MA ROQUINERIE

"laissez l'onde aller légÚre aux sources du souvenir...c'est là que se trouve le meilleur à venir" kb

mardi, septembre 25, 2007

Le blog a déménagé

le blog a déménagé ici :

mercredi, septembre 19, 2007

Déménagement

bonjour,
bon là je n'arrive pas à surmonter la couille qui rend ce blog aussi blanc que les neiges du kilimandjaro et ce malgré mon dextre bidouillage de ces grognasses de balises Html.
je tente donc un déménagement par là, et si tout va bien donc cette page se désagrégera au fur et à mesure que l'autre se construira...un transfert quoi! cela vous permettra de redécouvrir les archives et me permettra à moi de profiter des nouvellesfonctionalités XML de blogspot

kb

lundi, septembre 17, 2007

En mĂȘme temps que moi...

photo by Zorgnic















Murmures du soir
Étoiles au ciel Ă©corchĂ©
L’automne s’en vient...



vendredi, août 10, 2007

je vais, je tire et je reviens...















Chers lecteurs invétérés, lectrices passionnées et autres bizarreries version 2.5 du web.
Voila ! Comme Ă  l’accoutumĂ©e, enfin si les 27 mois d’existence de ce blog peuvent faire office de coutume, cet espace va se mettre un petit peu au vert le temps d’aller pour moi moissonner quelques bribes de vie rĂ©elle en ce mois d’aoĂ»t qui en fait se prĂȘte beaucoup plus au jaune des blĂ©s, au bleu intense de la mer et Ă  la couleur chair.

Demain dĂšs l’aube donc, Ă  l’heure ou blanchit la campagne je m’en irai par les chemins, mon baluchon sur l’épaule chantant un air de mouskir et pour seul compagnon mon horrible canin gambadant sous l’ombre bienveillante de mes miches (c’est juste l’ombre de mon baluchon ?? ah bon !...j’aurai pourtant cru
.)

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'Ăąme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme...en remerciant Rimbaud pour lui avoir empruntĂ© ces derniers mots et aussi abdel qui m’a prĂȘtĂ© un peu de sous
Allez
hue le canin
et cesse de remuer la queue devant tout le monde
. ! il est fou ce chien...tiens je pense à un truc...avec ses yeux bigleux je vais te me le rebaptiser "Aflelou"

lundi, août 06, 2007

L'opium s'en va, le bĂąton reste...

(*) ARB (Ahmed Reda benchemsi, directeur
de la publication Telquel et Nichane) à l'entrée du tribunal



Comme quoi on ne peut dans une dichotomie hasardeuse dissocier les deux composants du puissant léthargique de la société marocaine.

Couronnant les efforts d’un processus classique de dĂ©saveu programmĂ© que subissait la double publication Telquel-Nichane, le verdict de saisie vient de tomber samedi dernier par la sacrĂ©e voix caverneuse du premier ministre en qui notre trinitĂ© Ă  nous (Dieu, la patrie , le Roi) vient de trouver son Perceval.

Craignons que pour cette fois les accusĂ©s ne bĂ©nĂ©ficieront certainement pas de circonstances attĂ©nuantes et feront certainement les frais de leur rĂ©cidivisme, ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© amenĂ©s Ă  comparaĂźtre pour les mĂȘmes raisons il y a de cela Ă  peine moins d’une annĂ©e.

DĂšs lors on ne peut qu’ĂȘtre amenĂ©s Ă  se poser les questions suivantes :
ARB* est-il amnĂ©sique ? Ou bien son mĂ©pris du systĂšme le pousse-t-il Ă  braver sa trouille naturelle tablant sur un hypothĂ©tique aval du pouvoir tant qu’il continuera Ă  adopter la ligne Ă©ditoriale consistant Ă  casser du barbu sans grand discernement ?


Si le Roi est jeune et bon, la monarchie n’en est pas moins vieille de plus d’un millĂ©naire et, dans un long processus de dĂ©senvoĂ»tement, il apparaĂźt que si les feuilles de la tradition sont plus aptes Ă  brĂ»ler dans un brasero dĂ©mocratique sous les vents du changement en dĂ©gagent leur odeur exaltante, il n’en est pas de mĂȘme pour les bĂątons ankylosĂ©es par tant d’annĂ©es d’osmose supportant, rigidement, le pilier central de la symbiose politico-religieuse constituant la clĂ© du pouvoir dans notre pays.

Comme devrait certainement le savoir ARB, les relations entre monarchie et islamisme amĂšnent bien plus loin qu’à la seule problĂ©matique de la relation (sur le mode de la confrontation) entre un Etat et son opposition Ă  fondement religieux. Dans le cas du Maroc, elles permettent de dĂ©velopper plus largement la question du rapport entre politique et religion.
« Le roi, amĂźr al-mu`minĂźn (« commandeur des croyants »), reprĂ©sentant suprĂȘme de la nation, symbole de son unitĂ©, garant de la pĂ©rennitĂ© et de la continuitĂ© de l’Etat, veille au respect de l’islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertĂ©s des citoyens, groupes sociaux et collectivitĂ©s ». En 1962, sous les conseils de deux figures politiques nationalistes, Allal al-Fassi et le Dr. Al-Khatib, le roi du Maroc, par l’article 19 de la Constitution, devint officiellement une figure spirituelle, chargĂ©e, entre autres, de protĂ©ger l’islam mais aussi la libertĂ© de culte. La nation et l’Etat marocains sont dĂ©finis Ă  partir de deux donnĂ©es : la Constitution et l’islam, celui-ci Ă©tant directement inscrit dans le texte constitutionnel sans qu’il soit dĂ©fini autrement que par la « protection » royale, c’est-Ă -dire par la monarchie elle-mĂȘme.

Rappelons pour les besoins de l’histoire qui ne va manquer de s’en suivre suite Ă  cette nouvelle affaire que c’est Le mĂȘme Al-khatib qui fut Ă  l’origine de la crĂ©ation du premier parti « islamique » du pays. Comme quoi le pouvoir dispose d’une double carapace et chaque fois que l’on s’attaquera Ă  l’une on ne manquera pas de subir les effets de l’autre

En attendant, n’ayant pas encore lu les articles incriminĂ©s par cette nouvelle dĂ©cision ministĂ©rielle, je ne puis polĂ©miquer au-delĂ  sans risquer de tomber dans une partialitĂ© irrationnelle qui ne sera d’aucun apport constructif mais
(j’ai toujours un mais dans la poche) je condamne (ben quoi ? moi aussi je suis bicarapacĂ©), par principe, la dĂ©cision gouvernementale qui ne va pas manquer de nous souffler sa fumĂ©e soporifique pour cacher son bĂąton


kb...fumi gĂȘne

jeudi, août 02, 2007

Mot Ă  mot...



Tanger - le port












Fabulerai-je encore si je lĂąchai la bride Ă  mon imagination cavaliĂšre ? Une naĂŻade nue sur un rocher couleur chocolat me mettrai sĂ»rement l’eau Ă  la bouche
j’en ai le pipo qui frĂ©tille. Ab6 qui se la joue philanthrope sur une pierre ponce ne sera jamais fille en trop me dis-je (ça en jette les je aprĂšs le verbe). C’est qu’elle me manquait me dis-je poncif pour en jeter encore une fois. Voila que je dĂ©rive de x en y en pensant Ă  la lemniscate de bernouilli (les matheux savent ce que c’est
les mateurs n’ont qu’à bien regarder et en prendre de la graine) tel Ulysse pensant Ă  Charybde et Sylla .

Ce matin j’ai l’émotion exponentielle et je diftotex Ă  second membre variable. Neper Ă©tait impuissant de son logarithme me dis-je (encore- ??) la pensĂ©e dĂ©filant en algorithme jusque aux sources du souvenir. Sa fonction le faisait certainement jouir en mĂȘme temps que cette multitude de profs binoclards qui prenaient malin plaisir Ă  me coller un zĂ©ro sur ma feuille d’interro
faible consolation, mes ancĂȘtres avaient inventĂ© ce chiffre me dis-je (juste pour cette fois) tombĂ© depuis en dĂ©suĂ©tude dans le qualificatif d’un petit Ăąne mendiant et gris
mais lĂ  je fabulerai certainement
bref c’est toujours un plaisir de n’avoir rien Ă  dire et d’écrire quand mĂȘme une ou deux conneries (quand ça n’est pas plus
 pour faire rasoir qui rase de plus prĂšs) histoire de se rappeler Ă  votre bon souvenir.

Pas fameux me diriez vous aprĂšs cette longue absence mais je suis restĂ© en rade entre deux poĂšmes qui ont haussĂ© le ton
et comme tout le monde le sait « quand le thon monte
le hareng saur » dites surtout pas que mon propos il pue
je prie pour que vous ne m’en veuillez pas. Je ferme les yeux et je prie fort
et du coup je pense Ă  Fernande
façon bras ceints
 autour de ma taille de hanneton qui bourdonne et bourgeonne jusqu’au trĂ©fonds de ses rĂȘves
les priĂšres ça Ă©rode vachement m’ultimai-je Ă  dire
c’est lĂ  que je me rappelle, comme un petit vent de fraĂźcheur, ce petit instant (enfin
 un peu plus que petit car je ne suis rentrĂ© qu’a 3h30 du matin) bien rĂ©el, passĂ© Ă  papoter avec ce jeune homme trĂšs engliche man in the rif sous la lumiĂšre blafarde d’un Tanger qui sentait le rĂȘve cramĂ© d’un ex candidat au hrig.

La saveur agrĂ©able du milk-shake contrastait fortement avec la faune noctambule qui vous frĂŽlait de prĂšs, concupiscente, jusqu’au fond de votre poche pour vous dĂ©lester de votre culpabilitĂ© estampillĂ©e Ă  l’effigie royale d’une malheureuse piĂšce de monnaie. Il est vrai que tout se monnaie
mĂȘme les mots bientĂŽt d’aprĂšs Mehdi7
mais je n’en dirai pas plus...et je prie de me voir si beau encore demain castafiorai-je sous les lumiĂšres diaphanes d’une ville en train de doucement avorter son rĂȘve frelaté 


kb...en troisiĂšme type

vendredi, juin 22, 2007

Les chants du monde



1.

il y eut d'abord l'eau
ensuite le vent
carressant l'onde
Ă  lui rider la peau
pour enfanter le ciel
sans couleur
sans douleur
un ballon en hommage
offrande des étoiles
s'accrocha au ciel
on l'appela soleil...








2.










aux rayons d'un ballon qui se dégonfle
aspiré en cinabre par la mer
le ciel s'ébroue des cendres du jour
soudain
il plut la terre







3.

la pluie à laissé un grand trou dans le ciel
noir
le jour, effrayé
s’enfuit sous les paupiùres de l’horizon
maudissant celle que la lune
venue on ne sait d’oĂč
appela « nuit »









4.

ourlée de jour
l’aube se lùve
comme le voile d’un rĂȘve
découvre les montagnes
sombres lĂšvres
et amas de cendres
qui soupirent la vie






5.

puis vint l’arbre
frĂšre des montagnes, et du temps
plantant ses racines dans le ventre de sa mĂšre
il tend ses bras suppliant
la clémence du pÚre
azur
qui s’étire Ă  l’infini









6.

Puis vint ton regard
mirroir de l'infini
c'est là que je suis né







khalid benslimane

vendredi, juin 08, 2007

Pardon m’sieur z’avez pas vu mon fez ?


