mardi, septembre 25, 2007
mercredi, septembre 19, 2007
Déménagement
bon là je n'arrive pas à surmonter la couille qui rend ce blog aussi blanc que les neiges du kilimandjaro et ce malgré mon dextre bidouillage de ces grognasses de balises Html.
je tente donc un déménagement par là , et si tout va bien donc cette page se désagrégera au fur et à mesure que l'autre se construira...un transfert quoi! cela vous permettra de redécouvrir les archives et me permettra à moi de profiter des nouvellesfonctionalités XML de blogspot
kb
lundi, septembre 17, 2007
vendredi, août 10, 2007
je vais, je tire et je reviens...
Chers lecteurs invétérés, lectrices passionnées et autres bizarreries version 2.5 du web.
Voila ! Comme Ă lâaccoutumĂ©e, enfin si les 27 mois dâexistence de ce blog peuvent faire office de coutume, cet espace va se mettre un petit peu au vert le temps dâaller pour moi moissonner quelques bribes de vie rĂ©elle en ce mois dâaoĂ»t qui en fait se prĂȘte beaucoup plus au jaune des blĂ©s, au bleu intense de la mer et Ă la couleur chair.
Demain dĂšs lâaube donc, Ă lâheure ou blanchit la campagne je mâen irai par les chemins, mon baluchon sur lâĂ©paule chantant un air de mouskir et pour seul compagnon mon horrible canin gambadant sous lâombre bienveillante de mes miches (câest juste lâombre de mon baluchon ?? ah bon !...jâaurai pourtant cruâŠ.)âŠ
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'Ăąme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme...en remerciant Rimbaud pour lui avoir empruntĂ© ces derniers mots et aussi abdel qui mâa prĂȘtĂ© un peu de sous
AllezâŠhue le caninâŠet cesse de remuer la queue devant tout le mondeâŠ. ! il est fou ce chien...tiens je pense Ă un truc...avec ses yeux bigleux je vais te me le rebaptiser "Aflelou"
lundi, août 06, 2007
L'opium s'en va, le bĂąton reste...
de la publication Telquel et Nichane) à l'entrée du tribunal
Comme quoi on ne peut dans une dichotomie hasardeuse dissocier les deux composants du puissant léthargique de la société marocaine.
Couronnant les efforts dâun processus classique de dĂ©saveu programmĂ© que subissait la double publication Telquel-Nichane, le verdict de saisie vient de tomber samedi dernier par la sacrĂ©e voix caverneuse du premier ministre en qui notre trinitĂ© Ă nous (Dieu, la patrie , le Roi) vient de trouver son Perceval.
Craignons que pour cette fois les accusĂ©s ne bĂ©nĂ©ficieront certainement pas de circonstances attĂ©nuantes et feront certainement les frais de leur rĂ©cidivisme, ayant dĂ©jĂ Ă©tĂ© amenĂ©s Ă comparaĂźtre pour les mĂȘmes raisons il y a de cela Ă peine moins dâune annĂ©e.
DĂšs lors on ne peut quâĂȘtre amenĂ©s Ă se poser les questions suivantes :
ARB* est-il amnĂ©sique ? Ou bien son mĂ©pris du systĂšme le pousse-t-il Ă braver sa trouille naturelle tablant sur un hypothĂ©tique aval du pouvoir tant quâil continuera Ă adopter la ligne Ă©ditoriale consistant Ă casser du barbu sans grand discernement ?
Comme devrait certainement le savoir ARB, les relations entre monarchie et islamisme amĂšnent bien plus loin quâĂ la seule problĂ©matique de la relation (sur le mode de la confrontation) entre un Etat et son opposition Ă fondement religieux. Dans le cas du Maroc, elles permettent de dĂ©velopper plus largement la question du rapport entre politique et religion.
« Le roi, amĂźr al-mu`minĂźn (« commandeur des croyants »), reprĂ©sentant suprĂȘme de la nation, symbole de son unitĂ©, garant de la pĂ©rennitĂ© et de la continuitĂ© de lâEtat, veille au respect de lâislam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertĂ©s des citoyens, groupes sociaux et collectivitĂ©s ». En 1962, sous les conseils de deux figures politiques nationalistes, Allal al-Fassi et le Dr. Al-Khatib, le roi du Maroc, par lâarticle 19 de la Constitution, devint officiellement une figure spirituelle, chargĂ©e, entre autres, de protĂ©ger lâislam mais aussi la libertĂ© de culte. La nation et lâEtat marocains sont dĂ©finis Ă partir de deux donnĂ©es : la Constitution et lâislam, celui-ci Ă©tant directement inscrit dans le texte constitutionnel sans quâil soit dĂ©fini autrement que par la « protection » royale, câest-Ă -dire par la monarchie elle-mĂȘme.
Rappelons pour les besoins de lâhistoire qui ne va manquer de sâen suivre suite Ă cette nouvelle affaire que câest Le mĂȘme Al-khatib qui fut Ă lâorigine de la crĂ©ation du premier parti « islamique » du pays. Comme quoi le pouvoir dispose dâune double carapace et chaque fois que lâon sâattaquera Ă lâune on ne manquera pas de subir les effets de lâautre
En attendant, nâayant pas encore lu les articles incriminĂ©s par cette nouvelle dĂ©cision ministĂ©rielle, je ne puis polĂ©miquer au-delĂ sans risquer de tomber dans une partialitĂ© irrationnelle qui ne sera dâaucun apport constructif maisâŠ(jâai toujours un mais dans la poche) je condamne (ben quoi ? moi aussi je suis bicarapacĂ©), par principe, la dĂ©cision gouvernementale qui ne va pas manquer de nous souffler sa fumĂ©e soporifique pour cacher son bĂąton
kb...fumi gĂȘne
jeudi, août 02, 2007
Mot Ă mot...
Tanger - le port
Fabulerai-je encore si je lĂąchai la bride Ă mon imagination cavaliĂšre ? Une naĂŻade nue sur un rocher couleur chocolat me mettrai sĂ»rement lâeau Ă la boucheâŠjâen ai le pipo qui frĂ©tille. Ab6 qui se la joue philanthrope sur une pierre ponce ne sera jamais fille en trop me dis-je (ça en jette les je aprĂšs le verbe). Câest quâelle me manquait me dis-je poncif pour en jeter encore une fois. Voila que je dĂ©rive de x en y en pensant Ă la lemniscate de bernouilli (les matheux savent ce que câestâŠles mateurs nâont quâĂ bien regarder et en prendre de la graine) tel Ulysse pensant Ă Charybde et Sylla .
Ce matin jâai lâĂ©motion exponentielle et je diftotex Ă second membre variable. Neper Ă©tait impuissant de son logarithme me dis-je (encore- ??) la pensĂ©e dĂ©filant en algorithme jusque aux sources du souvenir. Sa fonction le faisait certainement jouir en mĂȘme temps que cette multitude de profs binoclards qui prenaient malin plaisir Ă me coller un zĂ©ro sur ma feuille dâinterroâŠfaible consolation, mes ancĂȘtres avaient inventĂ© ce chiffre me dis-je (juste pour cette fois) tombĂ© depuis en dĂ©suĂ©tude dans le qualificatif dâun petit Ăąne mendiant et grisâŠmais lĂ je fabulerai certainementâŠbref câest toujours un plaisir de nâavoir rien Ă dire et dâĂ©crire quand mĂȘme une ou deux conneries (quand ça nâest pas plus⊠pour faire rasoir qui rase de plus prĂšs) histoire de se rappeler Ă votre bon souvenir.
Pas fameux me diriez vous aprĂšs cette longue absence mais je suis restĂ© en rade entre deux poĂšmes qui ont haussĂ© le tonâŠet comme tout le monde le sait « quand le thon monteâŠle hareng saur »âŠdites surtout pas que mon propos il pueâŠje prie pour que vous ne mâen veuillez pas. Je ferme les yeux et je prie fortâŠet du coup je pense Ă FernandeâŠfaçon bras ceints⊠autour de ma taille de hanneton qui bourdonne et bourgeonne jusquâau trĂ©fonds de ses rĂȘvesâŠles priĂšres ça Ă©rode vachement mâultimai-je Ă direâŠcâest lĂ que je me rappelle, comme un petit vent de fraĂźcheur, ce petit instant (enfin⊠un peu plus que petit car je ne suis rentrĂ© quâa 3h30 du matin) bien rĂ©el, passĂ© Ă papoter avec ce jeune homme trĂšs engliche man in the rif sous la lumiĂšre blafarde dâun Tanger qui sentait le rĂȘve cramĂ© dâun ex candidat au hrig.
La saveur agrĂ©able du milk-shake contrastait fortement avec la faune noctambule qui vous frĂŽlait de prĂšs, concupiscente, jusquâau fond de votre poche pour vous dĂ©lester de votre culpabilitĂ© estampillĂ©e Ă lâeffigie royale dâune malheureuse piĂšce de monnaie. Il est vrai que tout se monnaieâŠmĂȘme les mots bientĂŽt dâaprĂšs Mehdi7âŠmais je nâen dirai pas plus...et je prie de me voir si beau encore demain castafiorai-je sous les lumiĂšres diaphanes dâune ville en train de doucement avorter son rĂȘve frelatĂ©âŠ
kb...en troisiĂšme type
vendredi, juin 22, 2007
Les chants du monde
il y eut d'abord l'eau
ensuite le vent
carressant l'onde
Ă lui rider la peau
pour enfanter le ciel
sans couleur
sans douleur
un ballon en hommage
offrande des étoiles
s'accrocha au ciel
on l'appela soleil...



