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Rome

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Rome
Roma
Rome
De gauche à droite et de haut en bas : le Colisée, le monument à Victor-Emmanuel II, la place de la République, le château Saint-Ange, la fontaine de Trevi, la basilique Saint-Pierre et une vue aérienne de la ville.
Blason de Rome
Armoiries
Drapeau de Rome
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région du Latium Latium 
Ville métropolitaine Rome Capitale  
Maire
Mandat
Roberto Gualtieri (PD)
2021-2026
Code postal 00100 (générique), de 00121 à 00199
Code ISTAT 058091
Code cadastral H501
Préfixe tél. 06
Démographie
Gentilé Romain, Romaine
Population 2 745 062 hab.[1] (2026)
Densité 2 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 53′ 19″ nord, 12° 29′ 12″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 140 m
Superficie 128 820 ha = 1 288,2 km2 [2]
Divers
Saint patron Saint Pierre et Saint Paul
Fête patronale 29 juin
Localisation
Localisation de Rome
Localisation dans la ville métropolitaine de Rome Capitale.
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Rome
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Rome
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Rome
Liens
Site web www.comune.roma.it
Vue nocturne sur le pont Saint-Ange et la basilique Saint-Pierre.
Rome vue de la colline du Janicule.
Rome vue de Saint-Pierre.

Rome (/ʁɔm/[3] Écouter ; en italien : Roma /ˈroːma/[4] Écouter) est la capitale de l'Italie. Située au centre ouest de la péninsule italienne, près de la mer Tyrrhénienne, elle est également la capitale de la région du Latium. En 2019, elle compte 2 844 395 habitants établis sur 1 285 km2, ce qui fait d'elle la commune la plus peuplée d'Italie et la troisième plus étendue d'Europe après Moscou et Londres[5]. Son aire urbaine recense 4 356 403 habitants en 2016[6],[7]. Bâtie sur sept collines[8], son centre se situe près de l'embouchure du Tibre et est divisée en vingt-deux rioni. Elle présente en outre la particularité de contenir un État enclavé dans son territoire : la cité-État du Vatican (Stato della Città del Vaticano), dont le pape est le souverain. C'est le seul exemple existant d'un État à l'intérieur d'une ville[9].

L'histoire de Rome s'étend sur plus de 28 siècles, depuis sa fondation mythique par Romulus en jusqu'à son rôle actuel de capitale de la république italienne. Second berceau de la civilisation occidentale après Athènes, la ville fut successivement le centre de la Royauté romaine, de la République romaine (), puis de l'Empire romain (). Durant cette période, où naît la célèbre expression proverbiale « tous les chemins mènent à Rome », la ville aurait compté entre un et deux millions d'habitants et domine l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient tant militairement que culturellement, diffusant dans ces territoires la langue latine, ses arts et techniques ainsi que la religion chrétienne. Depuis le Ier siècle, elle abrite le siège de l'Église catholique romaine, au sein des États pontificaux (752-1870) puis de la Cité du Vatican. Sa devise antique, Senatus populusque Romanus (le Sénat et le peuple de Rome) abrégée en S.P.Q.R., a traversé les siècles et reste de nos jours l'emblème de la ville[10].

Considérablement agrandie par de grands travaux sous Jules César et surtout sous Auguste, la ville est partiellement détruite lors du grand incendie de Rome — le Circus Maximus notamment. À partir du XVe siècle, presque tous les papes depuis Nicolas V (1447-1455) perpétuent la tradition de l'architecture romaine et ambitionnent de faire de Rome le principal centre culturel et artistique de l'Occident. La ville devient l'un des foyers de la Renaissance italienne, avec Florence et Venise, et donne naissance au style baroque — dont témoigne encore son centre historique, classé par l'UNESCO comme site du patrimoine mondial[11]. Des artistes comme Michel-Ange, Raphaël ou Le Bernin s'y installent et produisent des œuvres telles que la basilique Saint-Pierre, la chapelle Sixtine, la fontaine de Trevi, le Capitole ou les Chambres de Raphaël. Au XIXe siècle, Rome est le symbole de l'unité italienne et devient la capitale du royaume d'Italie, puis de la République après la Seconde Guerre mondiale.