Jhonny Clegg- Festival des musiques sacrées de Fes (juin 2007)












« Une sacrĂ© musique n’est pas toujours une musique sacrĂ©e »
La fourmi à la cigale, été 1654


SacrĂ©e musique me festivalais-je Ă  chanter en dodelinant de la tĂȘte

Moi m’sieur chui zoulou et fier de l’ĂȘtre rĂ©pondis-je Ă  l’autre copain dans un style passĂ© simple, sans pedigree affichĂ© en diadĂšme sur la tĂȘte ni parfum de cocos number five au relent de rolex. Moi m’sieur chui zoulou, ni blanc ni noir juste un peu cassĂ©, au rythme du tempo « 3ala wahda wo noss », je coltine mon noss noss Ă  travers la foule frĂŽlant un mamelon qui se voulait distant sous son phare-ajout sans y parvenir vraiment, une fesse infiniment tendre sous un froufrou de robe Ă  fleurs et d’une peau toute en tĂąches de rousseurs sentant bon le pĂȘcher 
 « oh pardon » me fait la dame en prenant le temps d’attendre, tout contre mon Ă©pi, que l’épicentre du tremblement agitant dangereusement mon verre revienne au degrĂ© sans tĂąche sur l’échelle de beaufort
et musclĂ©, j’hume son parfum dans l’attente et balance au rythme de ses hanches, une invite Ă  la danse
 Le noss noss se calme, je passe mon chemin, contourne sa dĂ©ception, ma place est trois rangĂ©es plus loin. Sur la scĂšne l’Afrique se dĂ©hanche sous les notes blanches d’une mĂ©lodie noire

Moi m’sieur chui zoulou, p’tet pas aussi noir que Scipion mais tout autant que Clegg, jusque dans l’ñme de la terre, jusqu’au son du tambourin qui ajuste le baobab comme un souffle divin Ă©grenant la pluie dans un vers cristallin. Je dodeline de la tĂȘte. Mon verre dodeline son jus jusque sur mes chaussettes
brĂ»lantes. « Pardon » me fait l’homme aux pieds en croco qui regardait ailleurs, trois rangĂ©es plus loin, le croupion d’une dame qui dansait l’africain Ă  l’échelle de richter

Moi m’sieur chui zoulou et au rythme divin d’une musique sacrĂ©e je ne cessais de part donner
pardonner sans limites, en refrain

Et Jhonny Clegg chantait
un truc qui m’colle encore au cƓur et au corps
.
C’est que moi m’sieur chui zoulou
jusque sous mon fez




kb...zoulou men 7daya

vendredi, juin 01, 2007

20000 lieues dans le shplouc ou la lettre Ă  Leblase



J'avoue que le but primaire (et loin d'ĂȘtre primate puisque ne vĂ©hiculant aucun Ă©change en monnaie de singe) de ce post, est de promouvoir le blog de Leblase, en proie Ă  la dĂ©mangeaison du p'tit doigt sur la souris en purulence gratteuse encline Ă  la suppression dĂ©finitive de son shplouc...ce qui serait une grosse perte pour la blogosphĂšre mondiale. je sais qu'on en arrivera tous lĂ  tĂŽt ou tard mais faisons durer un petit peu plus longtemps le plaisir.








Cher Leblase,

TrĂšs content d’avoir retrouvĂ© mes chaussons, je festoyais l’évĂšnement Ă  grands coups de reins allĂšgres dans ce jeu primaire et Ô combien primordial de la bĂȘte Ă  deux dos, rendant ainsi le plus naturel des hommages aussi bien Ă  la vie qu’à mon affable compagne qui supportait sereinement depuis de longues annĂ©es dĂ©jĂ  mon multitribulationnisme Ă©gareur de chaussettes.

Pourtant, tout concentrĂ© que j’étais dans ma noble tĂąche Ă  toucher le fond, une partie de moi, apparentĂ©e Ă  la matiĂšre spongiforme que d’aucuns identifient sous le nom de cervelle, ne pouvait se dĂ©tacher, par je ne sais quelle cyber-atteinte, de ton abyssal questionnement qui tout en cherchant Ă  toucher le fond des choses Ă  la maniĂšre d’un capitaine naĂźt mots , se rĂ©vĂ©lait Ă  moi, en mĂȘme que l’explosion libĂ©rant mon « Kundalini », dans toute sa dĂ©tresse sous jacente

- mon dieu ! soufflai-je dans mon tuba

- ouiiiiii ! répondit dans une intonation scaphandre, celle que tu personnifias sous un stéréotype fatmique

Elle Ă©tait pourtant loin de s’imaginer qu’outre signifier l’atteinte d’un plaisir certain, la formule Ă©mise en rĂąle, n’en vĂ©hiculait pas moins une profonde compassion pour l’ĂȘtre humain qui transcendait la virtuelle appellation de Leblase et qui formulait, inconsciemment, son appel de dĂ©tresse Ă  la maniĂšre d’un homme appartenant dĂ©sormais Ă  la mer.


"Ce coup-ci, je crois que j'ai touché le fond"

Leblase, sous le bonnet de J.Y Cousteau


Pourtant je ne connaissais mĂȘme pas son vrai nom. Mais avons-nous besoin d’un nom pour donner libre cours Ă  notre Ă©lan compassionnel ? Je le connaissais seulement par ses Ă©crits, comme je connais, et conçois, Laseine tel un frĂšre que j’aime par le lien d’une mĂ©moire culturelle ancestrale qui nous relie faisant qu’une part de chacun existe dans l’autre.

« J'espÚre que vous n'allez pas passer votre vie sur le Net.
Mais il est possible que vous y passiez votre mort. »


C’est sans aucun doute ce prĂ©ambule qui me mit la puce Ă  l’oreille et me poussa au grattage furibond, outre auriculaire, me poussant Ă  entrevoir que le taulier se parlait en fait Ă  lui-mĂȘme et que dans un assemblage kalĂ©idoscopique, nous Ă©tions des fragments de miroir ou chacun tente de s’entrapercevoir.

Dans cet amalgame Ă©motionnel, je rĂ©alisai qu’une partie de moi (et lĂ  c’est pas des chaussons) vivait dĂ©sormais sur le net. Cela voulait-il dire qu’une partie de moi Ă©tait en train de mourir dans le rĂ©el de ma vie ? Que toute implication de plus en plus active dans le net revenait Ă  une dĂ©mission du rĂ©el ? Sommes nous effectivement en train de suivre le pernicieux cheminement menant Ă  je ne sais quel temple du soleil dans un inexorable processus d’in-sectisation ? Quels seraient alors les moyens d’une dĂ©-insectisation ?

Cher Leblase, frĂšre de secte, je sais! LĂ  oĂč j’étais censĂ© apporter quelques fragments de rĂ©ponse je ne fais encore que creuser dans le questionnement mais, comme tout le monde le sait dĂ©sormais si bien grĂące Ă  ton merveilleux shplouc :


"c’est en creusant qu’on touche le fond"


Et s’il est un mythe qui a encore de l’avenir, ce sont les SECTES
.et croyez moi ou non le meilleur SECTICIDE reste l’ANTI-MYTHE

peut-ĂȘtre alors deviendrons frĂšres (soeurs pour complex* suite Ă  sa transformation) pour de bon...


kb
en plongée

* Complex : troglodyte du shplouc Leblasien

mercredi, mai 30, 2007

Blogoma mon amour...


"Les blogs n’ont pas pris au Maroc car les gens ont du mal Ă  exprimer leur individualitĂ©. Le souffle leur manque. On lance un blog, on commence par “je m’appelle Ahmed et j’aimerais dire que” et on abandonne son blog aussi vite qu’on l’a créé. Les jeunes au Maroc ont en fait un simple outil qu’ils utilisent de maniĂšre mĂ©canique. D’ailleurs, partout dans le monde, les blogs sont en recul sur Internet. Ils n’ont pas Ă©tĂ© l’outil idĂ©al et final de la communication comme on l’avait cru."

Tarik Essadi (www.emarrakech.info)



Si l’avenir s’annonce plutĂŽt morose pour la blogosphĂšre marocaine je crois que ça n’est pas lĂ  un phĂ©nomĂšne particulier liĂ© Ă  l’identitĂ© nationale mais bien un phĂ©nomĂšne mondial. En fait Tarik Essadi ne fait que s’aligner avec la perception universelle du moment par rapport Ă  ce phĂ©nomĂšne enfantĂ© par internet. Beaucoup ont parlĂ© d’une fin des blogs Ă  l’horizon 2010 et le plus Ă©tonnant dans tout cela, c’est ceux lĂ  mĂȘme qui vantaient les mĂ©rites du blogging en le hissant sur le piĂ©destal de l’alternative idĂ©ale Ă  une monopolisation de l’information par des grands trusts.

Alors ? Lequel des discours croire ?

Aussi, j’achoppe, et dans une grande mesure, lorsque l’on dit :

« Il fallait que quelqu'un ose le dire: les blogs marocains n'ont pas du tout rĂ©alisĂ© leurs promesses initiales.On a beau cultiver un rĂȘve mais la rĂ©alitĂ© est toute autre.
Serait-ce la fin de la blogoma? En tout cas, plusieurs choses sont à revoir, y compris certains mythes qu'on a, de bonne foi, cultivé
. »

Il n’y a jamais eu de promesse de la part de qui que ce soit ni de quoi que ce soit lorsqu’à dĂ©marrĂ© le phĂ©nomĂšne blog et que toute projection futuriste Ă©mise par un X ou Y ne peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă  une promesse gĂ©nĂ©rale Ă  tenir ni Ă  une ligne de conduite universelle quant Ă  la raison mĂȘme du blogging.

Le blog est avant tout « libertĂ© d’expression » et prĂ©tendre que « plusieurs choses sont Ă  revoir » enferme le blogging dans une ligne Ă©ditoriale pensĂ©e Ă  l’avance par une Ă©lite.

Quelqu’un peut-il dire actuellement « voila comment il faut blogguer ! » ?

je ne le crois pas et je ne l’espĂšre pas. Chacun est libre de le faire Ă  sa maniĂšre tant que c’est en respect d’une vision universelle du droit et de l’éthique.


kb

NB : posté initialement chez Othmane en réponse à son post « serait-ce la fin de la Blogoma »

lundi, avril 30, 2007

Des foulées pour se défouler...

Chers internautes, bourgeons printaniers du nĂ©flier et autres tubercules parlantes du grand champ fleuri du net. Le premier mai c’est demain paraĂźt-il.

Vous le saviez sans doute mais pourtant, vous ne vous ĂȘtes pas empĂȘchĂ© de poser certainement cette question aussi bĂȘte que vos pieds, et que presque tout le monde (voyez combien sommes nous insipides de normalitĂ©) pose sans y faire trop attention :

- « c’est quand le premier mai ?? » profĂ©rĂątes-vous donc presque aussi bĂȘte qu’un grand orteil phagocytĂ© par des champignons, sinon un tantinet plus (non ! mon regard sur autrui n’est pas dĂ©prĂ©ciatif
disons juste un peu criant de vĂ©ritĂ©).

D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi les pieds Ă©taient les seules parties du corps Ă  se faire traiter de bĂȘte
sans doute parce que c’est grĂące Ă  eux que l’on se meuh (hi hi hi
je fais comme dans les sitcom
je vous dis quand il faut rire
c’est dire combien je vous mĂ©nage)

- « Ben le premier Mai c’est, comme son nom l’indique, le premier MĂȘĂȘĂȘ » vous rĂ©pond-je donc la manette bulbo rachidienne (mais non c’est pas la sƓur Ă  rachid) dans la plage bĂȘte.

