spams et que les comptes « normaux » seront d'accord pour payer, un pari risqué selon Numerama d'autant plus qu'il juge rare de voir des utilisateurs payer un service jusqu'alors gratuit[147]. Cette expérience reste sans suites.

Début , le réseau commence à revendre des pseudonymes et identifiants d'anciens comptes inutilisés à d'autres personnes, certains au prix de 50 000 euros[148],[149]. Le , Elon Musk annonce revenir sur la modification des règles du badge bleu qu'il avait réalisée. Les comptes ayant ainsi plus de 2 500 abonnés certifiés disposeront gratuitement des fonctionnalités Premium, et à partir de 5 000 abonnés les fonctions premium + leur être offertes, permettant dans les deux cas l'attribution du badge bleu[150]. Le , l'adresse twitter.com, qui pouvait toujours être utilisée en parallèle de x.com, est totalement redirigée vers cette dernière adresse[151]. Le même mois, le réseau permet à l’utilisateur de voir les réponses à un de ses tweets d'un compte qui l'a bloqué[152]. Le , X supprime la possibilité de voir les likes des autres utilisateurs[153]. Courant , E. Musk annonce le déménagement du siège social de X de San Francisco à Austin au Texas qu'il justifie par le vote d'une loi californienne sur la transidentité[154],[155]. Le , Elon Musk, soutien de Donald Trump[156],[157] pour les élections présidentielles de 2024 et utilisant le réseau à des fins de propagande depuis plusieurs mois[158], annonce le retour de l'ancien président sur X plus de trois ans après son bannissement, et quelques mois après la réouverture de son compte[159]. Il diffuse dans la foulée une interview en direct d'une heure avec lui[157],[160].

Thierry Breton demande à Elon Musk de respecter les règles de l'UE dans ce type de débat[161] qui pourrait se voir sanctionné, dont par l'Union européenne dans le cadre du Règlement sur les services numériques[162]. X est aussi jugé très sévèrement pour sa couverture des Jeux olympiques de Paris de 2024[163], et accusée par le gouvernement britannique d'avoir indirectement favorisé les émeutes au Royaume-Uni en [164]. Certains annonceurs disent envisager de quitter X qui laisse passer trop d'informations fausses ou très controversées[165]. Le gouvernement du Royaume-Uni veut en réponse, éduquer la jeunesse face aux théories du complot qui fleurissent dans la société, et notamment sur Internet, favorisant l'incitation à la haine[166]. Selon un article du Monde paru en , Elon Musk « se crée sa propre niche politique pour faire évoluer par l'intermédiaire de X les opinions dans un sens qui lui soit bénéfique ou conforme à ses convictions politiques »[167].

En , X permet de retoucher les messages privés[168], puis, le , supprime la possibilité de bloquer des comptes (on peut seulement empêcher la personne bloquée d'interagir à ses tweets). Cette mesure est controversée, un harceleur peut ainsi espionner sa victime, sans avoir besoin de se créer un nouveau compte[169].

Campagne électorale américaine et départs consécutifs (depuis 2024)

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Durant la campagne électorale des élections présidentielles américaines de , Elon Musk soutient fortement Donald Trump, dont via d'importants financements investis dans des comités d'action politique faisant campagne pour le candidat républicain, comme Building America's Future et Future Coalition PAC, qui affichent des messages politiques ciblant des électeurs potentiels ayant préalablement fait l'objet d'un profilage sociopsychologique ; certains de ces messages sont de fausses informations, par exemple de fausses publicités attribuées à la candidate démocrate Kamala Harris[170]. Musk est également le plus important soutien financier de Trump, à hauteur de 120 millions de dollars[171]. Ce soutien d'Elon Musk est considéré comme ayant joué un rôle déterminant dans la réélection de Trump[172],[173].

