TPG Capital
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique | |
| Domaines d'activité | |
| Siège |
Fort Worth (94710, Texas, États-Unis) |
| Pays |
| Fondateurs |
David Bonderman, James Coulter (en) |
|---|---|
| Directeur |
Jon Winkelried (en) (depuis ) |
| Organisme affilié |
Skyway Airlines (en) |
| Site web |
(en) www.tpg.com |
| CIK |
|---|
TPG Capital (anciennement Texas Pacific Group) est un fonds de placement américain fondé en 1992.
Histoire
[modifier | modifier le code]Le premier gros rachat de TPG est celui, en 1993, de la compagnie aérienne en difficulté Continental Airlines, revendue 5 ans plus tard à Northwest Airlines après l'avoir réorganisée, avec 700 millions de dollars de plus-value. Sa première incursion en Europe a lieu en 1996 avec le la prise de contrôle de Ducati[1].
En 1998, TPG prend le contrôle du groupe suisse Landis & Gyr Communications[2]. L'entreprise fait faillite trois ans plus tard[3]. L'entreprise est accusée d'être responsable de la faillite, pour avoir organisé le rapatriement aux États-Unis des brevets d'invention de l'entreprise, lors de la crise qui secoue Gemplus International, dirigée par TPG depuis 1999[4].
Le , TPG Capital achète la part de 12,15 % de News Corp dans la société chinoise Phoenix Television, détenue au travers de STAR TV, pour 213,73 millions de dollars[5].
Le , un consortium comprenant TPG Capital et le groupe chinois Fosun achète le groupe québécois Cirque du Soleil[6].
Le , Vice Media annonce un apport de capital de 450 millions de dollars par TPG Capital (près de 8% du capital) donnant au groupe de média une valorisation de 5,7 milliards de dollars[7],[8],[9].
Controverses
[modifier | modifier le code]Affaire Gemplus
[modifier | modifier le code]La prise de contrôle en 2000 d’une minorité de blocage au capital de l'entreprise française Gemplus, leader mondial des cartes à puce, lance une controverse quelques années plus tard. Cette opération s’inscrit dans un contexte de guerre économique où TPG est accusé par plusieurs observateurs français[10] de mener une stratégie visant à démanteler le groupe et à transférer ses brevets sensibles vers les États-Unis. Sous l’influence de TPG, Gemplus a notamment tenté de transférer une partie de ses activités hors de France, provoquant la mobilisation des cadres et actionnaires historiques. En 2002, TPG nomme Alex J. Mandl à la tête de Gemplus, un dirigeant également lié au fonds In-Q-Tel, lui-même créé par la CIA pour financer des technologies stratégiques. Ces éléments alimentent des controverses et analyses considérant TPG comme un instrument indirect des services de renseignement américains dans une logique d’espionnage industriel et de guerre économique[11],[12],[13],[14].
Participations
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Le mystérieux Texan qui fait ses courses en Europe, l'Expansion, 23 septembre 1999
- ↑ Landis & Gyr Communications est séparé d'Elektrowatt, Le Temps, 9 juillet 1998
- ↑ Landis & Gyr Communications dépose son bilan, Les Échos, 10 janvier 2001
- ↑ Gemplus, la puce fratricide, Libération, 19 août 2002
- ↑ (en) Reuters, « TPG pays Murdoch unit $214 million for Chinese media company stake », sur Reuters, (consulté le )
- ↑ Le Monde du 20 avril 2015
- ↑ (en) Lukas I. Alpert, Shalini Ramachandran, « Vice Media Secures $450 Million Investment From Private-Equity Firm TPG », sur The Wall Street Journal, (consulté le )
- ↑ (en) Lucas Shaw, « Vice Valued at $5.7 Billion With $450 Million TPG Investment », sur Bloomberg News, (consulté le )
- ↑ (en) Reuters, Nathan McAlone, « Vice landed a blockbuster valuation of $5.7 billion and $450 million in fresh cash — but Disney didn't put in more money », sur Business Insider, (consulté le )
- ↑ AEGE, « Guerre économique, Ere du soupçon dans les secteurs sensibles », sur www.aege.fr, (consulté le )
- ↑ « Il faut sauver le soldat Gemplus »
, sur ege.fr, (consulté le ) - ↑ « L’Affaire Gemplus », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Mathis Romanet, « L’affaire Gemplus, c’est en tombant qu’on apprend ? », sur Enderi (consulté le )
- ↑ « De Gemplus à Gemalto : la guerre secrète continue… | Nicolas Moinet », (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Site officiel