Ville mondiale[12], du fait de son patrimoine architectural, urbain et culturel[13], Rome fait partie des principales destinations touristiques de l'Europe[14]. La Ville éternelle[15] est, au niveau architectural, l'une des plus belles villes du monde, et fréquentée par les touristes depuis le XVIIIe siècle. Le siège de la papauté et le pèlerinage de Rome en font un lieu éminent pour les chrétiens du monde entier depuis des siècles[16]. Les musées du Vatican et le Colisée sont parmi les sites les plus fréquentés. Rome est aussi l'un des plus grands sites archéologiques du monde, et compte également de nombreux ponts et fontaines, 900 églises, ainsi qu'un grand nombre de musées et d'universités. Outre le tourisme, l'économie de la « Ville éternelle » est également orientée vers les nouvelles technologies, les médias et les télécommunications depuis les années 2000. Rome a aussi organisé les Jeux olympiques d'été en 1960. Rome n'est jumelée qu'avec une seule ville, Paris : « Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris »[17],[18].

Géographie

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Localisation

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Représentations cartographiques de la commune
Carte
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

Au centre de la péninsule italienne, Rome sépare l'Italie du sud de l'Italie du nord. En effet, la capitale est située à 187 km au nord-ouest de Naples, à 234 km au sud-sud-est de Florence, à 372 km à l'ouest-nord-ouest de Bari, à 424 km au nord de Palerme et à 479 km au sud-est de Milan.

La ville est située dans la région du Latium, à la confluence de l'Aniene et du Tibre. Le centre-ville est situé à environ 25 kilomètres de la côte de la mer Tyrrhénienne, mais l'agglomération romaine s'étend jusqu'à celle-ci par le biais du Municipio X formant l'actuel quartier d'Ostie, appelée aussi Lido di Roma (Lido signifie « littoral » en Italien). C'est pourquoi Rome est une des rares capitales européennes à se prévaloir d'un littoral, et d'environ 20 km de plages[19]. À proximité de la ville, on trouve à 30 km au nord-est le lac de Bracciano, et au sud-est à environ 20 km du centre les Castelli Romani, au milieu des collines des Monts Albains.

La ville est la plus étendue d'Italie, et l'une des plus vastes d'Europe, avec 1 285 km2 (soit douze fois la superficie de Paris intra muros)[20]. La petite surface du centre-ville, qui ne représente que 5 % de la commune, donne une impression erronée de sa superficie réelle. En effet, la Commune de Rome est la troisième capitale la plus étendue d'Europe (après Moscou et Londres)[20], et s'étend jusqu'au littoral de la mer Tyrrhénienne, 24 km plus loin.

Rome a incorporé des zones abandonnées pendant des siècles, pour la plupart marécageuses, impropres à l’agriculture et n’appartenant à aucune municipalité. C'est pourquoi elle comprend de nombreuses zones agricoles et des zones non construites, des parcs et des réserves naturelles, qui occupent les deux tiers de la surface de la cité.

La partie urbanisée ne représente donc qu'un tiers de la ville, avec en conséquence une densité de population peu élevée (2 300 hab./km2, à comparer aux 21 000 de Paris intra muros mais 8 700 pour la Métropole du grand Paris, aux 7 500 de Bruxelles ou aux 5 600 de Londres)[21]. Rome constitue donc un cas unique, avec Berlin dans une moindre mesure, dans le monde occidental en raison de l'immensité de la campagne qui entoure la ville et de l'interpénétration de la ville et de la campagne[22]. En termes d'agglomération toutefois, celle de Rome se classe 9e en Europe, bien après celle de Paris qui est troisième.

Topographie et relief

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Carte ancienne de la topographie de Rome, 1557 (Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, NuBIS).

L'altitude varie, d'un niveau proche du niveau de la mer sur les bords du Tibre, en passant par 13 m sur la Piazza del Popolo, point le plus bas hors des berges, à 140 m à Monte Mario. Le territoire de la ville présente des paysages naturels variés : des reliefs, avec des monts et des collines (y compris les Sept Collines historiques), des plaines, des zones de campagne (Agro Romano, avec des champs cultivés, des prés, des fermes, des allées de pins parasols), des « marranes » (fossés ou tranchées avec de petits ruisseaux), le fleuve Tibre et ses affluents, dont la rivière Aniene, une île fluviale (île Tibérine), et des zones côtières avec des forêts de pins, des dunes et des plages de sable (Capocotta), sur la côte de la mer Tyrrhénienne longeant le Lido di Ostia[23].