Durant la campagne, Musk déclare avoir fait modifier l'algorithme du réseau X pour mettre en avant les messages de Trump et ses propres messages[174]. Cette mise en avant artificielle est confirmée et mesurée par une étude de l'Université technologique du Queensland en [175]. L'usage politique d'un réseau social par son propriétaire n'est pas illégale aux États-Unis, où X n'a pas le statut de média, et où les médias d'opinion sont autorisés, par exemple Fox News[174]. X ne peut cependant plus être considéré comme une plateforme « neutre »[176]. Musk met également en avant sur X des théories complotistes au sujet de ces élections et des précédentes[177]. L'ONG Center for Countering Digital Hate (Centre contre la haine en ligne) estime que de fausses informations publiées par Musk sur X ont été visionnées plus d'1,2 milliard de fois[178]. Plusieurs médias dénoncent une campagne de désinformation surpassant celles des services russes[170],[179].

En , à la suite de la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, qu'Elon Musk a financé et soutenu, le réseau connaît un mouvement important. Certains publicitaires américains ayant déserté la plateforme à la suite du rachat de Twitter par Musk en 2022 annoncent leur retour sur X[180], et inversement, d'autres entreprises américaines annoncent suspendre leurs annonces publicitaires sur X telles que Disney, Apple, Paramount et Balenciaga[181], ainsi que des personnalités américaines du domaine du cinéma et de la littérature[182], bientôt suivies par des entreprises et personnes hors des États-Unis[183]. De nombreux journaux quittent le réseau. En France, un collectif d'universitaires, d'élus et de médias appelé « HelloQuitteX » appelle à fermer les comptes sur X le , jour de l'investiture de Donald Trump[184] ; la plateforme donne des outils pour migrer de cette plateforme et recense ceux qui ont franchi le pas[185].

En Allemagne, les institutions de la mémoire de la Shoah, les organisations de recherche et les personnalités spécialistes de ce domaine quittent ensemble le réseau X en [186],[187],[188]. Le directeur du Comité international d'Auschwitz déclare : « Les survivants de l'Holocauste se sentent de plus en plus menacés par la vision du monde toxique d'Elon Musk, son mépris pour la démocratie et la haine agressive, y compris l'antisémitisme, qui se répandent rapidement sur X. Les survivants ne veulent plus faire partie d'un système de communication où la violence verbale, le cynisme et les mensonges se font de plus en plus éhontés et banalisés chaque jour qui passe »[189].

À la suite du soutien répété affiché par Musk au parti politique allemand d'extrême droite AFD via le réseau X, les départs se multiplient à nouveau. En Allemagne, la Cour fédérale de justice allemande, plus de 60 universités allemandes (le pays en compte un peu plus d'une centaine), plusieurs syndicats dont le syndicat des services Ver.di, plusieurs clubs de football comme le Werder Brême et le FC St. Pauli, ainsi que la chaîne de supermarchés Aldi Nord, quittent le réseau[190]. En France, des institutions de recherche et d'enseignement supérieur annoncent leur départ : les universités de Bordeaux, Bordeaux-Montaigne, l'IUT et le CHU de Bordeaux[191],[192], l'École polytechnique[193], l'université Paris-Saclay[194], l'École des hautes études en sciences sociales[195].

Selon le Financial Times, Twitter compte 237 millions d'utilisateurs actifs quotidiens en 2022, 247 millions en 2023 et 251 millions en 2024[196]. D'autres sources comme l'entreprise de veille de marché Sensor Tower indique qu'après qu'Elon Musk a racheté l'application, Twitter voit son nombre de comptes actifs diminuer de 15 % entre 2023 et [197].

À la suite de l'élection présidentielle américaine de 2024 remportée par Donald Trump, soutenu par Elon Musk, selon l'entreprise, le réseau voit son nombre de comptes actifs mensuels augmenter de %, mais son nombre de comptes actifs quotidiens stagne depuis le rachat[198]. Selon Euronews, 115 000 comptes sont désactivés au lendemain du scrutin[199]. Selon NBC News, Twitter vit son plus grand « exode d'utilisateurs » depuis le rachat de Twitter par Elon Musk[200] car d'après des estimations indépendantes de l'entreprise Sensor Tower, le nombre de comptes actifs quotidiens aurait diminué de 15 % entre 2023 et , tandis que le nombre de comptes actifs aux États-Unis a diminué de 23 % depuis son rachat par Elon Musk en [201]. Depuis, de nombreux utilisateurs indiquent quitter X pour rejoindre le réseau social Bluesky développé depuis le printemps. Ce dernier utilise la même interface et les mêmes principes que X mais s'éloigne des prises de position et des agissements d'Elon Musk[202]. Plusieurs célébrités ont quitté le réseau, depuis cette période[203].