Et c’est lĂ  que piquĂ© au vif de votre fiertĂ© neuronale vous arrivez Ă  presque retrouver cette particularitĂ© qui vous diffĂ©rencie du reste du rĂšgne animal et qu’en tubercule parlante vous envahissez de la plus pataude façon le rĂšgne vĂ©gĂ©tal en profĂ©rant la rĂ©ponse inĂ©vitable dans un couple de bergers.

« mais ducon, je voulais dire quel jour de la semaine le premier Mai tombe-t-il »

Soupir !

V’la qu’il tombait des jours maintenant
j’ai tout à coup des envies de tombe pour y faire tomber quelques uns pour voir si le muguet, comme le pissenlits, se bouffait aussi par la racine.

Mais bon, passons outre (faut bien que les lĂ©gumes s’abreuvent) et puisque les pieds sont bĂȘtes, demain, pour vouer culte au travail, ils feront encore marcher un bon nombre de lĂ©gumes croyant faire partie du rĂšgne animal en secouant (en grandes cloches) les clochettes de leur cousin le muguet pour sanctifier le rĂšgne de l’asservissement en cassant paradoxalement du patron.

Bonne fĂȘte Ă  toutes et Ă  tous et particuliĂšrement Ă  ceux qui ne travaillent pas...


kb...qui ne marche pas

mercredi, avril 25, 2007

Object in the mirror

“Subjects in the mirror are CLOSET, Walter de son prĂ©nom *, when they appears...”

La phrase me trottait dans le ventre, en suspens, idĂ©ation diaphane d’un propos diarrhĂ©ique...un non sens de ce qui s’affichait Ă  mes yeux mi taupes mi raisins... comme dirait l’autre avec tant de coups dans le nez qu’elle ne compte plus les bleus ni les rouges en ballons.

Un deroxat plus loin...

“Subjects in the mirror are closer than they appears, Brosnan de son prĂ©nom **”

Je pense Ă  Harry (potteur de son prĂ©nom) et son “RIDICOULOUS” et je secoue ma baguette
faut qu’j’arrĂȘte (depoisson de son prĂ©nom) faut vraiment que j’arrĂȘte de cracher mes mĂ©tastases dans la soupe en mĂȘme temps que mes dents pour exprimer ma haine au bridge (Jeff de son prĂ©nom) qui me torture la bouche
encore ??

L’homophonie est bizarre
.ANCHOR rĂ©pĂ©tais-je


Ancre pesante enlisant mon propos dans un jeu de mot Ă©moussĂ© par l’amour « Low cost*** » que seule la toile peut vous offrir Ă  263 kbs...

« N’oubliez pas de rĂ©gler vote abonnement » qu’elle me fait la souris, mon doigt sur sa roulette et j’avais beau cliquer je restais apparentĂ© aux sƓurs
Anne de leur prĂ©nom
y en a tellement qui ne voient rien venir

Le miroir avait beau closer l’apparence
la bĂ©ance restait de taille (break dirait Lacoste
pierre de son prĂ©nom qui a amassĂ© plein de mousse en roulant ses balles sur de la terre battue)

Tant de bĂ©ance finalement me dis-je
pas de prĂ©nom Ă  mettre là
.juste Huguette

Ma Béance



Et toujours cette putain d’homophonie monochromatĂ©e fi l’qalb*****

Ma Baie Anse







(*) en français dans le texte
(**) in french in ze text
(***) en anglais dans le texte
(*****) en arabe dans le texte
kb...mirror

Les moindres maux

Dans le monde de demain qui a commencĂ© aujourd’hui, j’ai l’amĂšre conviction que les Ă©lections ne se limiteront plus qu’à Ă©viter le pire, lĂ  oĂč elles Ă©taient sensĂ©es permettre d’opter pour le meilleur


kb

mercredi, avril 18, 2007

Achevons le propos pour ĂȘtre...



Post inspiré par Leblase










« Tu vas ouïr le comble des horreurs.
J'aime...À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J'aime...
»
PhĂšdre de racine




Ne vous leurrez pas quant Ă  mon apparente facilitĂ© d’agencer les mots.
Jusqu’à il n’y a pas trĂšs longtemps, Ă©crire pour moi Ă©tait souvent pĂ©nible car je n’étais jusqu’à cette douce rencontre, qu’un ensemble incohĂ©rent de propos inachevĂ©s

Comment vous expliquer la chose...chaque phrase pour me satisfaire se devait d’ĂȘtre par son sens « dĂ©finitive » alors que moi, mortel par essence (et par naissance) je ne pourrai jamais l’ĂȘtre dans l’absolu. Souvent je tournais une journĂ©e entiĂšre autour d'une mĂȘme phrase. Je l'Ă©crivais. Je la rayais. Je la rĂ©crivais m’attardant au parfait du sens lĂ  ou les choses ne devaient en fait ĂȘtre qu’aisance...

L'interfĂ©rence du passĂ© et du prĂ©sent bridait alors mon discours. La nĂ©cessitĂ© de me dĂ©caler par rapport aux Ă©vĂ©nements racontĂ©s venait souvent rompre l’ordre chronologique de cet enchaĂźnement de vie qui donnait toute sa quintessence au « moi ». J’avoue avoir mis longtemps Ă  comprendre cette indolente remarque que m’avait faite Jean BarbĂ© qui animait alors l’atelier d’écriture sur Ev : « tu devrais lĂącher un peu la bride Ă  ton Ă©criture ». Il ne pensait certainement pas si bien dire...

J’ai rĂ©alisĂ© aprĂšs quelques essais que lĂącher la bride au propos Ă©tait de laisser s’achever le propos pour que l’histoire se dĂ©tache du rĂ©cit. LĂącher la bride c’était accepter de lĂącher prise de tous ces faux repĂšres suspendant l’ĂȘtre au propos et accepter la mouvance des choses de ce monde. LĂącher la bride c’était graviter autour de l’inextinguible repĂšre qu’est la pulsation universelle dans sa dimension « amour ». LĂącher la bride n’était pas absolument de se faire comprendre mais d’abord de se laisser parler. LĂącher la bride Ă©tait surtout, ce que je trouve le plus merveilleux, de ne pas seulement raconter ce que l’on Ă©tait mais de laisser ce que l’on a Ă©tĂ© raconter ce que l’on est indĂ©pendamment d’une chronologie castratrice.

LĂącher la bride m’a permis de rencontrer ce « moi » qui Ă©tait lĂ , Ă  portĂ©e de main...au bout des doigts

Il m’aurait fallu juste un coup de plume pour me dĂ©poussiĂ©rer le regard...



kb...Ă  bride abattue











vendredi, avril 13, 2007

Déferlante...
















Je marchai Ă  l’envers le dĂ©cor inversĂ© d’une vie en nid de poules et orniĂšres. UsĂ© d’amour, le front aussi bas que ma queue battant le flanc de mes mollets.

Je me tĂątai la tĂȘte
l’embryon de cornes avait encore grossi


Pas mes couilles
je n’en avais plus


Dans mes yeux jaunes se reflĂ©tait le bleu de l’AMER 


Si j’étais Dieu me dis-je au dĂ©ni de mes cornes, je sucrerais la MER


Et que crÚvent les poÚtes noyés par les mirages sucés au sang sur les seins de leur MERE l' idéal en Déferlante

kb

vendredi, avril 06, 2007

L'éphémÚre




Solitude - aquarelle de Kurt Rostek


Ă  S.......











Elle disait m’aimer
Son corps en folie
L’étoile en offrande
Caressant mes cris
De ses mots jolis

Elle disait m’aimer
Le souffle embolie
Vive dans la peau
Au parler d’octobre
Murmuré au lit

Elle disait m’aimer
Pour rester polie
Quand je serais seul
Pantin désuet
A en boire la lie

Pourtant

Sur le mur d'en face
j'avais peint la lune de son sourire
quand l'ombre du cerisier
jouait la nuit


kb

jeudi, avril 05, 2007

Les contes du printemps...


















En parcourant mes archives je suis retombĂ© sur ce conte et comme la route menant Ă  mon bureau (en rase campagne) longe de nombreux champs oĂč foisonnent des coquelicots, j'ai eu envie de le reposter lĂ  pour vous souhaiter un beau printemps...

le conte des colchiques

Sur un haut alpage oublié de grand ùge, des colchiques blanches, du haut d'une butte, regardaient de haut un petit coquelicot emprisonné dans les blés. Elles le toisaient de leurs vénéneux regards ricanant à qui voulait bien les entendre de sa truculence rubescente.
- "carminé de malheur! Tu nous brouilles la vue de ton écarlate couleur" lui criaient-ils à longueur de journée.

A chacune de ces railleries malsaines, les blés, fiers de leur allure superbe, partaient d'un rire gouailleur faisant onduler le champ de vagues à la blonde couleur.
- " qu'il est laid avec ses oreilles cramoisies, son corps frĂȘle et velu ...et son nez noiraud!"

les blés, outrecuidants à outrance, passaient leur temps en courbettes et révérences.
- "que vous ĂȘtes beau ce matin!, vous semblez avoir pris quelques grains" disait l'un.
- " vous mĂȘme semblez prendre du poil de la bĂȘte avec votre Ă©pi en faĂźte" renchĂ©rissait l'autre. Mais pour le gentil coquelicot ils n'avaient que dĂ©dain. Leurs propos Ă  son Ă©gard n'avaient nulle retenue pour le cibler de leurs dards.
- " Nain rougeùtre, excrément de vache acariùtre, quand cesseras tu de nous traßner dans les pattes?"

Le pauvre coquelicot supportait stoĂŻquement tous ces maux, priant chaque soir tous les saints de lui rĂ©server meilleur destin. Ainsi passĂšrent les printemps Ă  rougir la petite fleur d'indicibles tourments jusqu'au jour oĂč, par on ne sait quel hasard , la vache pĂąquerette, prĂ©fĂ©rĂ©e de son maĂźtre, vint traĂźner ses pas en quĂȘte d'un meilleur repas. Cette bĂȘte au grand cƓur adorait les fleurs. Des colchiques, elle n'en avait jamais vu si bien que de toutes elle s'en Ă©tait repue. Mais voilĂ  que l'inattendu festin l'affuble d'un funeste destin. Elle va et vient Ă  travers le champ de blĂ© incapable de retrouver son chemin. Prises d'atroces souffrances, ses entrailles ensemencent le champ d'une vĂ©nĂ©neuse engeance, libĂ©rant sa bonne Ăąme en giclĂ©es de diarrhĂ©e infĂąme.