3.
la pluie à laissé un grand trou dans le ciel
noir
le jour, effrayé
sâenfuit sous les paupiĂšres de lâhorizon
maudissant celle que la lune
venue on ne sait dâoĂč
appela « nuit »

4.
ourlée de jour
lâaube se lĂšve
comme le voile dâun rĂȘve
découvre les montagnes
sombres lĂšvres
et amas de cendres
qui soupirent la vie

5.
puis vint lâarbre
frĂšre des montagnes, et du temps
plantant ses racines dans le ventre de sa mĂšre
il tend ses bras suppliant
la clémence du pÚre
azur
qui sâĂ©tire Ă lâinfini

6.
Puis vint ton regard
mirroir de l'infini
c'est là que je suis né

khalid benslimane
vendredi, juin 08, 2007
Pardon mâsieur zâavez pas vu mon fez ?
Jhonny Clegg- Festival des musiques sacrées de Fes (juin 2007)
« Une sacrĂ© musique nâest pas toujours une musique sacrĂ©e »
La fourmi à la cigale, été 1654
SacrĂ©e musique me festivalais-je Ă chanter en dodelinant de la tĂȘteâŠ
Moi mâsieur chui zoulou et fier de lâĂȘtre rĂ©pondis-je Ă lâautre copain dans un style passĂ© simple, sans pedigree affichĂ© en diadĂšme sur la tĂȘte ni parfum de cocos number five au relent de rolex. Moi mâsieur chui zoulou, ni blanc ni noir juste un peu cassĂ©, au rythme du tempo « 3ala wahda wo noss », je coltine mon noss noss Ă travers la foule frĂŽlant un mamelon qui se voulait distant sous son phare-ajout sans y parvenir vraiment, une fesse infiniment tendre sous un froufrou de robe Ă fleurs et dâune peau toute en tĂąches de rousseurs sentant bon le pĂȘcher ⊠« oh pardon » me fait la dame en prenant le temps dâattendre, tout contre mon Ă©pi, que lâĂ©picentre du tremblement agitant dangereusement mon verre revienne au degrĂ© sans tĂąche sur lâĂ©chelle de beaufortâŠet musclĂ©, jâhume son parfum dans lâattente et balance au rythme de ses hanches, une invite Ă la danse⊠Le noss noss se calme, je passe mon chemin, contourne sa dĂ©ception, ma place est trois rangĂ©es plus loin. Sur la scĂšne lâAfrique se dĂ©hanche sous les notes blanches dâune mĂ©lodie noireâŠ
Moi mâsieur chui zoulou, pâtet pas aussi noir que Scipion mais tout autant que Clegg, jusque dans lâĂąme de la terre, jusquâau son du tambourin qui ajuste le baobab comme un souffle divin Ă©grenant la pluie dans un vers cristallin. Je dodeline de la tĂȘte. Mon verre dodeline son jus jusque sur mes chaussettesâŠbrĂ»lantes. « Pardon » me fait lâhomme aux pieds en croco qui regardait ailleurs, trois rangĂ©es plus loin, le croupion dâune dame qui dansait lâafricain Ă lâĂ©chelle de richterâŠ
Moi mâsieur chui zoulou et au rythme divin dâune musique sacrĂ©e je ne cessais de part donnerâŠpardonner sans limites, en refrainâŠ
Et Jhonny Clegg chantaitâŠun truc qui mâcolle encore au cĆur et au corpsâŠ.
Câest que moi mâsieur chui zoulouâŠjusque sous mon fezâŠâŠ
kb...zoulou men 7daya
vendredi, juin 01, 2007
20000 lieues dans le shplouc ou la lettre Ă Leblase
J'avoue que le but primaire (et loin d'ĂȘtre primate puisque ne vĂ©hiculant aucun Ă©change en monnaie de singe) de ce post, est de promouvoir le blog de Leblase, en proie Ă la dĂ©mangeaison du p'tit doigt sur la souris en purulence gratteuse encline Ă la suppression dĂ©finitive de son shplouc...ce qui serait une grosse perte pour la blogosphĂšre mondiale. je sais qu'on en arrivera tous lĂ tĂŽt ou tard mais faisons durer un petit peu plus longtemps le plaisir.
Cher Leblase,
TrĂšs content dâavoir retrouvĂ© mes chaussons, je festoyais lâĂ©vĂšnement Ă grands coups de reins allĂšgres dans ce jeu primaire et Ă combien primordial de la bĂȘte Ă deux dos, rendant ainsi le plus naturel des hommages aussi bien Ă la vie quâĂ mon affable compagne qui supportait sereinement depuis de longues annĂ©es dĂ©jĂ mon multitribulationnisme Ă©gareur de chaussettes.
Pourtant, tout concentrĂ© que jâĂ©tais dans ma noble tĂąche Ă toucher le fond, une partie de moi, apparentĂ©e Ă la matiĂšre spongiforme que dâaucuns identifient sous le nom de cervelle, ne pouvait se dĂ©tacher, par je ne sais quelle cyber-atteinte, de ton abyssal questionnement qui tout en cherchant Ă toucher le fond des choses Ă la maniĂšre dâun capitaine naĂźt mots , se rĂ©vĂ©lait Ă moi, en mĂȘme que lâexplosion libĂ©rant mon « Kundalini », dans toute sa dĂ©tresse sous jacente
- mon dieu ! soufflai-je dans mon tuba
- ouiiiiii ! répondit dans une intonation scaphandre, celle que tu personnifias sous un stéréotype fatmique
Elle Ă©tait pourtant loin de sâimaginer quâoutre signifier lâatteinte dâun plaisir certain, la formule Ă©mise en rĂąle, nâen vĂ©hiculait pas moins une profonde compassion pour lâĂȘtre humain qui transcendait la virtuelle appellation de Leblase et qui formulait, inconsciemment, son appel de dĂ©tresse Ă la maniĂšre dâun homme appartenant dĂ©sormais Ă la mer.
Pourtant je ne connaissais mĂȘme pas son vrai nom. Mais avons-nous besoin dâun nom pour donner libre cours Ă notre Ă©lan compassionnel ? Je le connaissais seulement par ses Ă©crits, comme je connais, et conçois, Laseine tel un frĂšre que jâaime par le lien dâune mĂ©moire culturelle ancestrale qui nous relie faisant quâune part de chacun existe dans lâautre.
Mais il est possible que vous y passiez votre mort. »
Câest sans aucun doute ce prĂ©ambule qui me mit la puce Ă lâoreille et me poussa au grattage furibond, outre auriculaire, me poussant Ă entrevoir que le taulier se parlait en fait Ă lui-mĂȘme et que dans un assemblage kalĂ©idoscopique, nous Ă©tions des fragments de miroir ou chacun tente de sâentrapercevoir.
Dans cet amalgame Ă©motionnel, je rĂ©alisai quâune partie de moi (et lĂ câest pas des chaussons) vivait dĂ©sormais sur le net. Cela voulait-il dire quâune partie de moi Ă©tait en train de mourir dans le rĂ©el de ma vie ? Que toute implication de plus en plus active dans le net revenait Ă une dĂ©mission du rĂ©el ? Sommes nous effectivement en train de suivre le pernicieux cheminement menant Ă je ne sais quel temple du soleil dans un inexorable processus dâin-sectisation ? Quels seraient alors les moyens dâune dĂ©-insectisation ?
Cher Leblase, frĂšre de secte, je sais! LĂ oĂč jâĂ©tais censĂ© apporter quelques fragments de rĂ©ponse je ne fais encore que creuser dans le questionnement mais, comme tout le monde le sait dĂ©sormais si bien grĂące Ă ton merveilleux shplouc :
Et sâil est un mythe qui a encore de lâavenir, ce sont les SECTESâŠ.et croyez moi ou non le meilleur SECTICIDE reste lâANTI-MYTHE
peut-ĂȘtre alors deviendrons frĂšres (soeurs pour complex* suite Ă sa transformation) pour de bon...
kbâŠen plongĂ©e
* Complex : troglodyte du shplouc Leblasien
mercredi, mai 30, 2007
Blogoma mon amour...