L'issue de l'élection présidentielle américaine marque aussi un retour en masse des annonceurs sur X. En , le nombre d'annonceurs sur la plateforme est 123 % plus élevé qu'à la même période en 2023. Amazon, Dell, Temu, Shein ou encore la NFL sont parmi les plus gros annonceurs de la plateforme X[204].

Peu avant les élections fédérales en Allemagne en février 2025, un rapport de l'ONG britannique Global Witness étudiant les réseaux X, TikTok et Instagram indique que 64 % des contenus proposés par l'algorithme du réseau X sont des publications du parti d'extrême droite AfD, soutenu par Elon Musk, et 72 % sont des contenus de droite ; l'ONG dénonce un biais politique (sans se prononcer sur son caractère volontaire ou non) et un danger pour la démocratie[205].

Le , Elon Musk annonce le rachat de X par sa propre société d’intelligence artificielle xAI, intégralement par échange d'actions valorisant X à 45 milliards de dollars (plus précisément à 33 milliards de dollars + 12 milliards de dollars de dette) sur la base de la valorisation de xAI à 80 milliards de dollars selon sa dernière levée de capital[206]. En , xAI est à son tour rachetée par SpaceX, autre entreprise appartenant à Elon Musk[207].

Courant 2025, X développe une nouvelle application, XChat, qui doit remplacer les messages privés, et qui permet de supprimer un message envoyé, masquer la mention lu d'un message reçu et permet d'envoyer des fichiers. Les messages sont également chiffrés de bout en bout[208].

Entre et fin , selon les chiffres fournis par le réseau à l'Union européenne afin de se conformer au Digital Services Act, le réseau X montre un net déclin en Europe où il perd 11 millions d'utilisateurs, soit environ 10,5 % de ses utilisateurs sur ce continent. Les pays montrant le plus grand nombre de départs sont la France (2,7 millions), la Pologne (1,8 million) et l'Allemagne (1,3 million) ; les départs proportionnellement les plus importants par rapport à la population des pays ont lieu en Lituanie et au Luxembourg, où X a perdu un quart de ses utilisateurs[209].

Linda Yaccarino, PDG de X, quitte ses fonctions en [210].

Fonctionnalités

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En  : après son concurrent Facebook, le réseau social teste également un bouton « Buy now » permettant de réaliser des achats à partir de tweets. Parmi les partenaires associés, Burberry, The Home Depot ou encore le rappeur Eminem. En , le groupe lance un outil qui permet de mieux cibler les annonces que voient les utilisateurs à partir des applications installées sur leur mobile[211].

En , Jack Dorsey demande aux utilisateurs du réseau social la fonctionnalité qu'ils aimeraient voir apparaître, sans surprise, il s'agira de la possibilité d'éditer un tweet déjà rédigé (autrement dit le modifier même après publication)[212]. Mais cette fonctionnalité est difficile à mettre en œuvre, notamment du fait que les publications sur Twitter sont rapides et plus facilement partagées que sur les autres réseaux sociaux pouvant amener à la remise en question de l'intégrité du message publié initialement.

Tweet et retweet

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Chaque court message, le tweet ou gazouillis, était limité, à l'origine, à 140 caractères, avant de passer à 280 caractères en [213]. Il contraint les utilisateurs à être concis dans leur rédaction. Initialement, Twitter pouvait être utilisé par l'intermédiaire des SMS. Ceux-ci étant limités à 160 caractères, Twitter avait pris cette limite et conservé vingt caractères pour ajouter son nom d'utilisateur. La capacité limitée à 140 caractères par message sur le service a favorisé l'émergence de plateformes de contenu, telle TwitPic, qui permettait de poster des images et photos, et de bit.ly pour raccourcir les liens, avant que ceux-ci soient automatiquement raccourcis par Twitter en 2011[214],[215]. Par ailleurs, dès l'été 2015, Twitter avait levé la limite des 140 caractères sur les messages privés pour atteindre 10 000 caractères[216].