Apres avoir longtemps cherchĂ© sa gĂ©nisse tant aimĂ©e, mestre jacquemin arpenta finalement les pas de l'occulte chemin ayant menĂ© les broutages de sa vache volage vers cet exotique repas ayant causĂ© son trĂ©pas. De sueur en nage, il fulmina de rage la voyant crevĂ©e lĂ , entre les colchiques. Il cracha sa chique et jura par tous les diables de l'enfer que ces fleurs sorciĂšres en essuieraient les revers. Il fit venir ses frĂšres, arrosĂšrent de poix toute la butte dĂ©lĂ©tĂšre et y allumĂšrent un feu nourrit pour qu'aucune de ces fleurs pourries n'y pousse jamais plus. Les blĂ©s Ă©ternels, effrayĂ©s, se dressaient sur leurs tiges frĂȘles de toute la hauteur de leur Ă©pis pour voir ces Ă©tranges crĂ©atures qu'ils n'avaient jamais vu.
- "c'est Ă  cause de ces colchiques de malheur que l'enfer s'abat sur nous en cette heure!" disaient certains. Le petit coquelicot, par sa taille naine, ne pouvait rein voir de la scĂšne.
- "piétinons le coquelicot! C'est un cousin de ces sorciÚres, il ne nous apportera que misÚre" Le bruit provoqué par les blés qui ondulaient pour piétiner la fleur troublée attira l'attention du manant qui, apaisé, remarqua la beauté du champ
-" je n'ai jamais vu pareil terrain. Il me rapportera sûrement de bons gains"

comme quoi Ă  tout malheur quelque chose de bon. Le paysan avait longtemps souffert de l'ariditĂ© de la terre. Il en remercia longuement le bovin, appela ses frĂšres et cousins et entreprirent d'Ă©tĂȘter les blĂ©s beaux de toute la force de leurs faux. Plus rien ne poussa dĂ©sormais sur cette terre brĂ»lĂ©e par la poix incendiaire et les fĂšces toxique d'une vache pubĂšre. Plus rien Ă  part une multitude de coquelicots rougeoyants qui rĂ©gnĂšrent en maĂźtres Ă©ternels sur cette terre tant belle.

© kb

mercredi, mars 28, 2007

Parlons bĂȘte !














Muet comme une carpe !

Le resterais-je assez longtemps sans que vous ne rĂ©ussissiez Ă  me tirer les vers du nez quant Ă  la raison premiĂšre de ce mutisme ? On aura beau ĂȘtre copains comme cochons et vous aurez beau ĂȘtre malins comme un singe, je n’en dirais rien. TĂȘtu comme une mule je resterai, et aussi doux qu’un agneau vous seriez je ne donne pas cher de vos jacasseries de pie ni de vos supplications en larmes de crocodile quant Ă  m’arracher ne serait-ce qu’un misĂ©rable croassement de corbeau.

Vous aurez beau jouer d’artifices, vous mesdames, en Ă©brouant vos criniĂšres de lionnes et vous messieurs votre crĂȘte de coq, je n’userai de cet ustensile que pour sauter vers l’ñne, papillonnant du mutisme profond au silence lĂ©ger, ce qui pourrait vous paraĂźtre, myopes comme taupe que vous ĂȘtes, une brĂšche dans mon test d’hĂ©risson blasĂ© (j’ai pas pu m’empĂȘcher de la faire celle là
un clin d’Ɠil au Dieudelabas).

Je vous entends d’ici soufflant comme un phoque, raclant le sol en bƓuf enragĂ©, l’Ɠil rubescent d’une fiĂšvre de cheval, prĂȘt Ă  vous lancer comme un rhinocĂ©ros dans une charge maladroite afin de me voir chanter comme un pinson.

Je sais
je vous donne le bourdon, mais que voulez vous
bien qu’il n’y a pas lĂ  (ni impala non plus) de quoi casser trois pattes Ă  un canard, il ne faut pas pour autant me prendre pour un pigeon. Ici il n’y a toujours qu’un gardon frais qui parle, moi en l’occurrence, et une flopĂ© d’harengs saurs, vous en rĂ©currence, qui regardent avec des yeux de chouettes ne sachant s’il faut minauder une friandise au chaud lapin que je suis ou se gondoler comme une baleine au rythme de toute les bĂȘtises que je balance en hurlant comme un putois essayant de noyer le poisson de son inconsistance simulĂ©e.

Mais attention ! À ceux lĂ  je dis que j’ai la mĂ©moire et la rancune tenace de l’élĂ©phant, le rire de la hyĂšne, et la morsure du serpent
mais je suis malgrĂ© tout prĂȘt Ă  craquer pour la premiĂšre caille aux yeux de biche ayant du chien qui me rĂ©pond en feulant comme une tigresse.

Miaouuuuu !

kb...pachyderme que ça

jeudi, mars 15, 2007

Votez en paix!


Commentaire initialement postĂ© chez le copain Docteurho, et remodelĂ© pour ĂȘtre compatible avec la version 2.6 du bloggeur moyen qui reprĂ©sente (d’aprĂšs les statistiques du site) 96,83% des visiteurs et que j’aime bien puisqu’ils sont assez truffes pour perdre quelques minutes de leur prĂ©cieux temps entre les lignes de mes Ă©lucubrations Ă  forte incidence prostatique.









Chers internautes, politologues en tout genre et autres amateurs d’urnes poilues Ă  fente vaselinĂ©e ! Voulez-vous du en voici en voila ? Eh ben je vais vous en voicienvollayer Ă  max la rĂ©tine, la trompe d’eustache et mĂȘme la prostate
vous savez ! Ce petit truc qui joue au boa constrictor enroulĂ© autour de la baguette Ă  sensations qui nous fait croire, nous les hommes
les vrais, en toute la mĂąlitude de nos petits ĂȘtres qui ont zaama le choix d’ĂȘtre libre en allant qui faire pipi au lit qui faire caca dans les urnes.

Vous me trouvez cynique en ce gai matin de printemps ? Sans doute! Mais je n’ai plus 20 ans, ni 30 ans et il y a dĂ©jĂ  maintenant 46 ans que je suis orphelin et que les regard concupiscents des nombreux tontons qui vous caressent distraitement les cheveux en vous offrant une poignĂ©e de friandises ne se conjuguent plus Ă  la toque du pĂšre NoĂ«l qui avait bizarrement le mĂȘme accent que celui de Allal al Fassi.

Voila qu’aprĂšs avoir interdit « sauvagement » Ă  ceux de ma gĂ©nĂ©ration de se mĂȘler de la chose politique que l’on tente, je ne sais par quelle miracle, d’inculquer aux jeunes cette pratique odieuse qui consiste Ă  faire prendre Ă  un abonnĂ© de la LYDEC (encore RADEJ Ă  El jadida pays cher Ă  mon copain docteurho) une vessie pour une lanterne, sauf qu’il ne comprend pas toujours pourquoi la vessie lui revient quand mĂȘme plus cher que la lanterne ; mais lĂ  tout bon artisan (du monde parfait, et par consĂ©quent barbu, de demain) sait que l’entubage fait main, comme dans la carpetterie, revient plus cher que le mĂ©canique et que si ça « bouge vachement Ă  la tĂ©lĂ© » en ce moment ce n’est pas toujours dans l’intĂ©rĂȘt des hordes laborieuses de la majoritĂ©.

Vous me trouvez Ă©sotĂ©rique en ce radieux matin de printemps annonceur d’une avancĂ©e exponentielle de la dĂ©sertification de nos provinces du sud? Sans doute aurez-vous raison mais les voies du seigneurs le sont tout autant, et s’il a fait les montagnes ce qu’elles sont, les fleuves ce qu’ils Ă©taient et la mer ce qu’elle sera toujours (tout comme Dieu j’aime les paraboles) c’est juste pour que nous comprenions vous et moi, un peu tard sans doute mais vaut mieux tard que jamais, que « Siassat assoudoud » n’a pas apportĂ© le fruit espĂ©rĂ© dont le noyau ressemble dĂ©sormais beaucoup plus Ă  un retour de manivelle
bref juste pour dire, mĂȘme si sur ce coup je fais Ă©talage de ma mĂ©galomanie sans bornes, qu’il n’est pas toujours bon de dĂ©tourner le cours des choses surtout quand la chose est eau et que l’eau coule de source et que la nappe phrĂ©atique, tout comme l’électeur marocain, Ă  vachement soif en ce moment (tiens on croirait entendre la bĂ©liĂšre parler !...j’aime cette dame
et plein d’autres aussi)

Toujours est-il, et comme par le passĂ© rĂ©cent des derniĂšres Ă©lections, « Votez en masse ! » qu’ils nous diront ! « C’est la seule maniĂšre dĂ©mocratique d’affirmer votre volontĂ© Ă  l’aspiration d’un lendemain meilleur ». « Mon cul !» dirai-je ! « Amen ! » RĂ©pondront sans doute les hordes disparates de la couche dĂ©mocratiquement et dĂ©mographiquement dĂ©moralisĂ©e comme si le simple fait de glisser ce grand dĂ©pliant - raturĂ© Ă  l’inspiration d’une idĂ©ologie qui n’a de l’idĂ©e qu’un semblant d’embryon – dans la fente Ă©troite d’un prisme en plexi suffirait Ă  exorciser le dĂ©mon de l’incertitude d’un avenir se rĂ©sumant Ă  la rĂ©sonance creuse d’une boite Ă  urne.

Certains (beaucoup mĂȘme) rĂ©pondront Ă  cet appel. Mais non pas avec le sentiment de citoyens jouissant du seul droit constitutionnel accessible (dĂ©mocratisation oblige) mais plutĂŽt de pauvres possĂ©dĂ©s, jetant le petit grigri concoctĂ© par le " fqih " de leur circonscription dans l’ardent brasero de la dĂ©mocratie afin de se dĂ©barrasser de ces affres qui hantent leur vie quotidienne. Eh bien croyez le ou non cher internautes, truffes consentantes et autres gobemoilacouleuvre de la toile, pour une grande majoritĂ©, le grigri marchera. Le vote sera fĂ©erique, magique, bucolique mĂȘme, vu que la pompeuse campagne Ă©lectorale rameutera encore une fois de notre Maroc "profond" (respirant depuis SĂ©golĂšne) notre vraie campagne cette fois-ci, charriant ses annĂ©es de sĂ©cheresse et son mysticisme terreux ancrĂ© par toute une vie de marginalisme et de laisser pour compte, le chemin dĂ©finitivement barrĂ© par de longues annĂ©es de « siassat assoudoud » Ă  tout suintement de conscience. Ne connaissant comme moyen d'Ă©clairage que la lampe Ă  pĂ©trole ou Ă  huile, il est tout Ă  fait normal que ce sera (encore une fois) lĂ  le seul symbole qui Ă©clairera les tĂ©nĂšbres de l'incertitude dans cet isoloir Ă©troit et sombre qui abritera (encore une fois
et pour toujours peut-ĂȘtre), l'instant d'un vote, l'acte solennel qui allait sceller la symbiose de l'analphabĂ©tisme et du politique
.

Chers internautes, masses gĂ©latineuses crĂ©dules adeptes du « fais moi mal Raspoutine » et autres jecroisencoreaupĂšrenoels de la toile! Que le vote vous soit bon
pensez quand mĂȘme Ă  moi au moment de mettre les doigts dans la fente
peut-ĂȘtre alors interromprez-vous le coĂŻt comme Ă  la maniĂšre de l’ancien temps


kb...contre l'abstention quand mĂȘme

jeudi, mars 01, 2007

Times to thames...




Ă  Laseine....