Vue sur la partie est de Rome depuis le Vittoriano, avec au premier plan la Basilique de Maxence et Constantin et le Colisée au second.

Le centre historique de Rome est dominé par les sept collines : Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal, se situant toutes sur la rive gauche du Tibre qui traverse la ville en direction du Sud et au milieu duquel se trouve l'île Tibérine. Le centre-ville comprend également les collines du Janicule, du Pincio et du Vatican, ainsi que le relief artificiel de Mont Testaccio. Hors des murs se trouvent d'autres collines, plus élevées, comme le Monte Mario (140 m), le mont Parioli ou le mont Antenne. La ville antique était entourée par des murailles dont le mur d'Aurélien, une enceinte construite par l'empereur Aurélien en 270 pour protéger les quartiers qui s'étaient développés en dehors de la Muraille Servienne. Cette partie de Rome couvre environ 4 % de la superficie de la municipalité actuelle qui s'étend bien au-delà de l'espace proprement urbain.

Le centre historique est l'une des cités antiques les plus grandes du monde, il est divisé en 22 Rioni et comprend environ 300 hôtels, plus de 2 000 palais, 300 églises, 200 fontaines monumentales, plusieurs sites archéologiques, huit parcs, les principaux monuments de la ville, les institutions gouvernementales et des milliers de magasins, bureaux, bars et restaurants.

Le reste de la ville est divisé en quartiers urbains qui contiennent la majorité des immeubles modernes. La zone urbaine de la ville est coupée en deux par son périphérique, le Grande Raccordo Anulare (68 km[24], près du double du périphérique parisien), achevé en 1962, qui entoure le centre-ville à environ 10 km. La commune couvre environ trois fois la superficie totale du Raccordo. Au-delà, se développent de nouveaux quartiers regroupant les secteurs tertiaires, et les nouveaux quartiers résidentiels débordant largement le périphérique (Torrenova, Acilia), et eux-mêmes ceinturés par le périphérique de l'autoroute A1 Milan-Naples.


Rome bénéficie d'un climat méditerranéen (Köppen : Csa) caractéristique des côtes méditerranéennes de l'Italie[25]. Les hivers sont doux, et les coups de froid en provenance des Apennins sont infréquents. La neige est très rare. Les étés sont chauds et secs, mais influencés par la proximité de la mer. Un record absolu de chaleur a été mesuré le , atteignant 44,6 °C au centre de Rome. Les précipitations atteignent leur maximum lors des pluies orageuses d'automne. La plus haute température à Rome fut de 44,6 °C le et la plus basse fut de −9,4 °C le à Ciampino. La commune est si vaste et son relief si varié qu'il peut y avoir des variations climatiques importantes, par exemple entre les quartiers nord et ceux du sud, ou entre le centre-ville et le littoral.

Relevé météorologique de Rome Aéroport Ciampino (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 23,8 26 28,6 32 37,2 42,8 44,6 43,7 41,8 38,2 29,4 26,2 44,6
Maximale moyenne 14 14,6 18,3 21,4 25,2 31,5 33,9 32,7 28 23,9 18,3 15,4 22,6
Moyenne 9 9,4 12,9 16,2 20,2 24,8 27,9 27 22,7 18 13,9 10,5 17,6
Minimale moyenne 4 4,2 7,4 10,2 15,3 17,1 21,9 21,3 17,6 13,4 8,8 4,5 12,5
Record de froid −9,4 −6,9 −3,5 1,4 3,8 9,6 13,1 13,3 6,9 1,8 −2,2 −4,6 −9,4
Précipitations
Hauteur (mm) 69,1 70,5 56,9 68,5 17,6 1 0,1 0,4 43,9 51,1 87,6 91,1 492,8
Ensoleillement
Heures 170,9 192,8 207,4 241 293,5 335 361,7 337,6 307 215,3 169 161,6 2 972,8
Source : Servizio Meteorologico[26] Ensoleillement[27]

Environnement

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Écosystème

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Situé à la frontière entre le nord méditerranéen et une zone plus froide liée à la présence des Apennins et des volcans, l'écosystème de Rome se divise en trois zones : humide autour du Tibre et de l'Aniene, plus sec vers la partie Est, et plus méditerranéen sur la partie proche de la côte. La faune et la flore se répartissent selon ce découpage.