Il existe deux manières de « retweeter » : soit comme initialement en copiant/collant intégralement le tweet lu en le précédant de la mention « RT @Bob », soit comme depuis fin 2009 en le « retweetant » automatiquement pour l'afficher à ses abonnés tel qu'on l'a vu soi-même, avec l'avatar de l'auteur d'origine, sauf si l'auteur d'origine utilise un compte protégé[217].

Depuis le , Twitter offre la possibilité de retweeter ou de citer ses propres tweets[218].

Depuis le , Twitter ne décompte plus le nombre de caractères utilisés lors de l'insertion de photos, de vidéos et de gif dans un tweet, ce qui libère vingt caractères supplémentaires[219].

Après le changement de nom en X le , les tweets sont renommés posts.

Abonnements

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Après s'être connecté à Twitter en tant que membre inscrit, on accède aux tweets (mini-messages) en fil postés par ses propres abonnements, c'est-à-dire par les comptes d'utilisateurs que l'on a choisi de « suivre ». Si l'utilisateur Alice[220] « suit » l'utilisateur Bob, on dit qu'Alice est une abonnée de Bob et que Bob est un abonnement d'Alice.

Dans la version française de l'interface, un follower est appelé initialement « suiveur »[221] remplacé par « abonné » et un following, par « suivis »[221] puis « abonnement ». Twitter est un réseau social asymétrique, c'est-à-dire n'engageant pas de réciprocité.

Il est possible pour un utilisateur de restreindre la lecture de ses mini-messages en gardant privé l'accès à son compte, en évitant donc de le rendre public (« tweets protégés »). Les messages sont alors visibles par l'abonné uniquement après validation d'une requête d'ajout à sa liste d'abonnement par l'utilisateur qui a appliqué un accès privé, ces tweets ne pouvant pas être retweetés.

L'accès privé n'est pas le mode par défaut de Twitter. Il n'est pas vraiment dans l'esprit de ce service, et son existence même n'est pas connue de tous les utilisateurs (certains utilisateurs déclarent avoir quitté Twitter parce qu'ils pensaient impossible de rendre son compte privé[222]). En revanche, les comptes qui ne sont pas privés sont bien publics, ce qui implique qu'un tweet est bien un propos public et peut donc être repris et cité dans les médias ou en justice par exemple[223].

Fil d'actualité

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Le fil d'actualité, ou « timeline » en anglais (abrégé « TL »), est la page principale sur laquelle apparaissent les tweets des comptes auxquels l'utilisateur s'est abonné.

Le , Twitter lance un nouveau filtre sur son application mobile permettant de lutter contre le harcèlement en ligne. Ce filtre qualité vise à supprimer les notifications et les apparitions sur le fil d'actualité des tweets contenant des menaces ou des propos offensants envers l'utilisateur[224].

En , alors que les tweets s'affichent habituellement dans l'ordre antichronologique, Twitter décide d'expérimenter d'autres méthodes de classement pour ses messages. Certains utilisateurs voient alors l'ordre de leurs tweets complètement bouleversé et ne tardent pas à témoigner leur mécontentement sur le réseau social[225].

Un nom précédé d'arobase « @ » est un lien vers le compte Twitter de l'utilisateur de ce nom (qui permet de voir tous ses tweets, sauf s'ils sont protégés). Chaque utilisateur peut consulter les mentions qu'il a reçues dans l'onglet « @ Connect », remplacé par « @ Notifications ». Si un tweet débute par une mention, seuls les abonnés suivant le compte mentionné verront le tweet dans leur fil d'actualité (par exemple @Eve rédige un tweet en commençant par @Bob, donc parmi les abonnés de @Eve, seuls ceux qui suivent également @Bob liront le tweet depuis leur fil d'actualité).