Ouais la tamise

Feux de brume taxi cab et brownies
Bourre la reine Ă  5 heures
L’heure du thĂ© et l’haleine cerise
Sur le zinc en noyer
Bouche à bouche les noyés
Dans un pub se grisent
Une pinte ?
Quelques livres sterling ?
Entre cul et Darling
S’entremĂȘlent les chemises
Et ton lit est un dock
Dont mon Ăąme s’est Ă©prise



kb...tamisé

vendredi, février 23, 2007

La pensée du jour

Le rĂ©visionnisme c’est un peu comme si on disait que pĂ©pin le bref Ă©tait Ă©jaculateur prĂ©coce...quoique ça pourrait ne pas ĂȘtre totalement faux

Li kb

Libellés :

jeudi, février 22, 2007

le temps orange

















Chers internautes, pelures flottantes dans l'Ă©vier du net et autres douteuses Ă©manations de la toile ! La pĂ©riode mirlitonnage se trouvant ĂȘtre excitĂ©e par les piquages d'un autre fouille le tendre, je continuerais donc Ă  dĂ©verser les dĂ©mangeaisons de mes prurits Ă©gotiques, jusqu'Ă  ce que vous me disiez « c’est assez » (comme ce grand escogriffe d’El Blase qui chasse la baleine du savoir en ce moment)




La rose est bleue ce matin oĂč les regards dorĂ©s de la vie en rose calment l’absence grise du fruit rouge de ma passion.
Sur les rideaux verts de ma chambre noire ton blanc visage Ă©merge doucement sous les halos d’une lampe rouge.
Je ris jaune Ă  la peur bleue que tu ne restes prisonniĂšre dans un clichĂ© marron
souvenir dĂ©fraĂźchi de mon age vert lorsque le blanc suaire de la mort dormait l’air absent sous les pelures oranges du temps.


kb...un coloré

mercredi, février 21, 2007

Couleurs











Chers internautes, sourdes oreilles Ă  la beautĂ© du vrai monde et autres ectoplasmes de la toile ! En me levant d’un bon pied ce matin, il m’est venu l’agrĂ©able envie
enfin agrĂ©able pour moi car pour vous ce bon grĂ© risque de se transformer en malgrĂ© tout l’amour que vous semblez me vouer, une petite sĂ©ance de torture
il m’est venu donc la simple envie de mirlitonner un bon coup, et que vous aimiez ou pas je m’en balance les mamelles « felfla mechouiya » de la voisine
.

La lumiùre, en tñches sur le sol est blanche

Le soleil est jaune
enfin apparemment
L’ensemble est comme l’Ɠuf
de l’origine
Bien sĂ»r il y a l’eau comme source de l’origine
Sa mer est bleue comme le ciel quand il n’est pas gris

La peur aussi quoiqu’elle me grise moins souvent
Pas comme le vin qui est rouge
Mais mon humeur, elle, est parfois grise
quand elle est massacrante
L’herbe est verte et vous le saviez comme les vaches
c’est trùs bien
Le sang dans les veines et brun foncé
La mort est noire
enfin c’est ainsi qu’on la personnifie
Comme les idées des ruminants
qui ruminent leur "pansées"
Le sang au jour est rouge comme la rose
Comme le cƓur
 qui bat
Comme le vin qui grise
Comme le feu au carrefour
Comme le carton d’un mauvais tacle
Mais
quelle est la couleur de l’amour ??

kb...prismatique

mardi, février 20, 2007

L'enKBlé















Chers internautes, excroissances molles et autres bizarreries de la toile, j’ai, par un heureux hasard, retrouvĂ© ce rescapĂ© d’une pĂ©riode prolifique oĂč le verbe se vouait corzĂ© Ăąme (ah bon ? ya une faute ??) Ă  la rhĂ©torique oiseuse certes, mais non moins porteuse d’une sincĂ©ritĂ© franche (vous savez maintenant depuis l’temps que j’aime plaire aux nasmes) dans l’expression Ă©gotique de ce qui anime (dans le bien parlĂ©) la part rĂ©elle de notre illusion virtuelle (trouvez l’intrus
mais ne le chassez pas). Une sincĂ©ritĂ© taillĂ©e maison dans l’antagonisme de la particularitĂ© - ondoyante au vent - de notre sociĂ©tĂ© schizophrĂšne.

Merci donc Ă  tata Loula qui dans son brunswick lointain rĂšgne en beautĂ© sur les vertes prairies oĂč nos emplumĂ©s ancĂȘtres ont inventĂ© cette tubercule Ă  laquelle vous vous retrouverez bien souvent qualifiĂ©s
patates ! (C’est chez elle, dans la transloulienne, que j’ai retrouvĂ© la tubercule en question
un post frayĂ© initialement dans ce prĂ©cambrien du net du pĂšre zizi : le forum du JH )
Chers internautes, furoncles purulents et autres créatures de la toile, je vous sers donc la purée:

Nous sommes parait-il à l’ùre de la communication.
Pourtant, malgrĂ© les Ă©cheveaux de cĂąbles dĂ©roulĂ©s sur toute la planĂšte, la communication part en quenouille ! si les satellites permettent Ă  tout moment de s’étourdir aux bavardages numĂ©riques d’un Ă©cran scintillant, ils laissent chacun dans l’attente dĂ©sespĂ©rĂ©e d’un souffle reliant, d’une parole signifiante. Nous restons lĂ  orphelins de sens Ă  nous laisser assiĂ©ger par des discours enflĂ©s et vides. Certains tentent de nous faire entendre cette implacable vĂ©ritĂ© et nous invitent Ă  nous voir, clouĂ©s par nos rĂȘves de partage, rompus de dĂ©sirs. Ils nous proposent des rĂšgles de communication, de nouveaux modes relationnels. Mais trop souvent, dans une application sans cƓur, le stade du solfĂšge n’est pas dĂ©passĂ© et les sonates lĂ©gĂšres restent en exil.

Il nous a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  tous de rencontrer ces maçons du langage qui construisent des paroles infroissables, des paroles dallĂ©es de thĂ©ories, excĂ©dĂ©es de technique oĂč chaque mot suinte la rigueur de l’artifice.

Combien de ces propos savamment plĂątrĂ©s, lissĂ©s de neutralitĂ© Ă  tout crin, nous ont laissĂ© lĂ , dans l’abĂźme de la distance, rĂ©signĂ©s...

N'y aurait-il que mutisme, rixe ou échafaudage factice ?...
Pour certains, apprendre Ă  communiquer, c’est apprendre Ă  traverser le fossĂ©, Ă  nier le terrible vide qui signifie l’inaccessibilitĂ© de l’autre. tout parle de rapprochement, d’effacement des distances, de solidaritĂ©, mais tout confirme par ce mĂȘme propos, cette vision erronĂ©e que toute est sĂ©parĂ©.

« le fait est la diffĂ©rence, non la sĂ©paration », affirmais Swamiji (un copain indien) . Lorsque la main gauche est brĂ»lĂ©e et que la main droite y passe un onguent, est-elle gĂ©nĂ©reuse Ă  l’égard de cette autre main ? non, bien sĂ»r, puisqu’il s’agit du mĂȘme corps !

et si je parvenais Ă  voir l’autre comme une continuitĂ© de moi-mĂȘme dans son altĂ©ritĂ© ?...
je rĂȘve d’un monde oĂč chaque respiration serait la trame d’un lien, chaque regard la lumiĂšre tout entiĂšre dans son mystĂšre particulier, chaque bouche comme une boucle reliant l’infinie variĂ©tĂ© de ĂȘtres.

Je rĂȘve d’un monde de communion oĂč la fraĂźcheur des mots serait caresse, oĂč le silence serait asile....et oĂč la confiance et non la certitude serait rĂšgle....



kb...le grand toron

mercredi, février 14, 2007

Je m'appelle Cook...James Cook...




















« je m’appelle
Cook
James Cook » dit-il en mettant le pied sur l’üle. Il ne savait pas encore qu’il Ă©tait cuit...

C’est drĂŽle maintenant que j’y repense, petit (mais oui !!ça m’est arrivĂ© Ă  moi aussi madame), j’avais toujours imaginĂ© derriĂšre le nom « Almanach » un animal fabuleux du genre mammouth.
Mais il est vrai que si aussi bien du nom que du petit calendrier Ă©manait une idĂ©ation Ă  la rĂ©sonance « petite » du contenant, le contenu rĂ©sonnait quant Ă  lui paradoxalement dans le grand et ainsi je me dĂ©lectais du grand nombre d’informations enfermĂ©es dans les feuillets du petit calendrier façon sandwich de l’almanach des P.T.T
eh oui nos PTT avaient encore un almanach dans les annĂ©es 70.

Ce qui m’a fait rappeler cette douce pĂ©riode ? (C’est tout de mĂȘme bizarre que l’on soit arrivĂ© Ă  considĂ©rer cette pĂ©riode de « plomb » comme douce
un tour de la lorgnette du temps
à moins que l’on ait pris un mauvais chemin question dĂ©veloppement) sans doute la faim (j’écris ce billet Ă  midi) ou encore le fait d’avoir Ă©voquĂ© le mot « sandwich », mais sĂ»rement pas la saint Valentin car je n’ai pas pour habitude d’attendre le 14 fĂ©vrier pour tĂ©moigner mon amour aux gens et aux choses que j’aime.

Tiens ! Et puisque on y est Ă  ce 14 fĂ©vrier, laissez moi vous rappeler que ce mĂȘme jour de l’annĂ©e 1779, James Cook, un illustre explorateur (fallait le faire
 sans Internet en plus!) fut assassinĂ© par les indigĂšnes des Ăźles Sandwich qui ne connaissant sĂ»rement pas encore St Valentin, en firent un « encas » autre anthropophage façon de tĂ©moigner l’amour dans la symbiose de la notoriĂ©tĂ© du nom et de l’art culinaire. Comme quoi certains portent le nom de leur fin comme une croix sur laquelle les impies se dĂ©pĂȘchent de les crucifier en hommage Ă  leur faim.

Il aurait mieux fait de s’appeler Bond ce jour là
.

mardi, février 13, 2007

The End....eeeeh oui !


















« Auto Ă©jection dans 3 minutes
 »

La mort « lente » c’est pour les poux 
disait ma concierge qui – histoire de rester dans l’insecticide- consumait son « forfait » vie dans le paradoxe d’une eau de vie douteuse qu’elle distillait dans sa piaule au venin de son ruminage accompagnant le bouillage de tubercules que je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  identifier.
Elle devait sĂ»rement avoir une araignĂ©e dans l’plafond

Tiens ! MĂȘme qu’une fois, dans un Ă©lan de gĂ©nĂ©rositĂ© Ă  3 g Ă©thylique, elle m’offrit un flacon de son Ă©lixir baptisĂ© « l’assez tonne » qui de tout son tonnage d’une expĂ©rience concentrĂ©e dans l’élixir bleuĂątre, rĂ©ussit lĂ  oĂč d’autres produits chĂšrement payĂ©s se cassĂšrent le nez Ă  me satisfaire sur le dĂ©capage de mes boiseries. En un quart d’heure les boiseries furent dĂ©capĂ©es Ă  blanc et l’assez tonne, malgrĂ© son pesant nom, m’avait rendu lĂ©ger comme une plume au point de me donner envie de prendre mon envol du balcon


« Auto Ă©jection dans 1 minute
. »

C’est vrai que la mort lente c’est pour les poux ! Et comme je ne suis ni poux ni lente je n’ai pas envie de finir lamentablement Ă©crasĂ© sur la toile par le gros doigt pesant d’un moteur de recherche. Je ne veux pas finir agonisant ni googelisant lamentablement sur une plateforme cybernĂ©tique.