Avec sa diversité de paysages et son étendue, Rome offre une grande variété d'habitats pour les plantes. Une analyse de la flore réalisée en 1995 a permis de dénombrer plus de 1 300 espèces de plantes : ce nombre, important pour une ville de cette taille, s'explique grâce à la douceur du climat et à l'ensoleillement. Parmi les espèces les plus typiques, les pins, pins parasols, cyprès, palmiers, lauriers-roses, magnolias, eucalyptus, cèdres, chênes verts, sont présents dans les parcs, les allées, les zones archéologiques, le long des routes, sur les places. La visibilité de cette verdure méditerranéenne et exotique crée une impression de ville verte.

La faune également bénéficie de ces conditions écologiques particulières. Il a été dénombré à Rome 145 espèces de vertébrés. Les chats, vivant en liberté, notamment dans les zones archéologiques, seraient près de 300 000, et sont depuis 2001 protégés à titre de « patrimoine bioculturel »[28]. La présence d'oiseaux, comme les cormorans et les mouettes en plein centre-ville[29], prouve la qualité biologique des eaux des fleuves, où vivent suffisamment de poissons et en assez grande variété pour les nourrir[30].

Parcs et espaces verts
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Rome est l'une des capitales les plus vertes d'Europe[31]. Elle possède un grand nombre de parcs qui appartenaient auparavant à l'aristocratie locale. Les jardins sont souvent nommés « villas » car ils se trouvent sur d'anciennes propriétés patriciennes. Rome est également une des seules grandes villes à avoir autant d'espaces agricoles et de campagne en son sein, l'Agro Romano. Au total, les zones vertes libres couvrent une superficie totale de 86 000 hectares, soit 67 % des 128 500 hectares de Rome Capitale[32].

Parmi les grands parcs du centre-ville, se trouvent :

La protection des zones naturelles est un phénomène assez récent à Rome, puisque c'est en 1987 qu'a été créée la première réserve naturelle (parc urbain du Pineto) et l'année suivante le parc régional de l'Appia Antica (1988). Le maintien d'espaces naturels grâce aux vestiges archéologiques est particulier à Rome, et permet à la nature d'arriver au centre de la ville. Il existe toujours des champs cultivés, des prés, de vieilles fermes, des allées de pins parasols, des pinèdes, vallons ou des zones humides. L'organisme de protection de la nature Romanatura, créé en 1997, a permis d'amplifier le nombre de zones protégées (actuellement[C'est-à-dire ?] de quatorze)[32] , parmi lesquelles :

Vue de Rome depuis le Janicule.

Ostie, Ostia Antica, Acilia Nord, Acilia Sud, Vitinia, Infernetto, Trigoria, Piana del Sole, Casal Palocco, Castel di Leva, Villaggio Prenestino (it), Castelverde, Corcolle, La Storta-Olgiata, Massimina, Monte dell'Ara-Valle Santa.

Communes limitrophes

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Albano Laziale, Anguillara Sabazia, Ardea, Campagnano di Roma, Castel Gandolfo, Castel San Pietro Romano, Ciampino, Colonna, Fiumicino, Fonte Nuova, Formello, Frascati, Gallicano nel Lazio, Grottaferrata, Guidonia Montecelio, Marino, Mentana, Monte Porzio Catone, Monte Compatri, Monterotondo, Palestrina, Poli, Pomezia, Riano, Sacrofano, San Gregorio da Sassola, Tivoli, Trevignano Romano, Zagarolo, lanuvio.

Étymologie et symboles

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Le nom de la ville est dû selon la tradition à la légende des jumeaux Romulus et Rémus[33], où le premier tua le second, obtenant ainsi le droit de donner son nom à la ville qu'il construisait. Une autre hypothèse suggère que le nom de Rome viendrait du mot Rumon, nom étrusque du Tibre, qui serait ainsi devenue « La ville du fleuve »[34]. On a aussi évoqué une origine provenant du mot grec ῥώμη / rhốmê, « force »[35]. La date légendaire de la fondation de la ville est fixée au 21 avril de l'an 753 av. J.-C.[33] (date qui a été retenue comme celle du début du calendrier romain).