Tarik Essadi (www.emarrakech.info)
Si lâavenir sâannonce plutĂŽt morose pour la blogosphĂšre marocaine je crois que ça nâest pas lĂ un phĂ©nomĂšne particulier liĂ© Ă lâidentitĂ© nationale mais bien un phĂ©nomĂšne mondial. En fait Tarik Essadi ne fait que sâaligner avec la perception universelle du moment par rapport Ă ce phĂ©nomĂšne enfantĂ© par internet. Beaucoup ont parlĂ© dâune fin des blogs Ă lâhorizon 2010 et le plus Ă©tonnant dans tout cela, câest ceux lĂ mĂȘme qui vantaient les mĂ©rites du blogging en le hissant sur le piĂ©destal de lâalternative idĂ©ale Ă une monopolisation de lâinformation par des grands trusts.
Alors ? Lequel des discours croire ?
Aussi, jâachoppe, et dans une grande mesure, lorsque lâon dit :
« Il fallait que quelqu'un ose le dire: les blogs marocains n'ont pas du tout rĂ©alisĂ© leurs promesses initiales.On a beau cultiver un rĂȘve mais la rĂ©alitĂ© est toute autre.
Serait-ce la fin de la blogoma? En tout cas, plusieurs choses sont à revoir, y compris certains mythes qu'on a, de bonne foi, cultivé. »
Il nây a jamais eu de promesse de la part de qui que ce soit ni de quoi que ce soit lorsquâĂ dĂ©marrĂ© le phĂ©nomĂšne blog et que toute projection futuriste Ă©mise par un X ou Y ne peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă une promesse gĂ©nĂ©rale Ă tenir ni Ă une ligne de conduite universelle quant Ă la raison mĂȘme du blogging.
Le blog est avant tout « libertĂ© dâexpression » et prĂ©tendre que « plusieurs choses sont Ă revoir » enferme le blogging dans une ligne Ă©ditoriale pensĂ©e Ă lâavance par une Ă©lite.
Quelquâun peut-il dire actuellement « voila comment il faut blogguer ! » ?
je ne le crois pas et je ne lâespĂšre pas. Chacun est libre de le faire Ă sa maniĂšre tant que câest en respect dâune vision universelle du droit et de lâĂ©thique.
kb
NB : posté initialement chez Othmane en réponse à son post « serait-ce la fin de la Blogoma »
lundi, avril 30, 2007
Des foulées pour se défouler...
Vous le saviez sans doute mais pourtant, vous ne vous ĂȘtes pas empĂȘchĂ© de poser certainement cette question aussi bĂȘte que vos pieds, et que presque tout le monde (voyez combien sommes nous insipides de normalitĂ©) pose sans y faire trop attention :
- « câest quand le premier mai ?? » profĂ©rĂątes-vous donc presque aussi bĂȘte quâun grand orteil phagocytĂ© par des champignons, sinon un tantinet plus (non ! mon regard sur autrui nâest pas dĂ©prĂ©ciatifâŠdisons juste un peu criant de vĂ©ritĂ©).
Dâailleurs je nâai jamais compris pourquoi les pieds Ă©taient les seules parties du corps Ă se faire traiter de bĂȘteâŠsans doute parce que câest grĂące Ă eux que lâon se meuh (hi hi hiâŠje fais comme dans les sitcomâŠje vous dis quand il faut rireâŠcâest dire combien je vous mĂ©nage)
- « Ben le premier Mai câest, comme son nom lâindique, le premier MĂȘĂȘĂȘ » vous rĂ©pond-je donc la manette bulbo rachidienne (mais non câest pas la sĆur Ă rachid) dans la plage bĂȘte.
Et câest lĂ que piquĂ© au vif de votre fiertĂ© neuronale vous arrivez Ă presque retrouver cette particularitĂ© qui vous diffĂ©rencie du reste du rĂšgne animal et quâen tubercule parlante vous envahissez de la plus pataude façon le rĂšgne vĂ©gĂ©tal en profĂ©rant la rĂ©ponse inĂ©vitable dans un couple de bergers.
« mais ducon, je voulais dire quel jour de la semaine le premier Mai tombe-t-il »
Soupir !
Vâla quâil tombait des jours maintenantâŠjâai tout Ă coup des envies de tombe pour y faire tomber quelques uns pour voir si le muguet, comme le pissenlits, se bouffait aussi par la racine.
Mais bon, passons outre (faut bien que les lĂ©gumes sâabreuvent) et puisque les pieds sont bĂȘtes, demain, pour vouer culte au travail, ils feront encore marcher un bon nombre de lĂ©gumes croyant faire partie du rĂšgne animal en secouant (en grandes cloches) les clochettes de leur cousin le muguet pour sanctifier le rĂšgne de lâasservissement en cassant paradoxalement du patron.
Bonne fĂȘte Ă toutes et Ă tous et particuliĂšrement Ă ceux qui ne travaillent pas...
kb...qui ne marche pas
mercredi, avril 25, 2007
Object in the mirror
âSubjects in the mirror are CLOSET, Walter de son prĂ©nom *, when they appears...âLa phrase me trottait dans le ventre, en suspens, idĂ©ation diaphane dâun propos diarrhĂ©ique...un non sens de ce qui sâaffichait Ă mes yeux mi taupes mi raisins... comme dirait lâautre avec tant de coups dans le nez quâelle ne compte plus les bleus ni les rouges en ballons.
Un deroxat plus loin...
âSubjects in the mirror are closer than they appears, Brosnan de son prĂ©nom **â
Je pense Ă Harry (potteur de son prĂ©nom) et son âRIDICOULOUSâ et je secoue ma baguetteâŠfaut quâjâarrĂȘte (depoisson de son prĂ©nom) faut vraiment que jâarrĂȘte de cracher mes mĂ©tastases dans la soupe en mĂȘme temps que mes dents pour exprimer ma haine au bridge (Jeff de son prĂ©nom) qui me torture la boucheâŠencore ??
Lâhomophonie est bizarreâŠ.ANCHOR rĂ©pĂ©tais-jeâŠ
Ancre pesante enlisant mon propos dans un jeu de mot Ă©moussĂ© par lâamour « Low cost*** » que seule la toile peut vous offrir Ă 263 kbs...
« Nâoubliez pas de rĂ©gler vote abonnement » quâelle me fait la souris, mon doigt sur sa roulette et jâavais beau cliquer je restais apparentĂ© aux sĆursâŠAnne de leur prĂ©nomâŠy en a tellement qui ne voient rien venir
Le miroir avait beau closer lâapparenceâŠla bĂ©ance restait de taille (break dirait LacosteâŠpierre de son prĂ©nom qui a amassĂ© plein de mousse en roulant ses balles sur de la terre battue)
Tant de bĂ©ance finalement me dis-jeâŠpas de prĂ©nom Ă mettre lĂ âŠ.juste Huguette
Ma BĂ©anceâŠâŠ
Et toujours cette putain dâhomophonie monochromatĂ©e fi lâqalb*****
Ma Baie AnseâŠ
(*) en français dans le texte
(**) in french in ze text
(***) en anglais dans le texte
(*****) en arabe dans le texte
Les moindres maux
kb
mercredi, avril 18, 2007
Achevons le propos pour ĂȘtre...
Post inspiré par Leblase
J'aime...Ă ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J'aime... »
Ne vous leurrez pas quant Ă mon apparente facilitĂ© dâagencer les mots.
JusquâĂ il nây a pas trĂšs longtemps, Ă©crire pour moi Ă©tait souvent pĂ©nible car je nâĂ©tais jusquâĂ cette douce rencontre, quâun ensemble incohĂ©rent de propos inachevĂ©s
Comment vous expliquer la chose...chaque phrase pour me satisfaire se devait dâĂȘtre par son sens « dĂ©finitive » alors que moi, mortel par essence (et par naissance) je ne pourrai jamais lâĂȘtre dans lâabsolu. Souvent je tournais une journĂ©e entiĂšre autour d'une mĂȘme phrase. Je l'Ă©crivais. Je la rayais. Je la rĂ©crivais mâattardant au parfait du sens lĂ ou les choses ne devaient en fait ĂȘtre quâaisance...
L'interfĂ©rence du passĂ© et du prĂ©sent bridait alors mon discours. La nĂ©cessitĂ© de me dĂ©caler par rapport aux Ă©vĂ©nements racontĂ©s venait souvent rompre lâordre chronologique de cet enchaĂźnement de vie qui donnait toute sa quintessence au « moi ». Jâavoue avoir mis longtemps Ă comprendre cette indolente remarque que mâavait faite Jean BarbĂ© qui animait alors lâatelier dâĂ©criture sur Ev : « tu devrais lĂącher un peu la bride Ă ton Ă©criture ». Il ne pensait certainement pas si bien dire...
Jâai rĂ©alisĂ© aprĂšs quelques essais que lĂącher la bride au propos Ă©tait de laisser sâachever le propos pour que lâhistoire se dĂ©tache du rĂ©cit. LĂącher la bride câĂ©tait accepter de lĂącher prise de tous ces faux repĂšres suspendant lâĂȘtre au propos et accepter la mouvance des choses de ce monde. LĂącher la bride câĂ©tait graviter autour de lâinextinguible repĂšre quâest la pulsation universelle dans sa dimension « amour ». LĂącher la bride nâĂ©tait pas absolument de se faire comprendre mais dâabord de se laisser parler. LĂącher la bride Ă©tait surtout, ce que je trouve le plus merveilleux, de ne pas seulement raconter ce que lâon Ă©tait mais de laisser ce que lâon a Ă©tĂ© raconter ce que lâon est indĂ©pendamment dâune chronologie castratrice.
LĂącher la bride mâa permis de rencontrer ce « moi » qui Ă©tait lĂ , Ă portĂ©e de main...au bout des doigts
Il mâaurait fallu juste un coup de plume pour me dĂ©poussiĂ©rer le regard...
kb...Ă bride abattue
vendredi, avril 13, 2007
Déferlante...
Je marchai Ă lâenvers le dĂ©cor inversĂ© dâune vie en nid de poules et orniĂšres. UsĂ© dâamour, le front aussi bas que ma queue battant le flanc de mes mollets.
Je me tĂątai la tĂȘteâŠlâembryon de cornes avait encore grossiâŠ
Pas mes couillesâŠje nâen avais plusâŠ
Dans mes yeux jaunes se reflĂ©tait le bleu de lâAMER âŠ
Si jâĂ©tais Dieu me dis-je au dĂ©ni de mes cornes, je sucrerais la MERâŠ
Et que crÚvent les poÚtes noyés par les mirages sucés au sang sur les seins de leur MERE l' idéal en Déferlante
kb
vendredi, avril 06, 2007
L'éphémÚre
Solitude - aquarelle de Kurt Rostek
Ă S.......
Elle disait mâaimer
Son corps en folie
LâĂ©toile en offrande
Caressant mes cris
De ses mots jolis
Elle disait mâaimer
Le souffle embolie
Vive dans la peau
Au parler dâoctobre
Murmuré au lit
Elle disait mâaimer
Pour rester polie
Quand je serais seul
Pantin désuet
A en boire la lie
Pourtant
Sur le mur d'en face
j'avais peint la lune de son sourire
quand l'ombre du cerisier
jouait la nuit
kb
jeudi, avril 05, 2007
Les contes du printemps...
En parcourant mes archives je suis retombĂ© sur ce conte et comme la route menant Ă mon bureau (en rase campagne) longe de nombreux champs oĂč foisonnent des coquelicots, j'ai eu envie de le reposter lĂ pour vous souhaiter un beau printemps...
le conte des colchiques
Sur un haut alpage oublié de grand ùge, des colchiques blanches, du haut d'une butte, regardaient de haut un petit coquelicot emprisonné dans les blés. Elles le toisaient de leurs vénéneux regards ricanant à qui voulait bien les entendre de sa truculence rubescente.
- "carminé de malheur! Tu nous brouilles la vue de ton écarlate couleur" lui criaient-ils à longueur de journée.
A chacune de ces railleries malsaines, les blés, fiers de leur allure superbe, partaient d'un rire gouailleur faisant onduler le champ de vagues à la blonde couleur.
- " qu'il est laid avec ses oreilles cramoisies, son corps frĂȘle et velu ...et son nez noiraud!"
les blés, outrecuidants à outrance, passaient leur temps en courbettes et révérences.
- "que vous ĂȘtes beau ce matin!, vous semblez avoir pris quelques grains" disait l'un.
- " vous mĂȘme semblez prendre du poil de la bĂȘte avec votre Ă©pi en faĂźte" renchĂ©rissait l'autre. Mais pour le gentil coquelicot ils n'avaient que dĂ©dain. Leurs propos Ă son Ă©gard n'avaient nulle retenue pour le cibler de leurs dards.
- " Nain rougeùtre, excrément de vache acariùtre, quand cesseras tu de nous traßner dans les pattes?"
Le pauvre coquelicot supportait stoĂŻquement tous ces maux, priant chaque soir tous les saints de lui rĂ©server meilleur destin. Ainsi passĂšrent les printemps Ă rougir la petite fleur d'indicibles tourments jusqu'au jour oĂč, par on ne sait quel hasard , la vache pĂąquerette, prĂ©fĂ©rĂ©e de son maĂźtre, vint traĂźner ses pas en quĂȘte d'un meilleur repas. Cette bĂȘte au grand cĆur adorait les fleurs. Des colchiques, elle n'en avait jamais vu si bien que de toutes elle s'en Ă©tait repue. Mais voilĂ que l'inattendu festin l'affuble d'un funeste destin. Elle va et vient Ă travers le champ de blĂ© incapable de retrouver son chemin. Prises d'atroces souffrances, ses entrailles ensemencent le champ d'une vĂ©nĂ©neuse engeance, libĂ©rant sa bonne Ăąme en giclĂ©es de diarrhĂ©e infĂąme.
Apres avoir longtemps cherchĂ© sa gĂ©nisse tant aimĂ©e, mestre jacquemin arpenta finalement les pas de l'occulte chemin ayant menĂ© les broutages de sa vache volage vers cet exotique repas ayant causĂ© son trĂ©pas. De sueur en nage, il fulmina de rage la voyant crevĂ©e lĂ , entre les colchiques. Il cracha sa chique et jura par tous les diables de l'enfer que ces fleurs sorciĂšres en essuieraient les revers. Il fit venir ses frĂšres, arrosĂšrent de poix toute la butte dĂ©lĂ©tĂšre et y allumĂšrent un feu nourrit pour qu'aucune de ces fleurs pourries n'y pousse jamais plus. Les blĂ©s Ă©ternels, effrayĂ©s, se dressaient sur leurs tiges frĂȘles de toute la hauteur de leur Ă©pis pour voir ces Ă©tranges crĂ©atures qu'ils n'avaient jamais vu.
- "c'est Ă cause de ces colchiques de malheur que l'enfer s'abat sur nous en cette heure!" disaient certains. Le petit coquelicot, par sa taille naine, ne pouvait rein voir de la scĂšne.
- "piétinons le coquelicot! C'est un cousin de ces sorciÚres, il ne nous apportera que misÚre" Le bruit provoqué par les blés qui ondulaient pour piétiner la fleur troublée attira l'attention du manant qui, apaisé, remarqua la beauté du champ
-" je n'ai jamais vu pareil terrain. Il me rapportera sûrement de bons gains"
comme quoi Ă tout malheur quelque chose de bon. Le paysan avait longtemps souffert de l'ariditĂ© de la terre. Il en remercia longuement le bovin, appela ses frĂšres et cousins et entreprirent d'Ă©tĂȘter les blĂ©s beaux de toute la force de leurs faux. Plus rien ne poussa dĂ©sormais sur cette terre brĂ»lĂ©e par la poix incendiaire et les fĂšces toxique d'une vache pubĂšre. Plus rien Ă part une multitude de coquelicots rougeoyants qui rĂ©gnĂšrent en maĂźtres Ă©ternels sur cette terre tant belle.
© kb
mercredi, mars 28, 2007
Parlons bĂȘte !
Muet comme une carpe !
Le resterais-je assez longtemps sans que vous ne rĂ©ussissiez Ă me tirer les vers du nez quant Ă la raison premiĂšre de ce mutisme ? On aura beau ĂȘtre copains comme cochons et vous aurez beau ĂȘtre malins comme un singe, je nâen dirais rien. TĂȘtu comme une mule je resterai, et aussi doux quâun agneau vous seriez je ne donne pas cher de vos jacasseries de pie ni de vos supplications en larmes de crocodile quant Ă mâarracher ne serait-ce quâun misĂ©rable croassement de corbeau.
Vous aurez beau jouer dâartifices, vous mesdames, en Ă©brouant vos criniĂšres de lionnes et vous messieurs votre crĂȘte de coq, je nâuserai de cet ustensile que pour sauter vers lâĂąne, papillonnant du mutisme profond au silence lĂ©ger, ce qui pourrait vous paraĂźtre, myopes comme taupe que vous ĂȘtes, une brĂšche dans mon test dâhĂ©risson blasĂ© (jâai pas pu mâempĂȘcher de la faire celle lĂ âŠun clin dâĆil au Dieudelabas).
Je vous entends dâici soufflant comme un phoque, raclant le sol en bĆuf enragĂ©, lâĆil rubescent dâune fiĂšvre de cheval, prĂȘt Ă vous lancer comme un rhinocĂ©ros dans une charge maladroite afin de me voir chanter comme un pinson.
Je saisâŠje vous donne le bourdon, mais que voulez vousâŠbien quâil nây a pas lĂ (ni impala non plus) de quoi casser trois pattes Ă un canard, il ne faut pas pour autant me prendre pour un pigeon. Ici il nây a toujours quâun gardon frais qui parle, moi en lâoccurrence, et une flopĂ© dâharengs saurs, vous en rĂ©currence, qui regardent avec des yeux de chouettes ne sachant sâil faut minauder une friandise au chaud lapin que je suis ou se gondoler comme une baleine au rythme de toute les bĂȘtises que je balance en hurlant comme un putois essayant de noyer le poisson de son inconsistance simulĂ©e.
Mais attention ! Ă ceux lĂ je dis que jâai la mĂ©moire et la rancune tenace de lâĂ©lĂ©phant, le rire de la hyĂšne, et la morsure du serpentâŠmais je suis malgrĂ© tout prĂȘt Ă craquer pour la premiĂšre caille aux yeux de biche ayant du chien qui me rĂ©pond en feulant comme une tigresse.
Miaouuuuu !
kb...pachyderme que ça
jeudi, mars 15, 2007
Votez en paix!
Commentaire initialement postĂ© chez le copain Docteurho, et remodelĂ© pour ĂȘtre compatible avec la version 2.6 du bloggeur moyen qui reprĂ©sente (dâaprĂšs les statistiques du site) 96,83% des visiteurs et que jâaime bien puisquâils sont assez truffes pour perdre quelques minutes de leur prĂ©cieux temps entre les lignes de mes Ă©lucubrations Ă forte incidence prostatique.
Chers internautes, politologues en tout genre et autres amateurs dâurnes poilues Ă fente vaselinĂ©e ! Voulez-vous du en voici en voila ? Eh ben je vais vous en voicienvollayer Ă max la rĂ©tine, la trompe dâeustache et mĂȘme la prostateâŠvous savez ! Ce petit truc qui joue au boa constrictor enroulĂ© autour de la baguette Ă sensations qui nous fait croire, nous les hommesâŠles vrais, en toute la mĂąlitude de nos petits ĂȘtres qui ont zaama le choix dâĂȘtre libre en allant qui faire pipi au lit qui faire caca dans les urnes.
Vous me trouvez cynique en ce gai matin de printemps ? Sans doute! Mais je nâai plus 20 ans, ni 30 ans et il y a dĂ©jĂ maintenant 46 ans que je suis orphelin et que les regard concupiscents des nombreux tontons qui vous caressent distraitement les cheveux en vous offrant une poignĂ©e de friandises ne se conjuguent plus Ă la toque du pĂšre NoĂ«l qui avait bizarrement le mĂȘme accent que celui de Allal al Fassi.
Voila quâaprĂšs avoir interdit « sauvagement » Ă ceux de ma gĂ©nĂ©ration de se mĂȘler de la chose politique que lâon tente, je ne sais par quelle miracle, dâinculquer aux jeunes cette pratique odieuse qui consiste Ă faire prendre Ă un abonnĂ© de la LYDEC (encore RADEJ Ă El jadida pays cher Ă mon copain docteurho) une vessie pour une lanterne, sauf quâil ne comprend pas toujours pourquoi la vessie lui revient quand mĂȘme plus cher que la lanterne ; mais lĂ tout bon artisan (du monde parfait, et par consĂ©quent barbu, de demain) sait que lâentubage fait main, comme dans la carpetterie, revient plus cher que le mĂ©canique et que si ça « bouge vachement Ă la tĂ©lĂ© » en ce moment ce nâest pas toujours dans lâintĂ©rĂȘt des hordes laborieuses de la majoritĂ©.
Vous me trouvez Ă©sotĂ©rique en ce radieux matin de printemps annonceur dâune avancĂ©e exponentielle de la dĂ©sertification de nos provinces du sud? Sans doute aurez-vous raison mais les voies du seigneurs le sont tout autant, et sâil a fait les montagnes ce quâelles sont, les fleuves ce quâils Ă©taient et la mer ce quâelle sera toujours (tout comme Dieu jâaime les paraboles) câest juste pour que nous comprenions vous et moi, un peu tard sans doute mais vaut mieux tard que jamais, que « Siassat assoudoud » nâa pas apportĂ© le fruit espĂ©rĂ© dont le noyau ressemble dĂ©sormais beaucoup plus Ă un retour de manivelleâŠbref juste pour dire, mĂȘme si sur ce coup je fais Ă©talage de ma mĂ©galomanie sans bornes, quâil nâest pas toujours bon de dĂ©tourner le cours des choses surtout quand la chose est eau et que lâeau coule de source et que la nappe phrĂ©atique, tout comme lâĂ©lecteur marocain, Ă vachement soif en ce moment (tiens on croirait entendre la bĂ©liĂšre parler !...jâaime cette dameâŠet plein dâautres aussi)
Toujours est-il, et comme par le passĂ© rĂ©cent des derniĂšres Ă©lections, « Votez en masse ! » quâils nous diront ! « Câest la seule maniĂšre dĂ©mocratique dâaffirmer votre volontĂ© Ă lâaspiration dâun lendemain meilleur ». « Mon cul !» dirai-je ! « Amen ! » RĂ©pondront sans doute les hordes disparates de la couche dĂ©mocratiquement et dĂ©mographiquement dĂ©moralisĂ©e comme si le simple fait de glisser ce grand dĂ©pliant - raturĂ© Ă lâinspiration dâune idĂ©ologie qui nâa de lâidĂ©e quâun semblant dâembryon â dans la fente Ă©troite dâun prisme en plexi suffirait Ă exorciser le dĂ©mon de lâincertitude dâun avenir se rĂ©sumant Ă la rĂ©sonance creuse dâune boite Ă urne.
Certains (beaucoup mĂȘme) rĂ©pondront Ă cet appel. Mais non pas avec le sentiment de citoyens jouissant du seul droit constitutionnel accessible (dĂ©mocratisation oblige) mais plutĂŽt de pauvres possĂ©dĂ©s, jetant le petit grigri concoctĂ© par le " fqih " de leur circonscription dans lâardent brasero de la dĂ©mocratie afin de se dĂ©barrasser de ces affres qui hantent leur vie quotidienne. Eh bien croyez le ou non cher internautes, truffes consentantes et autres gobemoilacouleuvre de la toile, pour une grande majoritĂ©, le grigri marchera. Le vote sera fĂ©erique, magique, bucolique mĂȘme, vu que la pompeuse campagne Ă©lectorale rameutera encore une fois de notre Maroc "profond" (respirant depuis SĂ©golĂšne) notre vraie campagne cette fois-ci, charriant ses annĂ©es de sĂ©cheresse et son mysticisme terreux ancrĂ© par toute une vie de marginalisme et de laisser pour compte, le chemin dĂ©finitivement barrĂ© par de longues annĂ©es de « siassat assoudoud » Ă tout suintement de conscience. Ne connaissant comme moyen d'Ă©clairage que la lampe Ă pĂ©trole ou Ă huile, il est tout Ă fait normal que ce sera (encore une fois) lĂ le seul symbole qui Ă©clairera les tĂ©nĂšbres de l'incertitude dans cet isoloir Ă©troit et sombre qui abritera (encore une foisâŠet pour toujours peut-ĂȘtre), l'instant d'un vote, l'acte solennel qui allait sceller la symbiose de l'analphabĂ©tisme et du politiqueâŠ.
Chers internautes, masses gĂ©latineuses crĂ©dules adeptes du « fais moi mal Raspoutine » et autres jecroisencoreaupĂšrenoels de la toile! Que le vote vous soit bonâŠpensez quand mĂȘme Ă moi au moment de mettre les doigts dans la fenteâŠpeut-ĂȘtre alors interromprez-vous le coĂŻt comme Ă la maniĂšre de lâancien tempsâŠ
kb...contre l'abstention quand mĂȘme
jeudi, mars 01, 2007
Times to thames...
Ă Laseine....
Ouais la tamiseâŠ
Feux de brume taxi cab et brownies
Bourre la reine Ă 5 heures
Lâheure du thĂ© et lâhaleine cerise
Sur le zinc en noyer
Bouche à bouche les noyés
Dans un pub se grisent
Une pinte ?
Quelques livres sterling ?
Entre cul et Darling
SâentremĂȘlent les chemises
Et ton lit est un dock
Dont mon Ăąme sâest Ă©priseâŠ
kb...tamisé
vendredi, février 23, 2007
La pensée du jour
Li kb
Libellés : comme dirait l'autre
jeudi, février 22, 2007
le temps orange
Chers internautes, pelures flottantes dans l'Ă©vier du net et autres douteuses Ă©manations de la toile ! La pĂ©riode mirlitonnage se trouvant ĂȘtre excitĂ©e par les piquages d'un autre fouille le tendre, je continuerais donc Ă dĂ©verser les dĂ©mangeaisons de mes prurits Ă©gotiques, jusqu'Ă ce que vous me disiez « câest assez » (comme ce grand escogriffe dâEl Blase qui chasse la baleine du savoir en ce moment)âŠ
La rose est bleue ce matin oĂč les regards dorĂ©s de la vie en rose calment lâabsence grise du fruit rouge de ma passion.
Sur les rideaux verts de ma chambre noire ton blanc visage Ă©merge doucement sous les halos dâune lampe rouge.
Je ris jaune Ă la peur bleue que tu ne restes prisonniĂšre dans un clichĂ© marronâŠsouvenir dĂ©fraĂźchi de mon age vert lorsque le blanc suaire de la mort dormait lâair absent sous les pelures oranges du temps.
kb...un coloré
mercredi, février 21, 2007
Couleurs