« Auto Ă©jection imminente
 »

Je m’en vais donc appuyer sur le bouton « eject » et laisser le vaisseau « roquinerie » Ă  la dĂ©rive trainant mon Ă©pitaphe


« ci-ne gira jamais kb, slider Ă©garĂ© au fil des comm parti Ă  la recherche de sa vĂ©ritĂ© ou de son mensonge
c’est au choix »

« Auto éjection »

Aaaaaaaaaaaaaaah

Clic !

Fin de l’épisode roquinerien

lundi, février 12, 2007

In vitro















In vitro » me dis-je


Et sur la peau en souvenir, acerbe, le frisson parcouru d’un ton alarmant et alarmiste des articles lus sur ma mort prochaine et celle de mes semblables.
Bloggeurs sommes nous en passe d’ĂȘtre ! Un bien grand mot pour un si petit mal. Cohortes brinquebalant leurs fanions, parcourant les dĂ©serts cybernĂ©tiques pour une ultime charge, tels les 70 000 d’Ispahan suivant le charlatan.
Oui messieurs dames, je suis bloggeur que la mort en suspens ne saurait faire taire. PiĂštre chevalier du rien je fis mon royaume du nĂ©ant. Le verbe est mon Ă©pĂ©e el l’onde hertzienne mon destrier tatouĂ© au ranch d’ I.A.M

« In vitro » dans un bus


- « Je suis bloggeur madame » rĂ©pĂ©tais-je Ă  cette dame terne assise en face de moi. Pour toute rĂ©ponse elle se dĂ©pĂȘcha de rapprocher son rejeton morveux et difforme acquis sur le champ de l’alter Ă©galitĂ©, bataille mille fois perdue Ă  la sueur d’une cuisse dĂ©faite par les assauts rustres du mĂąle et du temps. Elle serra trĂšs fort dans ses bras sa dĂ©sormais unique raison d’ĂȘtre en me jetant des regards qui ne laissaient aucun doute sur sa perception de mon Ă©quilibre mental.

Mon regard se fit sans doute douloureux éjaculant une compassion intense envers ce qu’elle ne devinait mĂȘme pas de son ĂȘtre ni ce qu’elle reprĂ©sentait pour ses semblables.

« je suis bloggeur
et je vous comprend » lui renchĂ©ri-je provoquant l’affolement total dans ses repĂšres conditionnĂ©s Ă  la norme « incertitude »

Elle descendit à la station suivante, sûrement bien avant sa destination


Elle se croyait hors danger ne rĂ©alisant mĂȘme pas qu’elle venait de retrouver, avec soulagement, toute l’incertitude de son ĂȘtre. Le trottoir la transportait loin de mon regard en brinquebalant lugubrement jusqu’à l’avaler au dĂ©tour d’une rue anonyme.

Une autre dame qui lui ressemblait avait pris sa place
elles se ressemblent toutes d’ailleurs
 à un rejeton prùs

« Je suis bloggeur luis dis-je » 

« in vitro »
Chacune dans sa bulle
Arpentait les chemins
D’une vie futile
Sans l’illusion d’un lendemain


Si ce n’est leur progĂ©niture




kb...hors bulle

ps: Si vous vous baladez sur la toile, vous ne manquerez pas de trouver un peu partout des articles alarmants et alarmistes sur la fin probable de la blogosphÚre, minée « in vitro » par son propre succÚs.

jeudi, février 08, 2007

le proverbe du jour










"la caravane n'est pas passĂ©e ce matin, mais ces cons de chiens ont aboyĂ© quand mĂȘme"


li kb

Libellés :

mardi, février 06, 2007

Ciel Orange...et Zest de Blanc

   cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

mardi, janvier 30, 2007

Conjugaison

jeudi, janvier 25, 2007

flash annonce


cliquez sur l'image

mardi, janvier 23, 2007

l'héroïque fantaisie




« L’élite c’est la canaille
 »
Henry becque

En matiĂšre de politique, et mĂȘme plus gĂ©nĂ©ralement, sĂ©parer le monde en Ă©lite et peuple, nous ramĂšne Ă©videmment Ă  de vieux stĂ©rĂ©otypes qu'il serait prĂ©fĂ©rable de dĂ©passer.

Je dis prĂ©fĂ©rable mais encore faut-il en avoir, et la conscience pour, et la volontĂ© de le faire. Nul doute que l’élite discriminante ne brandit le prĂ©texte du populisme que pour dissimuler la progression de cette nouvelle sĂ©grĂ©gation qu'elle voudrait nous faire croire lĂ©gitime et dans ce cas, il vaut mieux alors revenir Ă  ces vieux stĂ©rĂ©otypes, arpentant ainsi le versant positif du« rĂ©actionnaire ».

Si l’on possĂšde encore une petite once de « jugement » non encore formatĂ© par ce liquĂ©facteur de bulbe qu’est la tĂ©lĂ©vision, on se rendrait inĂ©luctablement compte que le monde Ă  bien changĂ©, amenant le politiquement correct Ă  se jouer sur une gamme de sons un tantinet plus sournoise, exploitant Ă  outrance ce besoin d’identification de l’homme aux hĂ©ros.

Si l’on mesure donc la hauteur de conscience d’une sociĂ©tĂ© Ă  l’aune du caractĂšre de ses hĂ©ros, on ne pourrait s’empĂȘcher de faire le dĂ©plorable constat du dĂ©sastre sociĂ©tal mis en Ɠuvre sous couvert de l’onde porteuse appelĂ©e dĂ©mocratie.

Si Les hĂ©ros de la GrĂšce archaĂŻque Ă  l'image d’Hercule ou d’Ulysse, Ă©taient courageux voire tĂ©mĂ©raires, ils n’en n’étaient pas moins avides, roublards, menteurs, violents et sans pitiĂ©.
Aujourd’hui, et beaucoup plus dans les sociĂ©tĂ©s occidentales, c'est la tĂ©lĂ©vision qui crĂ©e nos nouveaux hĂ©ros. Nous les appelons Ă©lite ou cĂ©lĂ©britĂ©. Tant que le marchĂ© n’avait pas encore main basse sur l’iconolĂątrie Ă  domicile cela pouvait encore aller et ainsi des icĂŽnes telles que l’abbĂ© pierre ou sƓur TĂ©rĂ©sa remportaient donc haut la main les suffrages dĂ©diĂ©s Ă  la personnification de l’hĂ©roĂŻsme.

Dans les sociĂ©tĂ©s tiers-mondistes, favorisĂ©es par un terrain peu propice Ă  la dĂ©mocratie, les choses furent moins complexes, la tĂ©lĂ©vision ayant Ă©tĂ© utilisĂ©e d’emblĂ©e comme outil dĂ©magogique imposant une ligne Ă©ditoriale « stalinienne » dans l’iconographie. Il n’y avait donc nul autre hĂ©ros que le « pouvoir » bienfaiteur par essence (dont certains par naissance mĂȘme) amenant ainsi le dĂ©veloppement culturel, et la pensĂ©e en gĂ©nĂ©ral, Ă  stagner dans les sous strates de la mĂ©diocritĂ©.

Mais voila, Ă  partir du moment oĂč le marchĂ© a achetĂ© le milieu mĂ©diatique, nous n'avons plus entendu parler de l’iconographie altruiste basĂ©e sur l’ƓcumĂ©nisme d’un universalisme porteur de bontĂ© et de gĂ©nĂ©rositĂ©. Les marchands ont tout simplement Ă©cartĂ© les icĂŽnes altruistes, au profit de symboles plus rentables amenant ainsi un hĂ©roĂŻsme lucratif Ă  battre le haut du pavĂ©.

C’est sans nul doute ce phĂ©nomĂšne qui amena en occident des stars de la tĂ©lĂ©vision Ă  convoiter la gouvernance, quoique le choix se porte toujours vers les icĂŽnes les plus Ă©thiques et les plus universelles telles que Nicolas hulot derniĂšrement, pour l’exemple en France, ou encore Zidane et coluche, alors qu’aux Ă©tats unis l’iconographie se porte plus dans le genre « charge de cavalerie » façon star trek (audimat oblige) pour sauver le monde, ce qui ne manque pas d’avoir des retombĂ©es beaucoup plus sournoises.

Du cĂŽtĂ© tiers monde, l’iconographie, enclavĂ©e dans la figure de proue du « guide de la nation », tend vers le dĂ©suet d’une image jaunie. IcĂŽne d’autant plus lassante qu’elle a pris un sacrĂ© coup de sape de la part des medias des pays Ă©mergeant qui repositionnent leur image – par contraste- a ses dĂ©pens.

Nos gouvernants, ayant toujours une longueur de retard dans leur adaptation aux involutions que subit le monde, ne se sont aperçu qu’aprĂšs coup de tout le nĂ©faste du monopole de l’iconographie et que dans le faux théùtre du conflit civilisationnel, ils portent en fait la casquette du mĂ©chant.

Ainsi des tentatives sont faites pour redonner Ă  l’icĂŽne sa correspondance Ă  l’expression populaire majoritaire, son Ă©touffement lui ayant donnĂ© auparavant une Ă©volution autant dangereuse qu’incontrĂŽlable.

Au Maroc, pour l’exemple, une timide ouverture a tentĂ© de repositionner l’image de Nass el ghiwane(lire ici) ou encore, trĂšs maladroitement et faute de hĂ©ros contemporains, la rĂ© investiture d’un hĂ©roĂŻsme douteux sous les traits du marĂ©chal amezziane (lire ici)

Toujours est-il que dans l’antagonisme iconographique mondial opposant « goldorak » Ă  un benladden façon « iznogoud » le combat reste trĂšs inĂ©gal sinon ce trait commun qui fait que des deux cĂŽtĂ©s si les procĂ©dĂ©s diffĂšrent l’élite reste par contre de la «canaille ».

kb...le hérault

lundi, janvier 22, 2007

JournĂ©e de pĂȘche

Lundi


Jour de reprĂ©sailles oĂč la mauvaise humeur coulĂ©e dans le bronze de l’insulte tire sur tout ce qui bouge

Deep impact !

Mon Outlook patine. Le cafĂ© est ratĂ© me rappelant les granges brĂ»lĂ©es amenant l’envie dans la plage incendiaire

Je fulmine donc, le col 45 de mes cordes vocales armé sur « FIRE »
J’hĂ©site entre me tirer une balle et faire un carton sur le poisson rouge dans son bocal (mon chef dans son box en verre)

Yahoo m’informe que Dieu vient de libĂ©rer un poste dans son agence de recrutement française. L’abbĂ© Pierre s’est fait tombale. L’homme Ă©tait bon et les SDF, qui ont perdus leur plus fervent dĂ©fenseur, se conjuguent maintenant au carrĂ©

SDF2 : Sans Domicile Fixe
Sauf Dans la Foi

La bontĂ©, fusse-t-elle drapĂ©e d’un turban d’une kippah ou d’une soutane, Ă  toujours eu l’heur de m’apaiser

Mais voila qu’il se met Ă  pousser un aileron au petit poisson dans son bocal qui se met Ă  frĂ©tiller dangereusement ramenant les aiguilles de mon regard dans la couleur hĂ©moglobine

La mort n’a sans doute pas fini de frapper


J’ai une grande envie de m’farcir un poisson
en hommage aux morts


kb...le mors aux dents

mardi, janvier 09, 2007

Sliders



histoire de bien commencer l'année...et c"est la faute à leblase avec ses questions existentialistes !))


« Le temps est leurre » me suis-je dis cette annĂ©e avec la ferme rĂ©solution d’en mesurer l’effet aux gonds du nouvel an...