Surnoms de Rome

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  • La Ville aux Sept Collines[36] ; désignant traditionnellement les principales collines sur lesquelles est édifiée la Rome antique ;
Emblème de la ville de Rome, avec la devise antique « SPQR ».
  • La Ville éternelle (en latin : Urbs Aeterna ; en italien : La Città Eterna) donnée par le poète romain Tibullus au Ier siècle av. J.-C., expression également reprise par Ovide, Virgile et Tite-Live[15] ;
  • Caput mundi (du latin : « Capitale du monde »), expliqué par l’immensité croissante de l’Empire romain qui a fait de Rome l’une des villes les plus influentes de l’histoire ;
  • L'Urbs La Ville » en latin), car dans l'Antiquité le mot Urbs désignait Rome, qui était considérée comme la ville par excellence ;
  • Caput fidei (du latin : « Capitale de la foi ») et Ville Sainte, car Rome a été pendant des siècles le siège principal du pouvoir de l’Église catholique (qui est donc très souvent aussi appelée l’Église catholique romaine).

Les symboles de Rome sont :

  • la louve capitoline, inspirée par la légende de la fondation de Rome ;
  • SPQR (le Sénat et le peuple romain)[37] : la devise antique, qui est toujours celle de la ville de Rome : elle fait partie du blason de la ville, et figure toujours sur les édifices publics, bâtiments et bouches d'égout.

Les couleurs de Rome sont le rouge et le jaune (la pourpre et l'or).

Origine légendaire

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Selon la légende, Rome aurait été fondée le « Varron date l'événement de la 3e année de la 6e Olympiade, soit entre l'été 754 et le printemps 753. Et puisque le jour de la fondation est associé à la fête de Parilia par Romulus (sur le mont Palatin), qui aurait tué son frère jumeau Rémus lors de la création de la ville. Ces deux frères sont les descendants du dieu Mars et de Rhéa Silvia, fille de Numitor. La généalogie légendaire de Romulus permet de donner une origine divine à Rome : la Ville aurait été créée, car les dieux le voulaient ainsi. Les Romains affectionnent de lier l'histoire de Rome à celle de la mythique ville de Troie et de sa chute ; peut-être trouve-t-on là l'intention de la fable, rapportée par Plutarque, sur une origine de la ville du fait de naufragés troyens et troyennes, reprenant la trame narrative des Nauprestides[38]. »

D'après l'archéologie

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D'après les sources archéologiques, les premiers occupants du site au VIIIe siècle av. J.-C. étaient des bergers vivant dans des cabanes installées sur le Mont Palatin, une colline qui domine le Tibre.

À la même époque, la péninsule italienne est occupée par plusieurs peuples : les Grecs au Sud, les Carthaginois en Sardaigne et en Corse, les Étrusques au Nord, des peuples italiques au centre. Ce sont les Étrusques qui, au VIIe siècle av. J.-C. réunissent les villages dans la plaine du Latium et créent une cité qui est protégée par les sept collines environnantes et par ses remparts.

Démographie

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Pyramide de Caius Cestius et Porta San Paolo.
Miniature de la construction de Rome du manuscrit enluminé de l'Histoire ancienne jusqu'à César de Saint-Jean-d'Acre (Ms 562), 1260-1270, conservé à la Bibliothèque municipale de Dijon.

Rome est l'une des rares capitales du monde qui a été constamment habitée depuis près de trois millénaires. Les spécialistes considèrent que Rome était, à l'époque impériale (c'est-à-dire pendant la période comprise entre les débuts de l'époque chrétienne et le VIe siècle), la plus grande ville du monde, comptant entre un et deux millions d'habitants[39] (à peu près la taille de Londres au début du XIXe siècle, lorsque Londres était la plus grande ville du monde).

Rome a commencé à avoir des caractéristiques strictement urbaines avant même l'avènement de la dynastie étrusque des Tarquins (fin du VIIe siècle av. J.-C.). Vers le milieu du VIe siècle av. J.-C., sous le roi Servius Tullius, on estime que Rome comptait déjà au moins 30 000 habitants, ce qui en faisait l’un des centres les plus importants de la région étrusque et du Latium. Moins de trois siècles plus tard, à la veille des guerres puniques (vers 270 avant J.C.), la ville apparaissait déjà, avec 187 000 habitants, comme l'une des grandes métropoles de la Méditerranée occidentale, dépassée en population seulement par Carthage[40],[41].