Chers internautes, sourdes oreilles Ă la beautĂ© du vrai monde et autres ectoplasmes de la toile ! En me levant dâun bon pied ce matin, il mâest venu lâagrĂ©able envieâŠenfin agrĂ©able pour moi car pour vous ce bon grĂ© risque de se transformer en malgrĂ© tout lâamour que vous semblez me vouer, une petite sĂ©ance de tortureâŠil mâest venu donc la simple envie de mirlitonner un bon coup, et que vous aimiez ou pas je mâen balance les mamelles « felfla mechouiya » de la voisineâŠ.
La lumiĂšre, en tĂąches sur le sol est blancheâŠ
Le soleil est jauneâŠenfin apparemment
Lâensemble est comme lâĆufâŠde lâorigine
Bien sĂ»r il y a lâeau comme source de lâorigine
Sa mer est bleue comme le ciel quand il nâest pas grisâŠ
La peur aussi quoiquâelle me grise moins souvent
Pas comme le vin qui est rouge
Mais mon humeur, elle, est parfois griseâŠquand elle est massacrante
Lâherbe est verte et vous le saviez comme les vachesâŠcâest trĂšs bien
Le sang dans les veines et brun foncé
La mort est noireâŠenfin câest ainsi quâon la personnifie
Comme les idées des ruminants
qui ruminent leur "pansées"
Le sang au jour est rouge comme la rose
Comme le cĆur⊠qui bat
Comme le vin qui grise
Comme le feu au carrefour
Comme le carton dâun mauvais tacle
MaisâŠquelle est la couleur de lâamour ??
kb...prismatique
mardi, février 20, 2007
L'enKBlé
Chers internautes, excroissances molles et autres bizarreries de la toile, jâai, par un heureux hasard, retrouvĂ© ce rescapĂ© dâune pĂ©riode prolifique oĂč le verbe se vouait corzĂ© Ăąme (ah bon ? ya une faute ??) Ă la rhĂ©torique oiseuse certes, mais non moins porteuse dâune sincĂ©ritĂ© franche (vous savez maintenant depuis lâtemps que jâaime plaire aux nasmes) dans lâexpression Ă©gotique de ce qui anime (dans le bien parlĂ©) la part rĂ©elle de notre illusion virtuelle (trouvez lâintrusâŠmais ne le chassez pas). Une sincĂ©ritĂ© taillĂ©e maison dans lâantagonisme de la particularitĂ© - ondoyante au vent - de notre sociĂ©tĂ© schizophrĂšne.
Merci donc Ă tata Loula qui dans son brunswick lointain rĂšgne en beautĂ© sur les vertes prairies oĂč nos emplumĂ©s ancĂȘtres ont inventĂ© cette tubercule Ă laquelle vous vous retrouverez bien souvent qualifiĂ©sâŠpatates ! (Câest chez elle, dans la transloulienne, que jâai retrouvĂ© la tubercule en questionâŠun post frayĂ© initialement dans ce prĂ©cambrien du net du pĂšre zizi : le forum du JH )
Chers internautes, furoncles purulents et autres créatures de la toile, je vous sers donc la purée:
Nous sommes parait-il Ă lâĂšre de la communication.
Pourtant, malgrĂ© les Ă©cheveaux de cĂąbles dĂ©roulĂ©s sur toute la planĂšte, la communication part en quenouille ! si les satellites permettent Ă tout moment de sâĂ©tourdir aux bavardages numĂ©riques dâun Ă©cran scintillant, ils laissent chacun dans lâattente dĂ©sespĂ©rĂ©e dâun souffle reliant, dâune parole signifiante. Nous restons lĂ orphelins de sens Ă nous laisser assiĂ©ger par des discours enflĂ©s et vides. Certains tentent de nous faire entendre cette implacable vĂ©ritĂ© et nous invitent Ă nous voir, clouĂ©s par nos rĂȘves de partage, rompus de dĂ©sirs. Ils nous proposent des rĂšgles de communication, de nouveaux modes relationnels. Mais trop souvent, dans une application sans cĆur, le stade du solfĂšge nâest pas dĂ©passĂ© et les sonates lĂ©gĂšres restent en exil.
Il nous a Ă©tĂ© donnĂ© Ă tous de rencontrer ces maçons du langage qui construisent des paroles infroissables, des paroles dallĂ©es de thĂ©ories, excĂ©dĂ©es de technique oĂč chaque mot suinte la rigueur de lâartifice.
Combien de ces propos savamment plĂątrĂ©s, lissĂ©s de neutralitĂ© Ă tout crin, nous ont laissĂ© lĂ , dans lâabĂźme de la distance, rĂ©signĂ©s...
N'y aurait-il que mutisme, rixe ou échafaudage factice ?...
Pour certains, apprendre Ă communiquer, câest apprendre Ă traverser le fossĂ©, Ă nier le terrible vide qui signifie lâinaccessibilitĂ© de lâautre. tout parle de rapprochement, dâeffacement des distances, de solidaritĂ©, mais tout confirme par ce mĂȘme propos, cette vision erronĂ©e que toute est sĂ©parĂ©.
« le fait est la diffĂ©rence, non la sĂ©paration », affirmais Swamiji (un copain indien) . Lorsque la main gauche est brĂ»lĂ©e et que la main droite y passe un onguent, est-elle gĂ©nĂ©reuse Ă lâĂ©gard de cette autre main ? non, bien sĂ»r, puisquâil sâagit du mĂȘme corps !
et si je parvenais Ă voir lâautre comme une continuitĂ© de moi-mĂȘme dans son altĂ©ritĂ© ?...
je rĂȘve dâun monde oĂč chaque respiration serait la trame dâun lien, chaque regard la lumiĂšre tout entiĂšre dans son mystĂšre particulier, chaque bouche comme une boucle reliant lâinfinie variĂ©tĂ© de ĂȘtres.
Je rĂȘve dâun monde de communion oĂč la fraĂźcheur des mots serait caresse, oĂč le silence serait asile....et oĂč la confiance et non la certitude serait rĂšgle....
kb...le grand toron
mercredi, février 14, 2007
Je m'appelle Cook...James Cook...
« je mâappelleâŠCookâŠJames Cook » dit-il en mettant le pied sur lâĂźle. Il ne savait pas encore quâil Ă©tait cuit...
Câest drĂŽle maintenant que jây repense, petit (mais oui !!ça mâest arrivĂ© Ă moi aussi madame), jâavais toujours imaginĂ© derriĂšre le nom « Almanach » un animal fabuleux du genre mammouth.
Mais il est vrai que si aussi bien du nom que du petit calendrier Ă©manait une idĂ©ation Ă la rĂ©sonance « petite » du contenant, le contenu rĂ©sonnait quant Ă lui paradoxalement dans le grand et ainsi je me dĂ©lectais du grand nombre dâinformations enfermĂ©es dans les feuillets du petit calendrier façon sandwich de lâalmanach des P.T.TâŠeh oui nos PTT avaient encore un almanach dans les annĂ©es 70.
Ce qui mâa fait rappeler cette douce pĂ©riode ? (Câest tout de mĂȘme bizarre que lâon soit arrivĂ© Ă considĂ©rer cette pĂ©riode de « plomb » comme douceâŠun tour de la lorgnette du tempsâŠĂ moins que lâon ait pris un mauvais chemin question dĂ©veloppement) sans doute la faim (jâĂ©cris ce billet Ă midi) ou encore le fait dâavoir Ă©voquĂ© le mot « sandwich », mais sĂ»rement pas la saint Valentin car je nâai pas pour habitude dâattendre le 14 fĂ©vrier pour tĂ©moigner mon amour aux gens et aux choses que jâaime.
Tiens ! Et puisque on y est Ă ce 14 fĂ©vrier, laissez moi vous rappeler que ce mĂȘme jour de lâannĂ©e 1779, James Cook, un illustre explorateur (fallait le faire⊠sans Internet en plus!) fut assassinĂ© par les indigĂšnes des Ăźles Sandwich qui ne connaissant sĂ»rement pas encore St Valentin, en firent un « encas »âŠautre anthropophage façon de tĂ©moigner lâamour dans la symbiose de la notoriĂ©tĂ© du nom et de lâart culinaire. Comme quoi certains portent le nom de leur fin comme une croix sur laquelle les impies se dĂ©pĂȘchent de les crucifier en hommage Ă leur faim.
Il aurait mieux fait de sâappeler Bond ce jour lĂ âŠ.
mardi, février 13, 2007
The End....eeeeh oui !