A poil donc, chrono dans une main, thermomĂštre numĂ©rique plantĂ© bien profond dans le derche, sonde encĂ©phalographique couronnant ma tĂȘte, miroirs placĂ©s latĂ©ralement en dessous et au dessus de la zone spatiotemporelle occupĂ©e par ma petite personne (enfin pas si petite que ça..), lampe stroboscopique en action, sismographe parĂ©, enregistreur Ă  ultrasons sur « on », le chien Ă  mes pieds la tĂȘte dans un billot les paupiĂšres agrafĂ©es en position ouverte et deux cales dans les naseaux, ventouses de l’électrocardiogramme bien ensuçées sur ma poitrine fraĂźchement rasĂ©e( et tant pis si ça rappelle sa pĂ©riode gouine Ă  ma compagne), le tout reliĂ© par un enchevĂȘtrement de cĂąbles Ă  mon PC oĂč un logiciel piratĂ© sur un site de la NASA par un copain de « cover street » (derb ghallef pour les connaisseurs) Ă©tait prĂȘt Ă  analyser sous toutes les coutures chaque variation spatio-biologico-temporelle aussi infinitĂ©simale fusse-t-elle, j’attendais de pied ferme et la chair de poule, le sacro saint passage du tĂ©moin temporel

S’égrĂšnent les minutes...

Le temps fait l’heure que la minute seconde...(je m’épate moi-mĂȘme parfois...et c’est pas du panzanni)

Un p’tit coup d’Ɠil sur la glace...on aurait dit Shiva avec ses colliers et bracelets. Le chien, malgrĂ© son inconfortable position se retenait de pouffer de rire...l’enfoirĂ© de canin...perdait rien pour attendre.

« Gare ta gueule Ă  la prochaine annĂ©e » fut ma derniĂšre pensĂ©e canine de l’annĂ©e moribonde. Je fermais hermĂ©tiquement les volets de ma conscience coupant le jus de mes batteries neuronales alimentant le rĂ©seau « intempestif » de ma vieille arriĂšre cervelle qui s’arrĂȘta aprĂšs un dernier grĂ©sillement synaptique. « quel con ! » fut la derniĂšre vacherie qu’elle trouva encore la force de me balancer...

Je n’étais plus qu’oreilles (quel Ăąne...hi hi hi...)

J’appuyai mentalement un peu plus fort sur le bouton « off » de l’alimentation du rĂ©seau ruant...

Le temps fait l’heurt
du marteau de la pendule sur la cloche d’airain retentissant au loin du premier coup de minuit.

Silence absolu jusque dans le plus petit recoin de ma conscience parabolique Ă  l’écoute de la plĂ©nitude de l’univers, les yeux exorbitĂ©s fixant l’écran amorphe de mon PC.

Travelling arriĂšre...rapide

Et le temps se suspend...plus rien ne bouge...comme dans matrix...

Une douleur dans l’abdomen...

Le deuxiÚme coup résonna distordu au ralenti

Travelling avant...trĂšs rapide...comme dans matrix...le retour
jusqu’au gros plan sur le bout de la sonde se dĂ©sopilant dans mon rectum.

L’indicateur de tempĂ©rature bouge d’un degrĂ©

Puis d’un autre...

La douleur se fait lancinante se dĂ©plaçant vers le bas-ventre. Coup d’Ɠil rapide sur le miroir. Rien n’a bougĂ© sous l’intermittence stroboscopique.

Un autre coup de gong...merde ! j’avais perdu le compte...la tempĂ©rature continue de monter...

May.Day...May.Day...May.Day (je sais on Ă©tait en dĂ©cembre mais le jour secours est fixe lui) appelai-je en renfort le rĂ©seau intempestif. J’étais toute conscience dehors Ă  sonder l’espace temps. Il me fallait retrouver l’intĂ©rieur.

- « voila voila ! » nasilla l’intempestif « tu croyais pouvoir conduire tout seul p’tit con...voila j’ai branchĂ© Ă  plein rĂ©gime la colonne centrale »

Je dĂ©valai Ă  la vitesse lumiĂšre la moelle Ă©piniĂšre dĂ©barquant en fanfare dans le rĂ©seau nerveux rectal espĂ©rant trouver cette preuve de l’énigmatique basculement du temps...

Horreur !

Seule une grosse bulle de gaz Ă©tat en train de dĂ©valer les pentes abruptes de mon colon. Je sonnais la retraite au dernier coup de minuit mais trop tard. La secousse tellurique me projeta au dehors en mĂȘme temps que les coups de klaxon dans la rue et je regagnai lentement mes sens, au rythme de la dissipation du nuage nausĂ©abond, via mes narines. Mon corps resta inerte durant cette brĂšve phase. Une fois calfeutrĂ© dans le fauteuil de la salle de commande centrale je consultai l’enregistreur intĂ©grĂ© du rĂ©seau intempestif qui affichait le premier message de la nouvelle annĂ©e.

-« p’tit con ! je t’avais dis d’éviter les restes de fayots...va falloir maintenant attendre 365 jours pour renouveler l’expĂ©rience !!! »

Je rebranchai le regard : gros plan sur la face du canin aux naseaux dilatĂ©s qui avait soufflĂ© ses cales sous l’effet du gondolage qui fendait sa poire...l’enflure glapissait de rire en remuant la queue...

00h 03 indiquait ma montre

Je pris donc ma premiĂšre rĂ©solution de l’annĂ©e 2007 : je ferai piquer ce maudit clebs...et j’emmerde Bardot...


kb...aux charniĂšres du temps

lundi, janvier 08, 2007

Silence! je tourne....en rond



Je tourne en rond


Pas dans ma tĂȘte mais pour de vrai. Depuis une heure j’arpente la rue des bleuets qui fait un arc de cercle pour recouper la rue des violettes.

Je tourne en rond donc, mais ça vous le saviez dĂ©jĂ  n’est-ce pas ? Pour preuve je viens de vous le dire Ă  l’instant, deux lignes plus haut. A chaque passage devant « moul azzari3a » (traduit littĂ©ralement ça donne « propriĂ©taire et maĂźtre des pĂ©pites » ) je me taxe de 2 dh en contre partie d’une Harlboro « dĂ©tail » (le H c’est juste pour qu’on ne m’accuse pas de faire de la pub) venant ainsi timbrer la fiscalitĂ© imposĂ©e par mon subconscient sur ma consumation (en fumĂ©e) et consommation (en fumiste) du temps perdu Ă  tourner en rond.

Je tourne en rond, n’ayant jamais rĂ©ussi Ă  comprendre notre aliĂ©nation culturelle Ă  qualifier dans l’absolue appartenance certains commerces et certains mĂ©tiers jugĂ©s petits
trĂšs subjectivement sans doute.

Je m’arrĂȘte une Ă©niĂšme fois devant la petite Ă©choppe du maĂźtre incontestĂ© de la pĂ©pite pour acheter une Ă©niĂšme cigarette. Je trouvai que le zigue avait pris un coup de vieux depuis mon prĂ©cĂ©dent passage
une impression sans doute
en surimpression de mon tourne en rond.

Je tourne en rond
 « Encore !! » me direz vous. Oui ! Vous rĂ©pondrai-je pour rondement garder la tournure, me remĂ©morant qu’à chaque passage du prĂ©posĂ© au relevage des compteurs Ă©lectriques de la maison celui-ci rĂ©pondait immanquablement au kicĂ© ? de sa sonnerie : « moul ddou » (littĂ©ralement traduit : « le maĂźtre de la lumiĂšre »). Il est vrai que les voies du seigneur Ă©taient impĂ©nĂ©trables et que Dieu avait de bien singuliĂšres façons de se prĂ©senter Ă  nous
mais de lĂ  Ă  venir en blouse bleue façon filiale lyonnaise des eaux c’était pousser trĂšs loin le sens de la filiation, quoique le prĂ©posĂ© aux compteurs du quartier s’appelait « jibril » (l’équivalent de Gabriel en arabe)
de quoi rester perplexe non ?? Alors vous comprendriez que je continuasse Ă  tourner en rond !!

Je continue donc Ă  tourner en rond
repassage au niveau du pĂ©age. Tiens ! Le patron de la pĂ©pite avait rajeuni d’un coup. L’effet nicotine sans doute. « Pourquoi que tu ne t’achĂštes pas un paquet et que t’arrĂȘtes de tourner en rond mon vieux ! » me dis-je.

Connard de subconscient
fallait qu’il me remue le couteau dans la plaie

« Ben ouais ! ArrĂȘte de tourner autour du pot
t’es un fumeur mon vieux et tu le resteras toujours !! »

Bon lĂ  je crois que ça ne tourne plus trĂšs rond dans ma tĂȘte
fallait faire un choix :

Continuer Ă  tourner en rond pour ne pas fumer
ou disons moins fumer, ou bien m’acheter un paquet, continuer Ă  fumer donc et cesser de tourner en rond et autour du pot
d’échappement

Entre temps j’avais dĂ©jĂ  fait un autre tour

Et là surprise : le big boss de la pépite était une fille
tout aussi noiraude que le précédent patron mais avec tous les attributs de sa conjugaison au féminin.

- « ton pĂšre est parti ? » que je lui fais tout bĂȘte


- « oui
il y a trois ans dĂ©jà
un accident de vĂ©lo »

Je regardai tout con mes deux dirhams posĂ©s sur le verre me disant qu’il y avait un truc qui ne tournait pas rond. Je fis deux pas en arriĂšre et regardai la plaque sur le mur..en haut Ă  gauche.

Rue Al forat

La ronde s’arrĂȘta net
trois quarts d’heure dĂ©jĂ  que j’avais quittĂ© le quartier, m’arrĂȘtant Ă  chaque marchand de pĂ©pites
.

- « deux chewing gum s’il vous plait » que je lui fais Ă©vasif
et de rajouter

- « j’aimais bien vĂŽtre papa
 »

jeudi, décembre 21, 2006

Disons le "Nichan" !



Il est sans doute grand temps de rĂ©gler une bonne fois pour toute notre dichotomie sociale s’articulant sur notre incapacitĂ© culturelle Ă  apprĂ©hender le « droit » dans sa dimension humaine sans venir Ă  chaque fois imposer un dictat idĂ©ologique par la voix « incontestable » de la dĂ©itĂ© et des diffĂ©rents « ISMES » religieux.

Si l’unicitĂ© de l’homme est mise en Ă©vidence par la similitude de sa condition face au rouleau compresseur « mondialiste », l’unitĂ© du « religieux » semble plutĂŽt avoir du mal Ă  prendre pied dans l’entendement des ouailles, chez qui elle s’installe Ă  travers le prisme d’une vision culturelle pas toujours trĂšs saine ni dĂ©nuĂ© de stĂ©rĂ©otypes implantĂ©s dans un but primaire d’asservissement.

Voila qu’une fois de plus, l’aberrance de cette dichotomie se manifeste par l’absurde d’une condamnation faisant suite Ă  une soit disant atteinte au sacrĂ©.

Driss ksikess et Sanae Elaji, le directeur de la publication « NICHANE » et la journaliste auteur d’un dossier sur les blagues marocaines, se voient menacĂ©s d’une peine pouvant aller de 3 ans Ă  5 ans de prison
 et cela n’a pas l’air d’ĂȘtre une blague puisque c’est le premier ministre lui-mĂȘme qui Ă  pris en main l’arrĂȘtĂ© d’interdiction de la revue incriminĂ©e.