À la fin de l'époque républicaine (seconde moitié du IIe siècle av. J.-C.), Rome devint le centre habité le plus peuplé du monde, et cela pendant presque toute l'ère impériale, certainement jusqu'au premier sac par les Wisigoths (410), sans doute encore jusqu'à la veille de la conquête des Vandales et du second pillage, presque un demi-siècle plus tard, en 455.

Sous Auguste, la population romaine s'élevait à environ un million d'habitants, atteignant son expansion maximale à l'ère antonine (milieu du IIe siècle apr. J.-C.), avec entre 1 200 000 et 1 700 000 habitants entassés dans environ 49 000 bâtiments (la plupart comprenant plusieurs étages)[42],[43]. La ville devra attendre le recensement de 1951 pour atteindre à nouveau ces niveaux démographiques. Au cours des deux cents années suivantes, la population connut un certain déclin, s'établissant au début du Ve siècle entre 700 000 et un million d'habitants. Au milieu de ce même siècle, quatre décennies après le sac de 410, la métropole capitoline abritait encore 650 000 habitants dans ses murs. Le deuxième sac des Vandales (455), beaucoup plus destructeur et sanglant que le précédent, et les longues années de guerre et de famine qui suivirent décimèrent la population romaine. Au début du VIe siècle, la ville n'abritait plus qu'environ 200 000 personnes. Selon Procope, après son premier sac de Rome en 546, le Goth Totila n'aurait laissé à Rome que cinq cents habitants presque morts de faim. La ville, après avoir subi plusieurs sacs, tant par les Goths que par les Byzantins, ne comptera plus que 30 000 habitants à la fin des guerres gothiques, ce déclin démographique entraînant une rétraction du tissu urbain vers l'anse du Tibre et le champ de Mars[44]. La population de la ville est restée à ces niveaux pendant presque tout le Moyen Âge. Au XIe siècle, le sac de Rome opéré par les Normands de Robert Guiscard décima encore plus la petite communauté romaine[45]. La renaissance qui a suivi, approchant au XIIe siècle les 80 000 habitants, a toutefois cessé au XIVe siècle en raison de la peste et des conflits entre les nobles romains, les papes et la ville. Une forte augmentation démographique s'est produite au XVe siècle et dans les premières décennies du siècle suivant. Selon le recensement pontifical réalisé entre la fin de 1526 et le début de 1527, à l'époque du Sac de Rome, la ville de Rome comptait 55 035 habitants, principalement composés de colonies originaires de différentes villes italiennes, à majorité florentine, mais réduits à 20 000 après cet événement tragique, devenant une petite ville.

La reprise est cependant assez rapide : en 1600, Rome avait atteint 110 000 habitants. L'augmentation de la population s'est toutefois ralentie au cours du XVIIe siècle et de la première moitié du XVIIIe siècle, la ville n'atteignant que 156 000 habitants en 1750. Par la suite, cette hausse modeste a été maintenue, avec des hauts et des bas déterminés par certains événements historiques importants (dont l’invasion napoléonienne en premier lieu), pendant les cent vingt années qui ont suivi.

Après l'annexion de Rome au royaume d'Italie en 1870 et son choix comme capitale du pays, la ville connut un développement spectaculaire : les 210 000 habitants qu'elle comptait à cette date (quatrième place après Naples, Milan et Gênes) étaient passés à 500 000 au début du XXe siècle. Le million d'habitants est franchi dans les années 1930, Rome redevenant la plus grande municipalité de la péninsule.

Après la Seconde Guerre mondiale, Rome a continué à se développer et à augmenter sa population à la suite du boom économique, qui a conduit à la construction de nombreuses zones suburbaines dans les années cinquante et soixante. Les deux millions d'habitants sont atteints en 1960, et en 1980, la ville abritait 2,8 millions de personnes[46].

Situation actuelle

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Aujourd'hui, la population de la ville s'est stabilisée à 2,8 millions d'habitants, et son aire urbaine en compte à peu près 4 millions sur 5 352 km2. C'est la troisième agglomération d'