« Auto éjection dans 3 minutes⊠»
La mort « lente » câest pour les poux âŠdisait ma concierge qui â histoire de rester dans lâinsecticide- consumait son « forfait » vie dans le paradoxe dâune eau de vie douteuse quâelle distillait dans sa piaule au venin de son ruminage accompagnant le bouillage de tubercules que je nâai jamais rĂ©ussi Ă identifier.
Elle devait sĂ»rement avoir une araignĂ©e dans lâplafondâŠ
Tiens ! MĂȘme quâune fois, dans un Ă©lan de gĂ©nĂ©rositĂ© Ă 3 g Ă©thylique, elle mâoffrit un flacon de son Ă©lixir baptisĂ© « lâassez tonne » qui de tout son tonnage dâune expĂ©rience concentrĂ©e dans lâĂ©lixir bleuĂątre, rĂ©ussit lĂ oĂč dâautres produits chĂšrement payĂ©s se cassĂšrent le nez Ă me satisfaire sur le dĂ©capage de mes boiseries. En un quart dâheure les boiseries furent dĂ©capĂ©es Ă blanc et lâassez tonne, malgrĂ© son pesant nom, mâavait rendu lĂ©ger comme une plume au point de me donner envie de prendre mon envol du balconâŠ
« Auto Ă©jection dans 1 minuteâŠ. »
Câest vrai que la mort lente câest pour les poux ! Et comme je ne suis ni poux ni lente je nâai pas envie de finir lamentablement Ă©crasĂ© sur la toile par le gros doigt pesant dâun moteur de recherche. Je ne veux pas finir agonisant ni googelisant lamentablement sur une plateforme cybernĂ©tique.
« Auto éjection imminente⊠»
Je mâen vais donc appuyer sur le bouton « eject » et laisser le vaisseau « roquinerie » Ă la dĂ©rive trainant mon Ă©pitapheâŠ
« ci-ne gira jamais kb, slider Ă©garĂ© au fil des comm parti Ă la recherche de sa vĂ©ritĂ© ou de son mensongeâŠcâest au choix »
« Auto éjection »
Aaaaaaaaaaaaaaah
Clic !
Fin de lâĂ©pisode roquinerien
lundi, février 12, 2007
In vitro