J’ai toujours cru, d’aprĂšs l’interprĂ©tation « commune » des textes religieux que les dĂ©crets cĂ©lestes Ă©taient « centrĂ©es » sur l’homme et sa relation au divin dans un but d’assurer le salut de son Ăąme Ă  travers son « comportement » en sociĂ©tĂ©. Or il y a des actions, autres que les blagues, nettement plus prĂ©judiciables Ă  l’intĂ©gritĂ© « juridique » de l’homme et de son sacrĂ© et sur lesquelles personne des dĂ©fendeurs du sacrĂ© ne se prononce jamais...

Si la constitution marocaine s’appuie sur l’article 6 pour dĂ©crĂ©ter la religiositĂ© musulmane de l’état elle n’en garantit pas moins la libertĂ© des cultes ainsi que la libertĂ© d'opinion et la libertĂ© d'expression sous toutes ses formes par l’article 9.
D’un autre cĂŽtĂ© seule la royautĂ© jouit du statut de « sacralitĂ© » et « d’inviolabilitĂ© » par l’article 23 de la constitution alors que la sacralitĂ© de « DIEU » reste Ă  l’état de convention tacite dans le subconscient collectif et de ce fait reste non rĂ©gie par les articles de loi civile menant incontestablement le premier ministre Ă  outrepasser ses droits en se prononçant « civilement » sur une affaire de religiositĂ© sur laquelle seul le souverain est « lĂ©galement » en mesure de pouvoir de se prononcer ( article 19).

J’aurai bien aimĂ© que l’affaire « annajat », par laquelle prĂšs de 30 000 honnĂȘtes ouailles se sont fait dĂ©plumĂ©s, eut trouvĂ© pareil engouement auprĂšs de notre primature. J’aurai bien aimĂ© entendre crier Ă  l’atteinte Ă  la sacralitĂ© devant les dĂ©bits de boissons oĂč bon nombre de musulmans s’adonnent Ă  l’art de la profanation en toute quiĂ©tude sous la garde mĂȘme d’un gardien de la paix surveillant l’entrĂ©e. J’aurai bien voulu voir condamner un de ces tortionnaires des annĂ©es de plomb Ă  qui tout le monde s’est vite dĂ©pĂȘchĂ© de donner l’absolution, car apparemment notre systĂšme semble plus prompt Ă  pardonner aux « assassins » qu’aux blagueurs.

J’aurai bien voulu que les pourvoyeurs de droit s’exprimant avec la voix de dieu s’inquiĂ©tassent un peu plus de la « sacralitĂ© » de l’homme... Dieu, dans sa magnificence, Ă©tant largement capable de s’inquiĂ©ter de la sienne
et sĂ»rement avec plus de discernement.


kb...nichan


articles en références de la constitution marocaine

ARTICLE 6.
L'islam est la Religion de l'Etat qui garantit Ă  tous le libre exercice des cultes.

ARTICLE 9.
La Constitution garantit Ă  tous les citoyens: - la libertĂ© de circuler et de s'Ă©tablir dans toutes les parties du Royaume;- la libertĂ© d'opinion, la libertĂ© d'expression sous toutes ses formes et la libertĂ© de rĂ©union; - la libertĂ© d'association et la libertĂ© d'adhĂ©rer Ă  toute organisation syndicale et politique de leur choix.Il ne peut ĂȘtre apportĂ© de limitation Ă  l'exercice de ces libertĂ©s que par la loi.

ARTICLE19.
Le Roi, Amir Al Mouminine. ReprĂ©sentant SuprĂȘme de la Nation, Symbole de son unitĂ©, Garant de la pĂ©rennitĂ© et de la continuitĂ© de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertĂ©s des citoyens, groupes sociaux et collectivitĂ©s.Il garantit l'indĂ©pendance de la Nation et l'intĂ©gritĂ© territoriale du Royaume dans ses frontiĂšres authentiques.


ARTICLE 23.La personne du Roi est inviolable et sacrée.

mercredi, décembre 20, 2006

TĂȘte de con



















Je n’ai jamais vraiment su comment dĂ©finissait-on cet encĂ©phalique Ă©pithĂšte. Comme quoi de drĂŽles de questions prennent naissance dans l’esprit de l’homme qui se rase devant un miroir de salle de bain.

J’essayais d’accorder le meilleur angle d’attaque de la lame de mon rasoir au plus mauvais angle de dĂ©fense de mon dru poil par une sĂ©rie de mimiques faisant japper, et pas du gauche (mon chien n’étant pas un boxer), mon horrible et lubrique canin, un rottweiler au regard dĂ©lurĂ© qui avait la fĂącheuse habitude de venir se mĂȘler de choses ne le regardant pas.

TantĂŽt je tendais le cou en sortant ma mĂąchoire infĂ©rieure vers l’avant faisant gĂ©mir le cabot en rĂ© mineur, tantĂŽt je rentrais ma basse mandibule arrachant un bĂ©mol au chien huant qui commençait Ă  sĂ©rieusement me chauffer les oreilles.

- « t’es un gros con » que je fais au MĂ©dor !

- « wouah wouah wouah ! » qu’il me rĂ©pond le pataud
et nul besoin de m’appeler tarzan pour deviner que le triple wouah en dĂ©codĂ© me renvoyait ma connerie en plein visage

J’envoyais valser mon pied dans ses miches Ă  cet enfoirĂ© de clebs
mais la bĂȘte Ă©tait moins conne que je le prĂ©sumais
à moins que ce ne fusse moi qui l’était plus qu’elle ne l’avait prĂ©sumĂ© elle
m’enfin, le con pas bĂȘte du tout (la bĂȘte pas conne du tout marche tout aussi bien lĂ ) rompit sur la gauche et m’arracha la jambe droite d’un coup de dents façon pince moi mon seigneur 
je rĂȘve !! et s’en alla en tortillant du croupion, la moitiĂ© de mon bipĂšdisme entre ses dents

Je fis un garrot du cordon de mon peignoir et continuais Ă  me raser en pestant contre ce maudit chien qui allait finir par m’avoir
par morceaux en plus
j’allais encore ĂȘtre Ă  la bourre au bureau et je me promis de lui enfoncer profond au chef mon moignon de jambe restante Ă  la moindre petite remarque dĂ©sobligeante


Quoi ?...vous ne me croyez pas ?? Je vous vois d’ici avec vos yeux en soucoupes et votre bouche en cul d’poule
.mais oui c’est ça !! C’est tout Ă  fait ça la tĂȘte de con !!!!


kb...Ă  ses heures chien

mercredi, décembre 13, 2006

Au pied de la lettre














RĂȘve d’antan. La mer se brisant sur les lames de la terre dĂ©montĂ©e en vagues floues de mon regard, plongeant jusque sous les galets glissants
mon abĂźme. LĂ  oĂč se gĂąte mon Ăąme, lĂ  oĂč se gave mon drame si futile parfois


Et je marche


Jusque sur mes mots, le long du souvenir, en cordĂ©e mes tranches de vies tartinĂ©es Ă  l’envie m’accrochant pour ne pas tomber

Et pourtant je m’en fous


Comme de la derniĂšre pluie qui tardera encore Ă  venir. C’est pourtant lĂ  que je suis nĂ©.
Et quand on NAÎT on EST
la palissade certes
Mais quand on EST on se fait AVOIR



kb...les pieds sur les mots

vendredi, décembre 08, 2006

Excursion médiévale




















En attendant de retrouver la verve « intellect » je vous avoue, histoire de faire plaisir Ă  Imane qui m’a pris par les couilles (ben non pas pour de vrai !!! pardon de vous dĂ©cevoir mais c’est juste une mĂ©taphore) pour que je ponde une note, que mes dĂ©buts sur Internet, comme la plupart des dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©s qui vous ressemblent (et ça c’est pas une mĂ©taphore), je les ai fait dans les salons de tchatche.

Si le niveau intellectuel des discussions baguenaudait plus caha que cahin au ras des pĂąquerettes naines, se limitant le plus souvent Ă  des borborygmes onomatopisĂ©s Ă  l’extrĂȘme oĂč l’insulte reprĂ©sentait le raffinement en matiĂšre de politesse, il n’en Ă©tait pas moins vrai que ces culs de basse fosse du net avaient ce don ubique (meuuh non c’est pas un gros mot
z’ĂȘtes chiant de fois !!) de dĂ©velopper en parallĂšle et de maniĂšre considĂ©rable le sens de la rĂ©partie.

Hier me prit l’envie subite (de cheval dirait ma glande prostatique) d’aller me remĂ©morer ces puĂ©rils instants oĂč je bataillais contre le nĂ©ant de mes tourne en ronds, prenant mon siĂšge (achetĂ© chez Ikea) pour un noble destrier et mon clavier, un dell Ă  crosse en laiton, pour une lance de joute mĂ©diĂ©vale.

En voici le contage
sur les deux doigts de la main

Rose bonbon : bjr kb

Kb : bjr la rse en ce matin eh close et pardonnez moi en prose si vous tñter la couenne je n’ose

Rose bonbon : waw ! un poĂšte
puis pleins de p’tits cƓurs dessinĂ©s (note de l’auteur
c’est-Ă -dire moi : p’tin ça m’a toujours tuĂ© ces waw
ça va encore si l’émettrice est fagotĂ© façon lolo Ferrari, bouche collagĂ©nĂ©e et tĂ©tons menaçant de faire craquer l’enceinte
on peut Ă  la limite fermer les yeux ! mais quand elle se trouve ĂȘtre aussi plate qu’un fax de la mairie vous rappelant que vous devez deux ans de taxe d’édilitĂ©, lĂ  c’est pas permis, mais alors pas du tout. De quoi vous dĂ©manger l’envie froisseuse, celle qui n’a jamais autant prouvĂ© l’utilitĂ© de la corbeille
et tant pis si on me traite de macho)

Kb : (voyant le genre je joue le jeu
çui du mufle qui chasse la mouflette) ASV pliiiize

Rose Bonbon : 26 female khouribga (dĂ©solĂ© Larbi 
j’ai vraiment pas fait exprĂšs
remarquez qu’au passage la gourgandine Ă  tout de mĂȘme fait un gros zeffort avec son « female » ça fait trĂšs faye donoway dans crameur contre cramĂ©e)

Kb : waw ! (Perfide
trĂšs perfide mĂȘme) tu parles bien allemand dis donc (encore plus perfide)

Rose bonbon : j’adore les langues et les Ă©changes inter espĂšces (v’la que jĂ©tais une espĂšce maintenant
et si encore elle sous entendait « cunnilingus » mais mĂȘme pas, branchĂ©e en prise directe sur le premier degrĂ© la margoton)

Kb : (dans le summum de ma fĂ©lonerie) super ! Moi saussi
j’adore la langue de bƓuf (lançais-je ma lance tel dugesclin derriĂšre son heaume 17 pouces LCD)

Rose bonbon : beuuurk j’aime pas la langue de bƓuf, je prĂ©fĂšre la volaille

Kb : (bon ! je sais que vous aimez bien me lire mais lĂ  c’en Ă©tait trop, fallait absolument mettre court Ă  la daube)
Ben moi je n’aime pas les oies ! (Et clic sur le bouton « quitter »)

Faut croire que je n’ai plus ni la force ni le tempĂ©rament « cheval fou » pour ce genre d’excursions

Besos
histoire de promouvoir les langues étrangÚres

Kb
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