Hashtags - mot-clic - mot-dièse

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Un mot précédé du signe « # » (croisillon) est un hashtag. Au Québec, l'Office québécois de la langue française a créé et proposé en le terme « mot-clic »[226]. En France, la Commission générale de terminologie et de néologie a proposé en le terme « mot-dièse »[227]. Il s'agit d'un sujet attribué au message, Twitter peut afficher tous les tweets comportant un hashtag précis, et établit un classement des mots ou bien des hashtags du moment les plus utilisés (les trending topics, désormais disponibles pour les tweets rédigés en français[228])  d'où parfois des détournements du système, sur le même principe que le bombardement Google.

En pratique Twitter a un vocabulaire propre, les utilisateurs du service de microblog créent de nombreux hashtags sous forme d'abréviations. Ci-dessous sont identifiés les plus couramment utilisés[229] :

  • #TT, Trending Topics (sujets tendances) ;
  • #FF, FollowFriday (tradition  qui s'essouffle  consistant à indiquer, chaque vendredi, des comptes Twitter que vous souhaitez recommander aux abonnés de votre fil) ;
  • #PP, Profile Picture (photo de profil) ;
  • #NP, Now Playing, utilisé pour parler de la musique que l'on est en train d'écouter (musique, radio…) ;
  • #NW, Now Watching, utilisé pour parler de ce que l'on est en train de visionner (télévision, film, vidéos…) ;
  • #LT, Last Tweet (ou tweet précédent), utilisé quand un utilisateur fait une référence à son précédent tweet posté (par exemple, lorsqu'il n'a pas eu assez de place pour écrire ce qu'il souhaite dans son tweet) ;
  • #NSFW, Not Safe For Work (pas sûr pour le travail), utilisé pour signaler un contenu inapproprié dans un cadre professionnel ou en public, indécent, voire vulgaire, violent ou à caractère sexuel.

Tous les jours, de nombreux hashtags voient le jour et se popularisent par viralité, selon l'actualité du moment ou pour des raisons humoristiques (mèmes). De nombreux médias, acteurs institutionnels, marques… promeuvent des hashtags, sur Twitter et d'autres supports (télévision, publicité, presse-papiers…) pour inciter les internautes à communiquer sur leurs sujets (par exemple : #ConfPR pendant les conférences de presse du président de la République française[230]).

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Les trending topics, abrégés « TT » sur Twitter, sont les sujets tendances. Ce sont des mots, des hashtags ou des phrases qui ont été tweetés de multiples fois durant une période. Il est possible d'afficher les tendances par pays, par ville ou encore dans le monde entier.

Depuis 2012, dans un tweet, le symbole « $ » placé devant le code d'une devise boursière permet de consulter en temps réel les discussions sur les sociétés cotées en Bourse[231]. Par exemple « $AAPL » pour Apple ou bien « $TWTR » pour Twitter.

Comptes certifiés

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Messages directs

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Les utilisateurs peuvent s'échanger des messages privés à travers des « messages directs », « MD » (« Direct Message » en anglais, abrégé « DM »). Cependant, on ne peut envoyer de DM que si l'on est abonné à un compte et que ce compte est lui-même abonné en retour (abonnements réciproques). Le , Twitter a introduit la possibilité d'envoyer des « messages directs » de plus de 140 caractères. Cette limite de 140 caractères a été supprimée le [232].

En 2014, Twitter propose un nouveau service, Audio card, qui permet de partager de la musique, d'écouter et de découvrir la musique des autres utilisateurs directement sur le site de microblogging. L'un des principaux partenaires de ce nouveau système d'écoute en ligne est la plateforme SoundCloud dans laquelle Twitter investit 70 millions de dollars en [233].

Le , Twitter introduit les audio tweets[234], c'est-à-dire la possibilité d'inclure des messages audios directement dans ses tweets. Le , Twitter présente Spaces Espaces »), une nouvelle f