In vitro » me dis-jeâŠ
Et sur la peau en souvenir, acerbe, le frisson parcouru dâun ton alarmant et alarmiste des articles lus sur ma mort prochaine et celle de mes semblables.
Bloggeurs sommes nous en passe dâĂȘtre ! Un bien grand mot pour un si petit mal. Cohortes brinquebalant leurs fanions, parcourant les dĂ©serts cybernĂ©tiques pour une ultime charge, tels les 70 000 dâIspahan suivant le charlatan.
Oui messieurs dames, je suis bloggeur que la mort en suspens ne saurait faire taire. PiĂštre chevalier du rien je fis mon royaume du nĂ©ant. Le verbe est mon Ă©pĂ©e el lâonde hertzienne mon destrier tatouĂ© au ranch dâ I.A.M
« In vitro » dans un busâŠ
- « Je suis bloggeur madame » rĂ©pĂ©tais-je Ă cette dame terne assise en face de moi. Pour toute rĂ©ponse elle se dĂ©pĂȘcha de rapprocher son rejeton morveux et difforme acquis sur le champ de lâalter Ă©galitĂ©, bataille mille fois perdue Ă la sueur dâune cuisse dĂ©faite par les assauts rustres du mĂąle et du temps. Elle serra trĂšs fort dans ses bras sa dĂ©sormais unique raison dâĂȘtre en me jetant des regards qui ne laissaient aucun doute sur sa perception de mon Ă©quilibre mental.
Mon regard se fit sans doute douloureuxâŠĂ©jaculant une compassion intense envers ce quâelle ne devinait mĂȘme pas de son ĂȘtre ni ce quâelle reprĂ©sentait pour ses semblables.
« je suis bloggeurâŠet je vous comprend » lui renchĂ©ri-je provoquant lâaffolement total dans ses repĂšres conditionnĂ©s Ă la norme « incertitude »
Elle descendit Ă la station suivante, sĂ»rement bien avant sa destinationâŠ
Elle se croyait hors danger ne rĂ©alisant mĂȘme pas quâelle venait de retrouver, avec soulagement, toute lâincertitude de son ĂȘtre. Le trottoir la transportait loin de mon regard en brinquebalant lugubrement jusquâĂ lâavaler au dĂ©tour dâune rue anonyme.
Une autre dame qui lui ressemblait avait pris sa placeâŠelles se ressemblent toutes dâailleurs⊠à un rejeton prĂšs
« Je suis bloggeur luis dis-je »âŠ
« in vitro »
Chacune dans sa bulle
Arpentait les chemins
Dâune vie futile
Sans lâillusion dâun lendemainâŠ
Si ce nâest leur progĂ©nitureâŠ
kb...hors bulle
ps: Si vous vous baladez sur la toile, vous ne manquerez pas de trouver un peu partout des articles alarmants et alarmistes sur la fin probable de la blogosphÚre, minée « in vitro » par son propre succÚs.
jeudi, février 08, 2007
le proverbe du jour

"la caravane n'est pas passĂ©e ce matin, mais ces cons de chiens ont aboyĂ© quand mĂȘme"
li kb
Libellés : comme dirait l'autre
mardi, février 06, 2007
mardi, janvier 30, 2007
jeudi, janvier 25, 2007
mardi, janvier 23, 2007
l'héroïque fantaisie

Henry becque
En matiĂšre de politique, et mĂȘme plus gĂ©nĂ©ralement, sĂ©parer le monde en Ă©lite et peuple, nous ramĂšne Ă©videmment Ă de vieux stĂ©rĂ©otypes qu'il serait prĂ©fĂ©rable de dĂ©passer.
Je dis prĂ©fĂ©rable mais encore faut-il en avoir, et la conscience pour, et la volontĂ© de le faire. Nul doute que lâĂ©lite discriminante ne brandit le prĂ©texte du populisme que pour dissimuler la progression de cette nouvelle sĂ©grĂ©gation qu'elle voudrait nous faire croire lĂ©gitime et dans ce cas, il vaut mieux alors revenir Ă ces vieux stĂ©rĂ©otypes, arpentant ainsi le versant positif du« rĂ©actionnaire ».
Si lâon possĂšde encore une petite once de « jugement » non encore formatĂ© par ce liquĂ©facteur de bulbe quâest la tĂ©lĂ©vision, on se rendrait inĂ©luctablement compte que le monde Ă bien changĂ©, amenant le politiquement correct Ă se jouer sur une gamme de sons un tantinet plus sournoise, exploitant Ă outrance ce besoin dâidentification de lâhomme aux hĂ©ros.
Si lâon mesure donc la hauteur de conscience dâune sociĂ©tĂ© Ă lâaune du caractĂšre de ses hĂ©ros, on ne pourrait sâempĂȘcher de faire le dĂ©plorable constat du dĂ©sastre sociĂ©tal mis en Ćuvre sous couvert de lâonde porteuse appelĂ©e dĂ©mocratie.
Si Les hĂ©ros de la GrĂšce archaĂŻque Ă l'image dâHercule ou dâUlysse, Ă©taient courageux voire tĂ©mĂ©raires, ils nâen nâĂ©taient pas moins avides, roublards, menteurs, violents et sans pitiĂ©.
Aujourdâhui, et beaucoup plus dans les sociĂ©tĂ©s occidentales, c'est la tĂ©lĂ©vision qui crĂ©e nos nouveaux hĂ©ros. Nous les appelons Ă©lite ou cĂ©lĂ©britĂ©. Tant que le marchĂ© nâavait pas encore main basse sur lâiconolĂątrie Ă domicile cela pouvait encore aller et ainsi des icĂŽnes telles que lâabbĂ© pierre ou sĆur TĂ©rĂ©sa remportaient donc haut la main les suffrages dĂ©diĂ©s Ă la personnification de lâhĂ©roĂŻsme.
Dans les sociĂ©tĂ©s tiers-mondistes, favorisĂ©es par un terrain peu propice Ă la dĂ©mocratie, les choses furent moins complexes, la tĂ©lĂ©vision ayant Ă©tĂ© utilisĂ©e dâemblĂ©e comme outil dĂ©magogique imposant une ligne Ă©ditoriale « stalinienne » dans lâiconographie. Il nây avait donc nul autre hĂ©ros que le « pouvoir » bienfaiteur par essence (dont certains par naissance mĂȘme) amenant ainsi le dĂ©veloppement culturel, et la pensĂ©e en gĂ©nĂ©ral, Ă stagner dans les sous strates de la mĂ©diocritĂ©.
Mais voila, Ă partir du moment oĂč le marchĂ© a achetĂ© le milieu mĂ©diatique, nous n'avons plus entendu parler de lâiconographie altruiste basĂ©e sur lâĆcumĂ©nisme dâun universalisme porteur de bontĂ© et de gĂ©nĂ©rositĂ©. Les marchands ont tout simplement Ă©cartĂ© les icĂŽnes altruistes, au profit de symboles plus rentables amenant ainsi un hĂ©roĂŻsme lucratif Ă battre le haut du pavĂ©.
Câest sans nul doute ce phĂ©nomĂšne qui amena en occident des stars de la tĂ©lĂ©vision Ă convoiter la gouvernance, quoique le choix se porte toujours vers les icĂŽnes les plus Ă©thiques et les plus universelles telles que Nicolas hulot derniĂšrement, pour lâexemple en France, ou encore Zidane et coluche, alors quâaux Ă©tats unis lâiconographie se porte plus dans le genre « charge de cavalerie » façon star trek (audimat oblige) pour sauver le monde, ce qui ne manque pas dâavoir des retombĂ©es beaucoup plus sournoises.
Du cĂŽtĂ© tiers monde, lâiconographie, enclavĂ©e dans la figure de proue du « guide de la nation », tend vers le dĂ©suet dâune image jaunie. IcĂŽne dâautant plus lassante quâelle a pris un sacrĂ© coup de sape de la part des medias des pays Ă©mergeant qui repositionnent leur image â par contraste- a ses dĂ©pens.
Nos gouvernants, ayant toujours une longueur de retard dans leur adaptation aux involutions que subit le monde, ne se sont aperçu quâaprĂšs coup de tout le nĂ©faste du monopole de lâiconographie et que dans le faux théùtre du conflit civilisationnel, ils portent en fait la casquette du mĂ©chant.
Ainsi des tentatives sont faites pour redonner Ă lâicĂŽne sa correspondance Ă lâexpression populaire majoritaire, son Ă©touffement lui ayant donnĂ© auparavant une Ă©volution autant dangereuse quâincontrĂŽlable.
Au Maroc, pour lâexemple, une timide ouverture a tentĂ© de repositionner lâimage de Nass el ghiwane(lire ici) ou encore, trĂšs maladroitement et faute de hĂ©ros contemporains, la rĂ© investiture dâun hĂ©roĂŻsme douteux sous les traits du marĂ©chal amezziane (lire ici)
Toujours est-il que dans lâantagonisme iconographique mondial opposant « goldorak » Ă un benladden façon « iznogoud » le combat reste trĂšs inĂ©gal sinon ce trait commun qui fait que des deux cĂŽtĂ©s si les procĂ©dĂ©s diffĂšrent lâĂ©lite reste par contre de la «canaille ».
kb...le hérault
lundi, janvier 22, 2007
JournĂ©e de pĂȘche
LundiâŠJour de reprĂ©sailles oĂč la mauvaise humeur coulĂ©e dans le bronze de lâinsulte tire sur tout ce qui bouge
Deep impact !
Mon Outlook patine. Le cafĂ© est ratĂ© me rappelant les granges brĂ»lĂ©es amenant lâenvie dans la plage incendiaire
Je fulmine donc, le col 45 de mes cordes vocales armé sur « FIRE »
JâhĂ©site entre me tirer une balle et faire un carton sur le poisson rouge dans son bocal (mon chef dans son box en verre)
Yahoo mâinforme que Dieu vient de libĂ©rer un poste dans son agence de recrutement française. LâabbĂ© Pierre sâest fait tombale. Lâhomme Ă©tait bon et les SDF, qui ont perdus leur plus fervent dĂ©fenseur, se conjuguent maintenant au carrĂ©
SDF2 : Sans Domicile FixeâŠSauf Dans la Foi
La bontĂ©, fusse-t-elle drapĂ©e dâun turban dâune kippah ou dâune soutane, Ă toujours eu lâheur de mâapaiser
Mais voila quâil se met Ă pousser un aileron au petit poisson dans son bocal qui se met Ă frĂ©tiller dangereusement ramenant les aiguilles de mon regard dans la couleur hĂ©moglobine
La mort nâa sans doute pas fini de frapperâŠ
Jâai une grande envie de mâfarcir un poissonâŠen hommage aux morts
kb...le mors aux dents
mardi, janvier 09, 2007
Sliders

