Je n’aurais jamais prévu qu’à notre âge, dans les conditions où nous sommes, nous soyons si intimement liés. Ce n’est pas l’amour de 20 ans, ce n’est pas celui de 40 ans, ce n’est pas celui de 60 ans. C’est un amour encore plus improbable et donc, en un sens, encore plus inspirant, nourricier. L’amour immortel de deux incurables.
Jean Allaire a été un donateur généreux pour l’Agora. Je l’ai rencontré personnellement à quelques reprises chez lui, à Laval. Il est venu à la maison aussi à quelques reprises. Il aimait faire des voyages dans une maison mobile. Mais ce qui m’étonne le plus en ce moment, c’est qu’on ne semble pas attacher beaucoup d’importance au rôle qu’il a joué avant le référendum de 1995. Je ne connais pas avec précision les raisons pour lesquelles il a quitté le Parti libéral.
Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Il a été professeur, directeur d’école, consultant, formateur de maîtres. Et tout au long de cette carrière, il a donné des conférences, écrit des articles, puis publié des livres. Si on devait nommer cinq personnes qui ont joué un rôle de premier plan au vingtième siècle en éducation au Québec, il ferait partie de cette liste.
Je ne connais rien d’aussi joyeux, texte et musique confondus, que l’hymne marquant la cérémonie du cierge éternel pendant la Veillée pascale. Ce qui a retenu mon attention cette année, c’est le rôle des abeilles dans cette symbolique si inspirante. On les évoque dans le texte. C’est le fruit de leur travail qui nourrit la lumière. Donnant déjà le sucre et la lumière naturelle aux autres vivants, elles leur donnent désormais aussi la lumière surnaturelle. Leur cire est le bûcher de l’Agneau Mystique.
Monsieur Jacques Dufresne invitait en 2017 la Fondation Humanitas pour les humanités gréco-latines au Québec à publier dans la Lettre de l’Agora une chronique sur les humanités gréco-latines. Hélas, notre fondation n’était pas à ce moment-là prête à saisir la généreuse offre de monsieur Dufresne. Depuis, la situation ayant changé, le dieu Kairos, la divinité du bon moment, nous ayant visités, nous saisissons l’occasion qui nous est de nouveau offerte.
Peut-on vraiment comprendre un auteur dont vingt-cinq siècles nous séparent? Le temps, ce grand dévoreur de toute chose, a-t-il aussi dévoré la substance du monde où vivait ce personnage singulier, rendant toute communication entre nous impossible par la disparition des réalités sociales, politiques et psychologiques dans lesquelles son existence s’est déroulée, et son œuvre s’est constituée?
Ce texte est la deuxième tranche d’un long exercice de réflexion sur l’allégorie de la caverne de Platon. La première tranche porte sur le contexte littéraire du texte bien connu, soit la dimension politique de la vie. Cette deuxième porte sur l’allégorie elle-même.
Pour Frédéric Martel, auteur de l'ouvrage polémique Occidents, l’idéalisme anti-occidental cache surtout de misérables intérêts personnels : appât du gain, désir de domination, de jouissance sexuelle, etc. Martel est foncièrement individualiste. Soit on assume l’individualisme général avec l’État de droit pluraliste, et alors on favorise l’intérêt général. On ne peut dépasser l’égoïsme individuel qu’en l’assumant franchement. Soit on rejette la démocratie pour faire passer l’intérêt privé avant l’intérêt général. Il faudra alors recouvrir l’intérêt privé de grandes causes, soit la nation, le communisme ou une religion.
Ce texte est paru d'abord sur le blogue de Georges-Rémy Fortin.
Né en 1940 en Allemagne, il émigre au Canada en 1969 ou il devient professeur de littératures française et québécoise au Cégep de Rosemont. Une partie importante de son œuvre cherche à comprendre le passage historique et symbolique du Canada français au Québec moderne, à travers le cinéma notamment. Spécialiste de l'oeuvre d'Edgar Morin, dont il est un ami proche, il participe à l'édition du recueil de textes du philosophe français sur le thème de la Complexité humaine (Flammarion, 1994).
Poète, romancier, essayiste et agriculteur, il est tour à tour présenté comme écologiste, agrarien, chrétien, pacifiste, critique du capitalisme industriel ou adversaire de la démesure technologique. Wendell Berry appartient à cette espèce devenue rare d’écrivains que chacun semble pouvoir revendiquer sans jamais parvenir à se les approprier tout à fait.
Notre ami Émile est mort le 25 juin dernier à 91 ans. Il a été professeur, directeur d’école, consultant, formateur de maîtres. Et tout au long de cette carrière, il a donné des conférences, écrit des articles, puis publié des livres. Si on devait nommer cinq personnes qui ont joué un rôle de premier plan au vingtième siècle en éducation au Québec, il ferait partie de cette liste.
Jean Allaire a été un donateur généreux pour l’Agora. Je l’ai rencontré personnellement à quelques reprises chez lui, à Laval. Il est venu à la maison aussi à quelques reprises. Il aimait faire des voyages dans une maison mobile. Mais ce qui m’étonne le plus en ce moment, c’est qu’on ne semble pas attacher beaucoup d’importance au rôle qu’il a joué avant le référendum de 1995. Je ne connais pas avec précision les raisons pour lesquelles il a quitté le Parti libéral.