histoire de bien commencer l'année...et c"est la faute à leblase avec ses questions existentialistes !))
« Le temps est leurre » me suis-je dis cette annĂ©e avec la ferme rĂ©solution dâen mesurer lâeffet aux gonds du nouvel an...
A poil donc, chrono dans une main, thermomĂštre numĂ©rique plantĂ© bien profond dans le derche, sonde encĂ©phalographique couronnant ma tĂȘte, miroirs placĂ©s latĂ©ralement en dessous et au dessus de la zone spatiotemporelle occupĂ©e par ma petite personne (enfin pas si petite que ça..), lampe stroboscopique en action, sismographe parĂ©, enregistreur Ă ultrasons sur « on », le chien Ă mes pieds la tĂȘte dans un billot les paupiĂšres agrafĂ©es en position ouverte et deux cales dans les naseaux, ventouses de lâĂ©lectrocardiogramme bien ensuçées sur ma poitrine fraĂźchement rasĂ©e( et tant pis si ça rappelle sa pĂ©riode gouine Ă ma compagne), le tout reliĂ© par un enchevĂȘtrement de cĂąbles Ă mon PC oĂč un logiciel piratĂ© sur un site de la NASA par un copain de « cover street » (derb ghallef pour les connaisseurs) Ă©tait prĂȘt Ă analyser sous toutes les coutures chaque variation spatio-biologico-temporelle aussi infinitĂ©simale fusse-t-elle, jâattendais de pied ferme et la chair de poule, le sacro saint passage du tĂ©moin temporel
SâĂ©grĂšnent les minutes...
Le temps fait lâheure que la minute seconde...(je mâĂ©pate moi-mĂȘme parfois...et câest pas du panzanni)
Un pâtit coup dâĆil sur la glace...on aurait dit Shiva avec ses colliers et bracelets. Le chien, malgrĂ© son inconfortable position se retenait de pouffer de rire...lâenfoirĂ© de canin...perdait rien pour attendre.
« Gare ta gueule Ă la prochaine annĂ©e » fut ma derniĂšre pensĂ©e canine de lâannĂ©e moribonde. Je fermais hermĂ©tiquement les volets de ma conscience coupant le jus de mes batteries neuronales alimentant le rĂ©seau « intempestif » de ma vieille arriĂšre cervelle qui sâarrĂȘta aprĂšs un dernier grĂ©sillement synaptique. « quel con ! » fut la derniĂšre vacherie quâelle trouva encore la force de me balancer...
Je nâĂ©tais plus quâoreilles (quel Ăąne...hi hi hi...)
Jâappuyai mentalement un peu plus fort sur le bouton « off » de lâalimentation du rĂ©seau ruant...
Le temps fait lâheurtâŠdu marteau de la pendule sur la cloche dâairain retentissant au loin du premier coup de minuit.
Silence absolu jusque dans le plus petit recoin de ma conscience parabolique Ă lâĂ©coute de la plĂ©nitude de lâunivers, les yeux exorbitĂ©s fixant lâĂ©cran amorphe de mon PC.
Travelling arriĂšre...rapide
Et le temps se suspend...plus rien ne bouge...comme dans matrix...
Une douleur dans lâabdomen...
Le deuxiÚme coup résonna distordu au ralenti
Travelling avant...trĂšs rapide...comme dans matrix...le retourâŠjusquâau gros plan sur le bout de la sonde se dĂ©sopilant dans mon rectum.
Lâindicateur de tempĂ©rature bouge dâun degrĂ©
Puis dâun autre...
La douleur se fait lancinante se dĂ©plaçant vers le bas-ventre. Coup dâĆil rapide sur le miroir. Rien nâa bougĂ© sous lâintermittence stroboscopique.
Un autre coup de gong...merde ! jâavais perdu le compte...la tempĂ©rature continue de monter...
May.Day...May.Day...May.Day (je sais on Ă©tait en dĂ©cembre mais le jour secours est fixe lui) appelai-je en renfort le rĂ©seau intempestif. JâĂ©tais toute conscience dehors Ă sonder lâespace temps. Il me fallait retrouver lâintĂ©rieur.
- « voila voila ! » nasilla lâintempestif « tu croyais pouvoir conduire tout seul pâtit con...voila jâai branchĂ© Ă plein rĂ©gime la colonne centrale »
Je dĂ©valai Ă la vitesse lumiĂšre la moelle Ă©piniĂšre dĂ©barquant en fanfare dans le rĂ©seau nerveux rectal espĂ©rant trouver cette preuve de lâĂ©nigmatique basculement du temps...
Horreur !
Seule une grosse bulle de gaz Ă©tat en train de dĂ©valer les pentes abruptes de mon colon. Je sonnais la retraite au dernier coup de minuit mais trop tard. La secousse tellurique me projeta au dehors en mĂȘme temps que les coups de klaxon dans la rue et je regagnai lentement mes sens, au rythme de la dissipation du nuage nausĂ©abond, via mes narines. Mon corps resta inerte durant cette brĂšve phase. Une fois calfeutrĂ© dans le fauteuil de la salle de commande centrale je consultai lâenregistreur intĂ©grĂ© du rĂ©seau intempestif qui affichait le premier message de la nouvelle annĂ©e.
-« pâtit con ! je tâavais dis dâĂ©viter les restes de fayots...va falloir maintenant attendre 365 jours pour renouveler lâexpĂ©rience !!! »
Je rebranchai le regard : gros plan sur la face du canin aux naseaux dilatĂ©s qui avait soufflĂ© ses cales sous lâeffet du gondolage qui fendait sa poire...lâenflure glapissait de rire en remuant la queue...
00h 03 indiquait ma montre
Je pris donc ma premiĂšre rĂ©solution de lâannĂ©e 2007 : je ferai piquer ce maudit clebs...et jâemmerde Bardot...
kb...aux charniĂšres du temps
lundi, janvier 08, 2007
Silence! je tourne....en rond

Je tourne en rondâŠ
Pas dans ma tĂȘte mais pour de vrai. Depuis une heure jâarpente la rue des bleuets qui fait un arc de cercle pour recouper la rue des violettes.
Je tourne en rond donc, mais ça vous le saviez dĂ©jĂ nâest-ce pas ? Pour preuve je viens de vous le dire Ă lâinstant, deux lignes plus haut. A chaque passage devant « moul azzari3a » (traduit littĂ©ralement ça donne « propriĂ©taire et maĂźtre des pĂ©pites » ) je me taxe de 2 dh en contre partie dâune Harlboro « dĂ©tail » (le H câest juste pour quâon ne mâaccuse pas de faire de la pub) venant ainsi timbrer la fiscalitĂ© imposĂ©e par mon subconscient sur ma consumation (en fumĂ©e) et consommation (en fumiste) du temps perdu Ă tourner en rond.
Je tourne en rond, nâayant jamais rĂ©ussi Ă comprendre notre aliĂ©nation culturelle Ă qualifier dans lâabsolue appartenance certains commerces et certains mĂ©tiers jugĂ©s petitsâŠtrĂšs subjectivement sans doute.
Je mâarrĂȘte une Ă©niĂšme fois devant la petite Ă©choppe du maĂźtre incontestĂ© de la pĂ©pite pour acheter une Ă©niĂšme cigarette. Je trouvai que le zigue avait pris un coup de vieux depuis mon prĂ©cĂ©dent passageâŠune impression sans douteâŠen surimpression de mon tourne en rond.
Je tourne en rond⊠« Encore !! » me direz vous. Oui ! Vous rĂ©pondrai-je pour rondement garder la tournure, me remĂ©morant quâĂ chaque passage du prĂ©posĂ© au relevage des compteurs Ă©lectriques de la maison celui-ci rĂ©pondait immanquablement au kicĂ© ? de sa sonnerie : « moul ddou » (littĂ©ralement traduit : « le maĂźtre de la lumiĂšre »). Il est vrai que les voies du seigneur Ă©taient impĂ©nĂ©trables et que Dieu avait de bien singuliĂšres façons de se prĂ©senter Ă nousâŠmais de lĂ Ă venir en blouse bleue façon filiale lyonnaise des eaux câĂ©tait pousser trĂšs loin le sens de la filiation, quoique le prĂ©posĂ© aux compteurs du quartier sâappelait « jibril » (lâĂ©quivalent de Gabriel en arabe)âŠde quoi rester perplexe non ?? Alors vous comprendriez que je continuasse Ă tourner en rond !!
Je continue donc Ă tourner en rondâŠrepassage au niveau du pĂ©age. Tiens ! Le patron de la pĂ©pite avait rajeuni dâun coup. Lâeffet nicotine sans doute. « Pourquoi que tu ne tâachĂštes pas un paquet et que tâarrĂȘtes de tourner en rond mon vieux ! » me dis-je.
Connard de subconscientâŠfallait quâil me remue le couteau dans la plaie
« Ben ouais ! ArrĂȘte de tourner autour du potâŠtâes un fumeur mon vieux et tu le resteras toujours !! »
Bon lĂ je crois que ça ne tourne plus trĂšs rond dans ma tĂȘteâŠfallait faire un choix :
Continuer Ă tourner en rond pour ne pas fumerâŠou disons moins fumer, ou bien mâacheter un paquet, continuer Ă fumer donc et cesser de tourner en rond et autour du potâŠdâĂ©chappement
Entre temps jâavais dĂ©jĂ fait un autre tour
Et lĂ surprise : le big boss de la pĂ©pite Ă©tait une filleâŠtout aussi noiraude que le prĂ©cĂ©dent patron mais avec tous les attributs de sa conjugaison au fĂ©minin.
- « ton pĂšre est parti ? » que je lui fais tout bĂȘteâŠ
- « ouiâŠil y a trois ans dĂ©jĂ âŠun accident de vĂ©lo »
Je regardai tout con mes deux dirhams posĂ©s sur le verre me disant quâil y avait un truc qui ne tournait pas rond. Je fis deux pas en arriĂšre et regardai la plaque sur le mur..en haut Ă gauche.
Rue Al forat
La ronde sâarrĂȘta netâŠtrois quarts dâheure dĂ©jĂ que jâavais quittĂ© le quartier, mâarrĂȘtant Ă chaque marchand de pĂ©pitesâŠ.
- « deux chewing gum sâil vous plait » que je lui fais Ă©vasifâŠet de rajouter
- « jâaimais bien vĂŽtre papa⊠»
jeudi, décembre 21, 2006
Disons le "Nichan" !

Il est sans doute grand temps de rĂ©gler une bonne fois pour toute notre dichotomie sociale sâarticulant sur notre incapacitĂ© culturelle Ă apprĂ©hender le « droit » dans sa dimension humaine sans venir Ă chaque fois imposer un dictat idĂ©ologique par la voix « incontestable » de la dĂ©itĂ© et des diffĂ©rents « ISMES » religieux.
Si lâunicitĂ© de lâhomme est mise en Ă©vidence par la similitude de sa condition face au rouleau compresseur « mondialiste », lâunitĂ© du « religieux » semble plutĂŽt avoir du mal Ă prendre pied dans lâentendement des ouailles, chez qui elle sâinstalle Ă travers le prisme dâune vision culturelle pas toujours trĂšs saine ni dĂ©nuĂ© de stĂ©rĂ©otypes implantĂ©s dans un but primaire dâasservissement.
Voila quâune fois de plus, lâaberrance de cette dichotomie se manifeste par lâabsurde dâune condamnation faisant suite Ă une soit disant atteinte au sacrĂ©.
Driss ksikess et Sanae Elaji, le directeur de la publication « NICHANE » et la journaliste auteur dâun dossier sur les blagues marocaines, se voient menacĂ©s dâune peine pouvant aller de 3 ans Ă 5 ans de prison⊠et cela nâa pas lâair dâĂȘtre une blague puisque câest le premier ministre lui-mĂȘme qui Ă pris en main lâarrĂȘtĂ© dâinterdiction de la revue incriminĂ©e.
Jâai toujours cru, dâaprĂšs lâinterprĂ©tation « commune » des textes religieux que les dĂ©crets cĂ©lestes Ă©taient « centrĂ©es » sur lâhomme et sa relation au divin dans un but dâassurer le salut de son Ăąme Ă travers son « comportement » en sociĂ©tĂ©. Or il y a des actions, autres que les blagues, nettement plus prĂ©judiciables Ă lâintĂ©gritĂ© « juridique » de lâhomme et de son sacrĂ© et sur lesquelles personne des dĂ©fendeurs du sacrĂ© ne se prononce jamais...
Si la constitution marocaine sâappuie sur lâarticle 6 pour dĂ©crĂ©ter la religiositĂ© musulmane de lâĂ©tat elle nâen garantit pas moins la libertĂ© des cultes ainsi que la libertĂ© d'opinion et la libertĂ© d'expression sous toutes ses formes par lâarticle 9.
Dâun autre cĂŽtĂ© seule la royautĂ© jouit du statut de « sacralitĂ© » et « dâinviolabilitĂ© » par lâarticle 23 de la constitution alors que la sacralitĂ© de « DIEU » reste Ă lâĂ©tat de convention tacite dans le subconscient collectif et de ce fait reste non rĂ©gie par les articles de loi civile menant incontestablement le premier ministre Ă outrepasser ses droits en se prononçant « civilement » sur une affaire de religiositĂ© sur laquelle seul le souverain est « lĂ©galement » en mesure de pouvoir de se prononcer ( article 19).
Jâaurai bien aimĂ© que lâaffaire « annajat », par laquelle prĂšs de 30 000 honnĂȘtes ouailles se sont fait dĂ©plumĂ©s, eut trouvĂ© pareil engouement auprĂšs de notre primature. Jâaurai bien aimĂ© entendre crier Ă lâatteinte Ă la sacralitĂ© devant les dĂ©bits de boissons oĂč bon nombre de musulmans sâadonnent Ă lâart de la profanation en toute quiĂ©tude sous la garde mĂȘme dâun gardien de la paix surveillant lâentrĂ©e. Jâaurai bien voulu voir condamner un de ces tortionnaires des annĂ©es de plomb Ă qui tout le monde sâest vite dĂ©pĂȘchĂ© de donner lâabsolution, car apparemment notre systĂšme semble plus prompt Ă pardonner aux « assassins » quâaux blagueurs.
Jâaurai bien voulu que les pourvoyeurs de droit sâexprimant avec la voix de dieu sâinquiĂ©tassent un peu plus de la « sacralitĂ© » de lâhomme... Dieu, dans sa magnificence, Ă©tant largement capable de sâinquiĂ©ter de la sienneâŠet sĂ»rement avec plus de discernement.
kb...nichan
articles en références de la constitution marocaine
ARTICLE 6.
L'islam est la Religion de l'Etat qui garantit Ă tous le libre exercice des cultes.
ARTICLE 9.
La Constitution garantit Ă tous les citoyens: - la libertĂ© de circuler et de s'Ă©tablir dans toutes les parties du Royaume;- la libertĂ© d'opinion, la libertĂ© d'expression sous toutes ses formes et la libertĂ© de rĂ©union; - la libertĂ© d'association et la libertĂ© d'adhĂ©rer Ă toute organisation syndicale et politique de leur choix.Il ne peut ĂȘtre apportĂ© de limitation Ă l'exercice de ces libertĂ©s que par la loi.
ARTICLE19.
Le Roi, Amir Al Mouminine. ReprĂ©sentant SuprĂȘme de la Nation, Symbole de son unitĂ©, Garant de la pĂ©rennitĂ© et de la continuitĂ© de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertĂ©s des citoyens, groupes sociaux et collectivitĂ©s.Il garantit l'indĂ©pendance de la Nation et l'intĂ©gritĂ© territoriale du Royaume dans ses frontiĂšres authentiques.
ARTICLE 23.La personne du Roi est inviolable et sacrée.
mercredi, décembre 20, 2006
TĂȘte de con

Je nâai jamais vraiment su comment dĂ©finissait-on cet encĂ©phalique Ă©pithĂšte. Comme quoi de drĂŽles de questions prennent naissance dans lâesprit de lâhomme qui se rase devant un miroir de salle de bain.
Jâessayais dâaccorder le meilleur angle dâattaque de la lame de mon rasoir au plus mauvais angle de dĂ©fense de mon dru poil par une sĂ©rie de mimiques faisant japper, et pas du gauche (mon chien nâĂ©tant pas un boxer), mon horrible et lubrique canin, un rottweiler au regard dĂ©lurĂ© qui avait la fĂącheuse habitude de venir se mĂȘler de choses ne le regardant pas.
TantĂŽt je tendais le cou en sortant ma mĂąchoire infĂ©rieure vers lâavant faisant gĂ©mir le cabot en rĂ© mineur, tantĂŽt je rentrais ma basse mandibule arrachant un bĂ©mol au chien huant qui commençait Ă sĂ©rieusement me chauffer les oreilles.
- « tâes un gros con » que je fais au MĂ©dor !
- « wouah wouah wouah ! » quâil me rĂ©pond le pataudâŠet nul besoin de mâappeler tarzan pour deviner que le triple wouah en dĂ©codĂ© me renvoyait ma connerie en plein visage
Jâenvoyais valser mon pied dans ses miches Ă cet enfoirĂ© de clebsâŠmais la bĂȘte Ă©tait moins conne que je le prĂ©sumaisâŠĂ moins que ce ne fusse moi qui lâĂ©tait plus quâelle ne lâavait prĂ©sumĂ© elleâŠmâenfin, le con pas bĂȘte du tout (la bĂȘte pas conne du tout marche tout aussi bien lĂ ) rompit sur la gauche et mâarracha la jambe droite dâun coup de dents façon pince moi mon seigneur âŠje rĂȘve !! et sâen alla en tortillant du croupion, la moitiĂ© de mon bipĂšdisme entre ses dents
Je fis un garrot du cordon de mon peignoir et continuais Ă me raser en pestant contre ce maudit chien qui allait finir par mâavoirâŠpar morceaux en plusâŠjâallais encore ĂȘtre Ă la bourre au bureau et je me promis de lui enfoncer profond au chef mon moignon de jambe restante Ă la moindre petite remarque dĂ©sobligeanteâŠ
Quoi ?...vous ne me croyez pas ?? Je vous vois dâici avec vos yeux en soucoupes et votre bouche en cul dâpouleâŠ.mais oui câest ça !! Câest tout Ă fait ça la tĂȘte de con !!!!
kb...Ă ses heures chien
mercredi, décembre 13, 2006
Au pied de la lettre

RĂȘve dâantan. La mer se brisant sur les lames de la terre dĂ©montĂ©e en vagues floues de mon regard, plongeant jusque sous les galets glissantsâŠmon abĂźme. LĂ oĂč se gĂąte mon Ăąme, lĂ oĂč se gave mon drame si futile parfoisâŠ
Et je marcheâŠ
Jusque sur mes mots, le long du souvenir, en cordĂ©e mes tranches de vies tartinĂ©es Ă lâenvie mâaccrochant pour ne pas tomber
Et pourtant je mâen fousâŠ
Comme de la derniĂšre pluie qui tardera encore Ă venir. Câest pourtant lĂ que je suis nĂ©.
Et quand on NAĂT on ESTâŠla palissade certes
Mais quand on EST on se fait AVOIRâŠ
kb...les pieds sur les mots
vendredi, décembre 08, 2006
Excursion médiévale
En attendant de retrouver la verve « intellect » je vous avoue, histoire de faire plaisir Ă Imane qui mâa pris par les couilles (ben non pas pour de vrai !!! pardon de vous dĂ©cevoir mais câest juste une mĂ©taphore) pour que je ponde une note, que mes dĂ©buts sur Internet, comme la plupart des dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©s qui vous ressemblent (et ça câest pas une mĂ©taphore), je les ai fait dans les salons de tchatche.
Si le niveau intellectuel des discussions baguenaudait plus caha que cahin au ras des pĂąquerettes naines, se limitant le plus souvent Ă des borborygmes onomatopisĂ©s Ă lâextrĂȘme oĂč lâinsulte reprĂ©sentait le raffinement en matiĂšre de politesse, il nâen Ă©tait pas moins vrai que ces culs de basse fosse du net avaient ce don ubique (meuuh non câest pas un gros motâŠzâĂȘtes chiant de fois !!) de dĂ©velopper en parallĂšle et de maniĂšre considĂ©rable le sens de la rĂ©partie.
Hier me prit lâenvie subite (de cheval dirait ma glande prostatique) dâaller me remĂ©morer ces puĂ©rils instants oĂč je bataillais contre le nĂ©ant de mes tourne en ronds, prenant mon siĂšge (achetĂ© chez Ikea) pour un noble destrier et mon clavier, un dell Ă crosse en laiton, pour une lance de joute mĂ©diĂ©vale.
En voici le contageâŠsur les deux doigts de la main
Rose bonbon : bjr kb
Kb : bjr la rse en ce matin eh close et pardonnez moi en prose si vous tĂąter la couenne je nâose
Rose bonbon : waw ! un poĂšteâŠpuis pleins de pâtits cĆurs dessinĂ©s (note de lâauteurâŠcâest-Ă -dire moi : pâtin ça mâa toujours tuĂ© ces wawâŠĂ§a va encore si lâĂ©mettrice est fagotĂ© façon lolo Ferrari, bouche collagĂ©nĂ©e et tĂ©tons menaçant de faire craquer lâenceinteâŠon peut Ă la limite fermer les yeux ! mais quand elle se trouve ĂȘtre aussi plate quâun fax de la mairie vous rappelant que vous devez deux ans de taxe dâĂ©dilitĂ©, lĂ câest pas permis, mais alors pas du tout. De quoi vous dĂ©manger lâenvie froisseuse, celle qui nâa jamais autant prouvĂ© lâutilitĂ© de la corbeilleâŠet tant pis si on me traite de macho)
Kb : (voyant le genre je joue le jeuâŠĂ§ui du mufle qui chasse la mouflette) ASV pliiiize
Rose Bonbon : 26 female khouribga (dĂ©solĂ© Larbi âŠjâai vraiment pas fait exprĂšsâŠremarquez quâau passage la gourgandine Ă tout de mĂȘme fait un gros zeffort avec son « female »âŠĂ§a fait trĂšs faye donoway dans crameur contre cramĂ©e)
Kb : waw ! (PerfideâŠtrĂšs perfide mĂȘme) tu parles bien allemand dis donc (encore plus perfide)
Rose bonbon : jâadore les langues et les Ă©changes inter espĂšces (vâla que jĂ©tais une espĂšce maintenantâŠet si encore elle sous entendait « cunnilingus » mais mĂȘme pas, branchĂ©e en prise directe sur le premier degrĂ© la margoton)
Kb : (dans le summum de ma fĂ©lonerie) super ! Moi saussiâŠjâadore la langue de bĆuf (lançais-je ma lance tel dugesclin derriĂšre son heaume 17 pouces LCD)
Rose bonbon : beuuurk jâaime pas la langue de bĆuf, je prĂ©fĂšre la volaille
Kb : (bon ! je sais que vous aimez bien me lire mais lĂ câen Ă©tait trop, fallait absolument mettre court Ă la daube)
Ben moi je nâaime pas les oies ! (Et clic sur le bouton « quitter »)
Faut croire que je nâai plus ni la force ni le tempĂ©rament « cheval fou » pour ce genre dâexcursions
BesosâŠhistoire de promouvoir les langues Ă©trangĂšres
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